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    Coup de jeune sur l'OM

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    Coup de jeune sur l'OM

    19 juin 2019

    Ces pépites sur lesquelles doit miser l'OM...

    Surveillé de très près par le gendarme financier européen avec qui il vient de passer un accord très contraignant (et limitant ses possibilités de receuter), l’Olympique de Marseille doit s’ouvrir encore davantage aux jeunes et être performant dans sa politique de formation. Ça tombe bien, c’est un des axes de travail de Jacques-Henri Eyraud depuis son arrivée en 2016… (photo : Alexandre Philiponeau)

    Avant la publication du dernier classement des centres de formation français, l'OM ne faisait toujours pas partie des meilleurs de France mais, en 17ème position, il avait la satisfaction de poursuivre sa remontée ininterrompue depuis 2015 où la 23ème place le maintenait en deuxième division. 22ème en 2016, 20ème en 2017, ce retour dans l'élite d'un secteur qui a longtemps été le parent pauvre du club ne cesse de se confirmer et laissait espérer aux dirigeants un classement au de là de la 16ème place en 2019, un plafond atteint à deux reprises (2012 et 2013) depuis dix ans.

    Si cette hiérarchie ne dit pas tout du travail intense et en profondeur qui est effectué depuis trois ans à l'instigation du président Eyraud, conscient des enjeux comme rarement le furent ses prédécesseurs, elle est tout de même un bon point de repère pour estimer l'identité d'un club. Or, celle de l'OM n'est en rien associée à la formation et aux jeunes joueurs. Et quand on voit tout ce que peut espérer retirer un grand club européen du travail de ses éducateurs, à l'instar de l'Ajax Amsterdam et même du Barça ou du Real, on se dit qu'il y a tout à faire à Marseille. Et surtout de parvenir à former, ou recruter de jeunes prometteurs. Former, l'OM a toujours su faire, parvenant régulièrement à hisser en équipe professionnelle des Minots passés par son centre, de Nasri et des frères Ayew hier, à Lopez et Kamara aujourd'hui. Cette capacité à former des joueurs capables d'évoluer en L1 a toujours fait partie de l'ADN du club, et nombreux sont ceux qui en sont issus. Le problème de l'OM n'est pas là, il est dans sa capacité à former des joueurs pour jouer au Vélodrome et pas ailleurs. Ce que parviennent à faire des clubs comme Lyon, Montpellier Monaco ou Toulouse, et même le PSG, et qui explique en grande partie leur position avantageuse au classement des centres. « Ces clubs là, notamment Lyon qui parvient à jouer le haut du tableau tous les ans avec parfois la moitié de son équipe formée au club, ont un budget alloué au recrutement des meilleurs jeunes pour les intégrer à leur formation, témoigne Thomas Fernandez, qui fut directeur du centre marseillais pendant trois ans (2013-2016). A Marseille, quand j'y étais, je n'avais aucune visibilité sur le budget et il était difficile d'attirer les meilleurs sans moyens financiers et avec peu de chances de jouer en L1 eu égard à la politique générale du club. »

    Depuis son départ, et le recrutement... de recruteurs attitrés, sous la responsabilité de Zubizarreta, de son adjoint, Albert Valentin, et de l'ancien défenseur Sébastien Pérez, les choses évoluent positivement.

    Lihadji suivi par le Barça, l’OM va vite devoir se décider...

    Et l'OM de se positionner désormais sur deux tableaux, celui des plus jeunes, en préformation, comme Doukancié, Richecarde Richard (international U17), en 2017, ou Walid El Kalai (U15) tous les trois récupérés en région parisienne, et celui des plus âgés en post-formation (19-20 ans) comme lorsqu'ils vont chercher à Colomiers, en N2, l'attaquant Ayoub Ouhafsa (20 ans), pour lui proposer un contrat pro d'un an qui sera renouvelé malgré la grave blessure (ligaments croisés) dont il a été victime peu de temps après son arrivée. Entre les deux, les Minots s'appellent Alexandre Phliponeau (19 ans), international U19, capitaine et joueur le plus utilisé cette saison en N2, Isaac Lihadji (17 ans), Niels Nkounkou (18 ans), Ahmadou Dia (20 ans) et Nassim Ahmed (18 ans), tous en discussion pour signer leur premier contrat pro, ou Florian Chambrolle, pro depuis un an.

    L'un des plus prometteurs, Lihadji, ancien du FC Septêmes, couvé en U17 pour ne pas brûler les étapes, est l'objet de pas mal de convoitises de la part de Barcelone notamment, mais aussi de la Juve et de Salzbourg, ce qui va amener l'OM à se dévoiler dans un dossier qui marquera, ou pas, sa volonté de conserver ses meilleurs Minots le plus longtemps possible. « Car on ne peut pas regretter de ne pas avoir assez de joueurs en équipe première et ne pas tout faire pour garder ceux qui en ont le potentiel » insiste très justement ce dirigeant historique de l'association OM. Comme pour Kamara, McCourt va devoir faire un effort financier conséquent pour s'aligner sur les tarifs européens en la matière. Car son profil de dribbleur né plait beaucoup. La même problématique se pose avec le gardien international Ahmadou Dia. A 20 ans, titulaire en N2, il est suivi par Manchester United et Monaco et arrive en fin de contrat stagiaire. Seul un contrat pro, et une place de numéro 3, voire numéro 2, peut le retenir à Marseille. Dans un style à la Ngolo Kanté, Nassim Ahmed est un profil intéressant qui partira à l'issue de sa dernière année de stagiaire, en 2020, s'il n'a pas eu sa chance avec les pros, car beaucoup de formations anglaises le suivent et semblent prêtes à parier sur lui. Qu'en sera-t-il de Niels Nkounkou, celui que beaucoup d'observateurs imaginent déjà en successeur d'Amavi sur le flanc gauche de la défense tellement il est, à 18 ans, mature pour son âge. International U18 et U19, le Parisien éjecté par le centre de formation de Brest, est jugé supérieur à Rocchia, prêté cette saison en L2, dans l'intensité physique et le potentiel technique. Déjà appelé à plusieurs reprises par Garcia pour s'entraîner avec les pros, il est sous contrat jusqu'en 2020 et jouera son avenir la saison prochaine. Avec eux, Florian Chambrolle (21 ans), meilleur buteur de la N2 (9 buts), déjà pro, devrait prolonger jusqu'en 2022, dans la foulée d'un milieu offensif revenu cet hiver d'un prêt de six mois à Clermont, Yusuf Sari (21 ans), mais qui semble plus formaté pour des clubs de L2 ou de SüperLig eu égard à son statut d'international espoir... turc.

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