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    Di Maria, de second rôle à premier couteau

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    Di Maria, de second rôle à premier couteau

    19 janv. 2020

    > Lorient - PSG (20h55)

    Longtemps dans l'ombre de la MCN, Angel Di Maria a eu l'immense mérite de ne rien lâcher, jamais, et de répondre présent, toujours, au point de devenir aujourd'hui incontournable et indispensable au PSG.

    Pour "El Fideo", tout s'est joué à l'été 2018. Après trois saisons très correctes à Paris (87 matches de L1, 27 buts et 31 passes décisives), les velléités de départ de l'Argentin témoignaient d'une vraie frustration quant à son temps de jeu, notamment en Ligue des Champions, où ses entraîneurs successifs, Blanc et Emery, n'en faisaient pas une priorité, lui préférant systématiquement la MCN. Son impact au niveau européen n'était soi-disant pas assez fort pour lui permettre de concurrencer les trois stars de devant, en faire autre chose qu'une doublure, ou un joker de luxe. Mais ça, c'était avant... l'arrivée de Thomas Tuchel. Grand supporteur de l'ancien madrilène (2010-2015), c'est le technicien allemand qui parvint à le convaincre de rester, et de ne pas répondre aux appels du Barça ou de l'Atlético Madrid pour qui il était le premier choix avant de fondre sur Thomas Le-mar. Le PSG pouvait en espérer une quarantaine de millions, une aubaine au moment de rassurer les instances de l'UEFA, mais c'eut été un vrai crève-coeur pour les supporteurs parisiens qui ont, depuis, découvert un autre Di Maria, plus régulier et efficace que jamais, comme si la maturité lui apportait ce supplément d'âme qui lui avait peut-être manqué à Manchester United pour s'imposer. Et Di Ma-ria d'enchaîner après son retour de la Coupe du monde ce qu'il considérait lui-même, dans la presse argentine (La Nacion) comme « une de mes meilleures saisons en Europe. Peut-être même la meilleure. » Avec 12 buts et 11 passes décisives en championnat, 2 autres buts et 3 autres passes en Ligue des Champions... pour un total sur la saison de 19 buts, 17 passes en 44 matches, il se rapprochait de la meilleure saison de sa carrière, sa dernière avec le Real Madrid en 2013/2014 (52 matchs, 11 buts et 25 passes). Avec 2323 minutes de jeu en championnat, à Paris, jamais il n'avait joué autant. Surtout, il confirmait sa montée en puissance et prouvait qu'il avait les épaules assez larges pour assumer la concurrence. Pourtant, lui-même le reconnait, presque étonné : « dire que j'ai pensé à quitter le PSG à cause des joueurs qu'il y avait ! Je me sentais capable d'être titulaire, mais il y avait tant de noms qu'il fallait en sacrifier un. C'est ce qui s'est passé avec Unaï Emery et j'ai dû prendre sur moi. Mais comme je voulais revenir en sélection, il fallait que je joue. Donc j'ai parlé avec Thomas Tuchel et il m'a dit qu'il comptait sur moi. Cela m'a donné confiance et je crois que ça s'est vu cette saison » terminait-il dans La Nacion en mai dernier.

    « Dire que j’ai pensé à quitter le PSG... »

    Et ça se confirme cette saison avec des temps de passage à mi-parcours qui peuvent l'amener encore plus haut (6 buts et 9 passes décisives en 19 matchs). L'immense mérite de Di Maria aura été de rendre la MCN moins incontournable, d'y ajouter un quatrième élément. Ses grandes performances face au Real Madrid en Ligue des Champions (3-0 en septembre), face à Nice (4-1 en octobre), au Cercle Bruges (5-0 en octobre) et dans le Classique, où Tuchel n'a pas hésité à souligner « son match extraordinaire » en ont fait le joueur offensif le plus utilisé. En s'engouffrant dans la brèche des blessures de Cavani, Neymar et Mbappé, "El Fideo" a fait bien davantage que les remplacer, il les aurait presque fait oublier tellement il a paru à son aise dans l'animation offensive, en combinant bien avec Icardi et Mbappé. « Il a également fait beaucoup d'efforts dans le repli défensif, nous dit Eric Carrière, dans ses attitudes à la perte du ballon. »

    Plus compactes, ses prestations sont également transcendées par la grande précision de ses coups de pied arrêtés. Et elles annoncent des choix forts, et peut-être surprenants, au printemps s'il continue sur la même dynamique. Toujours en quête de la meilleure organisation possible, en fin d'année, Tuchel ne pouvait pas envisager de se passer de son international argentin, de l'associer aux trois autres, ou d'en sacrifier un. Victime annoncée de la concurrence dans le secteur offensif, il est finalement à l’origine du 4-4-2 et relève le défi le plus difficile de sa carrière. En 2014, lorsqu'il a remporté la finale de la Ligue des Champions avec le Real Madrid, élu homme du match, Ancelotti l'avait positionné en milieu relayeur, à gauche, dans une configuration en 4-3-3 où il était derrière un autre trio star Ronaldo-Benzema-Bale. Dans cette position, c'est lui qui avait amené l'égalisation de Ramos et mis Bale sur orbite pour le troisième but en prolongation... et offert la Decima au Real. Alors que tout Paris regarde vers Mbappé ou Neymar pour mettre le feu aux poudres et aller chercher la coupe aux grandes oreilles, l'étincelle pourrait finalement sortir du pied gauche magique d'Angel Di Maria. Cela lui permettrait d'entrer de plein pied dans la légende d'un club où son impact est encore largement sous-estimé.

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