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    Bernardoni, bien dans ses pompes en croco

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    Bernardoni, bien dans ses pompes en croco

    9 avr. 2019

    > Nîmes - Rennes (19h)

    Prêté par Bordeaux à Nîmes, le gardien de but des Espoirs vit la plus belle saison de sa carrière. Rien d'étonnant, c'est la première fois qu'on lui fait confiance en Ligue 1... Mais il est tellement bien dans ses pompes dans le Gard qu'il se voit bien rester.

    Si l’équipe de France espoir s’est qualifiée pour la phase finale de l’Euro pour la première fois depuis 2006, en restant invaincue lors des éliminatoires (2 buts encaissés en 8 matchs) ; si le Nîmes Olympique pointe à la 11ème place du classement de Ligue 1 (avec un match en moins), Paul Bernardoni n’y est pas étranger. Le gardien de but de 21 ans, habitué au maillot bleu depuis qu’il a 16 ans (il est passé par toutes les sélections de jeunes), est une des révélations de l’année 2018. Il avait un point commun avec le regretté Emiliano Sala, de 7 ans son ainé : les Girondins de Bordeaux ne lui ont jamais fait confiance (dans la liste on pourrait aussi ajouter Gaëtan Laborde).

    Arrivé de Troyes en 2016, il ne joue que 7 matchs avant de rejoindre le banc, puis d’être prêté en Ligue 2 l’année suivante, au moment où le club préfère faire confiance à Benoit Costil, arrivé libre de Rennes. Un prêt fructueux (il est élu meilleur gardien de Ligue 2 au terme de la saison) d’où il reviendra plus fort… pour mieux repartir. Cette fois c’est au niveau du dessus, à Nîmes, que le gardien repéré par Troyes à l’âge de 16 ans à l’ESA Linas-Montlhéry (en banlieue parisienne) est prêté. Comme un lion en cage quand il n’est pas sur le terrain le week-end, Paul Bernardoni a sauté sur l’occasion comme un mort de faim. « Je l’ai toujours dit, je veux jouer et je veux continuer à engranger de l’expérience. Quand j’ai eu la proposition de Nîmes, mon choix a été vite fait ». Vite fait et bien fait. Avec Nîmes, il enchaine tout de suite les bonnes prestations et se met en évidence. Notamment face à Marseille lors de la 2ème journée (victoire 3-1) ou contre le PSG lors de la 4ème journée où il dégoutera longtemps les attaquants parisiens avant de voir son équipe craquer en fin de match (défaite 2-4).

    Objectif : Jeux Olympiques de Tokyo en 2020

    Une carrière qui commence fort pour le natif de la banlieue parisienne, grand espoir à son poste même s’il n’en a pas franchement la tête (il reconnaît lui même avec le sourire qu’il fait plus vieux que son âge). Un statut qui ne lui offre cependant aucune garantie de terminer un jour chez les A. Sur les 6 gardiens français sacrés champions du monde (Barthez, Lama et Charbonnier et 1998 ; Lloris, Mandanda et Aréola en 2018), Alphonse Aréola est le seul à avoir réellement joué en espoirs (9 fois). Hugo Lloris compte une seule petite sélection avec les moins de 21 ans (c’était le 10 octobre 2018, après il passera directement avec les A), alors que tous les autres ne sont jamais passés par la case espoir. « Les A ? Honnêtement, c’est loin. C’est très très loin, expliquait-il en début de saison à nos confrères de Foot Mercato. Je préfère gravir les échelons en club, grandir tranquillement. Et puis il y a l’Euro et peut-être les JO à jouer, donc ça fait beaucoup d’objectifs. Il y aussi du monde devant… ». Du monde et pas que des pré retraités. Si Lloris aura 32 ans le 26 décembre et que Mandanda a eu 33 ans au mois de mars, derrière, Aréola n’en a que 25 et Lecomte 28. Autant dire qu’il faudra se battre pour prendre une place dans les 5 ou 6 prochaines années. Et pour ça, il faudra que Paul Bernardoni se fixe quelque part pour continuer à grandir. Pourquoi pas à Nîmes ? Si le prêt n’est pas officiellement associé à une option d’achat, rien n’empêchera les Crocodiles de solliciter un transfert. Une solution qui ne serait pas pour lui déplaire. Maintenant que le club est certain de se maintenir en Ligue 1, les discussions peuvent commencer. « C’est clair et net, la possibilité de rester à Nîmes est là, rappelait le gardien de but des Bleuets début mars à nos confrères du site objectif gard. Avec une ambition sportive : « jouer les Jeux Olympiques en 2020 à Tokyo ». Pour se qualifier, les Bleuets devront terminer dans le dernier carré de l’Euro, en juin prochain en Italie. Mais le meilleur moyen de rester compétitif, c’est de continuer à enchainer les grandes performances avec Nîmes.


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