En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

Ecrivez sur votre club L'actualité de votre club
    Bernat, des insultes d'Hoeness à la sélection espagnole...

    Qual. EURO 2020

    Actus

    Qual. EURO 2020

    Bernat, des insultes d'Hoeness à la sélection espagnole...

    13 oct. 2019

    Arrivé dans le scepticisme le plus total il y a un peu plus d'un an, jusqu'à provoquer les insultes du président du Bayern, Juan Bernat est reconnu aujourd'hui comme un des meilleurs arrières gauches d'Europe. Comme l'atteste sa sélection avec l'Espagne.

    Flash back : nous sommes le 30 août 2018. A quelques heures de la fermeture du marché des transferts, le PSG annonce que Juan Bernat va passer sa visite médicale à Paris avant un transfert en provenance du Bayern Munich pour une somme estimée à environ 15 millions d’euros (elle sera finalement ramenée à 5 millions). Le petit latéral gauche espagnol de 25 ans est préféré à Felip Luis (Atlteico de Madrid), autre piste suivie par le club de la capitale.

    Le transfert arrivé en toute fin de mercato apparaît très vite comme un choix par défaut. A part sa première saison au Bayern, où il est arrivé en 2014 en provenance de Valence, l’international espagnol (7 sélections) ne s’est jamais franchement imposé en Bavière. Pire : lors de sa dernière saison, il n’apparaît qu’à 11 reprises en Bundesliga (+ 1 fois en C1) et véhicule l’image d’un joueur de seconde zone, incapable de confirmer les espoirs placés en lui. Une image qui n’est pas contredite par Uli Hoeness.

    Un mois et demi après son transfert, alors que les plus grands doutes sur le niveau du joueur entourent toujours son transfert, le président du Bayern enfonce le clou. « ça fait deux mois que j’entends qu’on a abandonné Bernat, qu’on me demande pourquoi le Bayern a vendu Bernat à Paris, s’emporte le dirigeant. Contre Séville, nous avons failli être éliminés et Bernat en aurait été le seul responsable. Ce jour-là, nous avons décidé de le vendre ». Des propos terribles sur lesquelles Hoeness reviendra quelques jours plus tard en présentant ses excuses.

    Décisif en C1 à Naples et contre Liverpool au Parc

    N’empêche que le mal est fait. Et ceux qui estiment que latéral gauche n’est pas fait pour le PSG s’en donnent à cœur joie. La moindre erreur du joueur recruté par Tuchel est utilisée pour le décrier… On oublie bien vite que c’est Guardiola qui est allé le chercher à Valence à l’époque où il entrainait le Bayern, après que l’Espagnol ait remporté dans la foulée l’Euro U17 puis l’Euro U19 avec l’Espagne...

    Il ne faudra pas attendre très longtemps pour voir les doutes se lever. S’il est encore sous le feu de la critique lors de la défaite du PSG à Liverpool lors du premier match de la phase de groupes (comme toute l’équipe du reste), le défenseur parisien trouve vite ses marques dans cette compétition et petit à petit prouve qu’il est bien le latéral gauche qui manquait à Paris. Sa disponibilité sur le côté gauche, sa technique hors-norme et sa qualité de centre en font rapidement une pièce maitresse du jeu parisien. Ses buts à Naples et contre Liverpool confirment qu’il a bien retrouvé son meilleur niveau. Celui qui lui avait valu d’être régulièrement appelé par Del Bosque, lors de la saison 2014/2015 (6 matchs, 1 but).

    Après une deuxième moitié de saison passée à bouger de poste en poste en raison des nombreuses blessures (il a rarement joué latéral gauche lors des deux derniers mois de la compétition, Juan Bernat est reparti sur de bonnes bases cette saison. Face au Real Madrid, le 18 septembre dernier (3-0) il réalise l’un de ses plus beaux matchs, avec à la clé deux passes décisives. « Peut-être le meilleur match de ma carrière face à un tel rival », déclare-t-il à nos confrères d’As.

    Début octobre, il est de nouveau appelé en sélection pour les matchs contre la Norvège et la Suède comptant pour les éliminatoires de l’Euro 2020. En l’absence de Jordi Alba (Barcelone), il a même débuté le match en Norvège (1-1) et devrait encore jouer mardi en Suède.

    Une juste récompense pour celui qui est désormais cité parmi les meilleurs latéraux d'Europe, rappelant, 5 ans après, que Giardiola se trompe rarement dans ses choix...


    Vous avez aimé cet article ? Faites-le savoir !


    Votre article dans

    Ecrivez sur votre club