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    Drôle d'ambiance pour une rencontre...

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    Drôle d'ambiance pour une rencontre...

    6 avr. 2019

    > Lyon - Dijon (17h)

    Quatre jours après ce que l’on peut appeler « la soirée des trahisons », c’est dans drôle d’ambiance que Lyon reçoit Dijon cet après-midi. On en oublierait presque qu’en cas de victoire, l’OL reviendra à un point de Lille…

    Après le traumatisme de l’élimination en Coupe de France et de la conférence de presse lunaire qui s’en ait suivi, l’Olympique Lyonnais n’a pas d’autre choix que de se concentrer à 200% sur le sprint final en Ligue 1, qui commence aujourd’hui avec la réception de Dijon. D’ailleurs, dès mardi, Bruno Genesio a été très clair sur ses intentions : « je veux laisser le club là où je l’ai trouvé en arrivant ». En décembre 2015, quand il a succédé à Hubert Fournier sur le banc, l’OL venait de jouer la phase de poule de la C1. Aujourd’hui, la défaite de l’OM à Bordeaux a quasiment assuré, sauf catastrophe, le podium aux Lyonnais. Mais être sur le podium ne veut pas dire obligatoirement jouer la Ligue des Champions. Sauf cas particulier (victoire d’une équipe en Ligue Europa déjà qualifiée pour la C1 par le biais de son championnat), le troisième de Ligue 1 doit jouer les barrages avant d’intégrer la phase de poule. L’OL est au courant pour l’avoir déjà payé très cher.

    La deuxième place reste donc l’objectif prioritaire des Lyonnais qui doivent mettre les couacs du début de semaine (sportifs mais aussi en terme de communication) entre parenthèses pour se concentrer sur le match de cet après-midi. En sachant que demain, Lille pourrait perdre des points à Reims, tout comme la semaine prochaine face au PSG pendant que les Lyonnais seront à Nantes. « On se doit d’aller chercher la deuxième place, insiste Genesio. C’était l’un des deux objectifs prioritaires du début de saison, avec les huitièmes de finale de la Ligue des Champions », explique l’entraîneur olympien. Mais l’allusion à peine masquée aux fameux objectifs du club, qui ne parlent pas de Coupe de France, nous ramène au malaise qui inéluctablement s’est installé entre le président et son entraîneur. Genesio rappellera du reste qu’il n’avait « jamais demandé à ce que le décision (au sujet de sa prolongation, ndlr) soit révélée publiquement ».

    Genesio s'est fait piéger

    Difficile de nier le malaise, même si l’entraîneur de l’OL s’en défend. « Je pense que l'image reflétée par cette conférence (ndlr : mardi dernier après le match de Coupe de France) a été exagérée. J'ai lu beaucoup de choses, notamment sur l'humiliation. Franchement, je ne l'ai pas vécu ainsi », a expliqué Genesio. « Au départ, c'était un geste (d'être tous les deux) pour montrer que l'on était ensemble comme on est ensemble avec les joueurs. Cela a été mal interprété car les choses se sont mal déroulées. Mais personnellement, je ne l'ai absolument pas perçu comme beaucoup de gens ont pu le percevoir ».

    Au delà du ressenti des observateurs, une chose est certaine : Genesio s’est fait piéger par Aulas qui a ajouté lui-même une condition à la prolongation de contrat de son entraîneur avec la qualification pour la finale de la Coupe de France. A partir du moment où la conférence de presse se déroulait quelques minutes après le coup de sifflet final de Lyon - Rennes, pouvait-il en être autrement ? Alors que JMA s’était multiplié ces derniers jours pour préparer les supporters à son choix, il ne pouvait pas prolonger Genesio après le fiasco de la demi-finale.

    La soirée des trahisons

    Quatre jours après ce que l’on peut appeler «  la soirée des trahisons » (du club par les joueurs et de l’entraîneur par son président…), dans quel état va-t-on trouver l’OL contre Dijon ? « Revanchards », comme l’a demandé directement JMA à ses joueurs ou accablés par les évènements contraires ? Comment vont se comporter des joueurs comme Depay ou Cornet, plusieurs fois décisifs cette saison et très frustrés par les choix de leur coach ? Comment vont réagir les supporters, forcément déçus de l’élimination, mais aussi heureux (pour la majorité) de voir Genesio mis sur la sellette par le président ? Heureusement pour l’OL c’est une des plus faibles équipes de Ligue 1, si ce n’est LA plus faible (seule équipe à ne pas avoir pris le moindre point ni marqué le moindre but à l’extérieur en 2019), qui se déplace au Groupama Stadium. Même si depuis mardi soir, on sait malheureusement qu’à Lyon, tout est possible…


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