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    Des citoyens plus conscients, plus instruits, plus réalistes...

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    19 mars 2020

    La chronique de Robert Lafont (PDF Lafont Presse - Entreprendre

    Tous les soirs retrouvez Le journal du virus par Robert Lafont, PDG du groupe Lafont Presse. Un regard toujours pertinent sur la pandémie qui paralyse le monde.

    « Il vaut mieux être confiné qu’être con fini ! » ai-je écrit, avec un brin de facilité je le reconnais, à un ami, hier, qui, gentiment, m’a répondu que cela pouvait faire un titre ! Je vous en fais donc profiter parce que par les temps qui courent, tout ce qui contribue à nous faire rire ou sourire pour maintenir le moral des troupes en temps de « guerre » est bon à prendre. À ce propos, nos grands médias télévisuels en particulier s’escriment à faire de l’audience via les discours alarmistes ou réalistes, à l’instar des conférences de presse du Professeur Salomon retransmis tous les soirs en direct sur les 4 grandes chaînes d’info. Un besoin de transparence, certes, mais qu’il faudrait relativiser ou tempérer. Le « Jugement de Salomon » n’est pas forcément à prendre au pied de la lettre même s’il faut écouter les consignes à la lettre. Au-delà des mots, regardez son visage. S‘il s’est légèrement bouffi, le ton du Directeur de la Santé, est plus professionnel, moins hésitant qu‘au début de la pandémie. On remarque en revanche que la certitude des débuts a fait place à des interrogations imperceptibles. Derrière la litanie des chiffres et des évolutions, on perçoit comme un malaise. Oui l‘épidémie a été sous-estimée.

    Oui, on n’a pas bien mesuré le nombre de contaminés sans signes extérieurs de maladie. Là est la grande erreur. Faut-il blâmer pour autant nos responsables qui ont cru un peu trop vite à la version optimiste ? Sans doute ! Est-ce le moment de le faire ? Assurément non. En période d’extension massive du Covid, les temps sont à l’union nationale, au respect strict de toutes les consignes et à la coordination de toutes les bonnes volontés. Le recours aux moyens de l’armée est de ce point de vue une excellente nouvelle.

    La bataille se gagnera par la mise en place de tous nos moyens. Chaque minute perdue ne se rattrape pas. Et notre appareil étatique et administratif est formidable mais à condition qu’on arrive à le mettre  en ordre de marche. C‘est une autre histoire ! Un vrai paquebot ! Notre État n‘est pas une PME, cela se saurait, et nos dirigeants encore moins des patrons d‘entreprises habitués à être jugés aux résultats ! Cela se saurait et cela se verrait aussi.
    En pleine tempête, Il ne sert à rien de tomber à bras raccourcis sur nos dirigeants. Au mieux, peut-on leur dire d‘accélérer sans avoir peur des conséquences politiques, celles-ci n’ont plus d’importance. L’essentiel est de ne plus rechigner à prendre toutes les mesures, même les plus difficiles. La population y est prête désormais ! Face au péril, elle n’ignore pas que seule l‘urgence sanitaire commande.

    Télévision : un service public adapté

    Au niveau des médias télé, il serait temps que nos dirigeants fassent aussi preuve d‘initiative et d‘imagination pour vite adapter leurs programmes. C’est maintenant qu’on en a besoin, pas dans deux mois ! Penser aux familles qui vivent non pas à La Ferte Saint-Aubin ou la Clusaz mais dans un appartement confiné à Evry ou Villeurbanne ! N’est-t-il pas temps-là pour eux, pour nous tous, de renverser la table et de créer des émissions conseils visant à garder le moral, s‘occuper en famille, jouer à des jeux, instruire les petits et les grands, donner des exercices, bref maintenir ceux que le souhaitent dans un minimum d‘activités ludiques, instructives ou utiles. Je crois me souvenir qu‘il existe, dans notre beau pays, un service public de télévision, payé par les contribuables. Très bien. C‘est le moment pour sa Présidente, Madame Delphine Ernotte pour ne pas la citer, de montrer qu’elle a saisi le sens de sa mission. Et ce revirement sera bien plus utile que de supprimer toutes les émissions populaires comme celles de Patrick Sébastien qui (ce n’est qu’un exemple) par les temps actuels auraient été bien utiles pour nous mettre un peu de baume au cœur ! Certes, il reste MelodyTV mais tout le monde n’a pas Melody TV. Coïncidence étrange, Patrick Lelay, le grand patron du TF1 historique nous a quitté hier. Cela tombe bien, Madame la présidente, remplacez-le et avec la même veine ! Et on pourra parler de Service Public, comme nous le serinent à longueur de retransmissions sportives nos commentateurs en mal d’inspiration pour combler les temps morts…

    Il y aura un avant virus et aussi un après. Il est important qu‘on retrouve des citoyens plus conscients, plus instruits, plus réalistes, plus conscients d‘eux même et du temps qui passe, et finalement davantage à même de penser au monde, à l‘homme ou à la société. Si cette crise pouvait au moins servir à cela, elle aura peut être gravement contribué à l’évolution d‘une humanité qui, c‘est le moins qu‘on puisse dire, marchait, ces derniers années, collectivement ou individuellement, bien à côté des ses pompes. Servons-nous du virus pour muter ! Il vaut d‘ailleurs mieux que cela soit nous qui mutions plutôt que lui !


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