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    Emiliano, sale transfert

    Actus

    Emiliano, sale transfert

    24 janv. 2019

    > La police abandonne les recherches

    Il rêvait de jouer en Premier League et ne cachait pas son excitation à l’idée de faire son premier entrainement avec ses nouveaux coéquipiers de Cardiff City. Mais le destin en a décidé autrement. Près de 72 heures après la disparition de l’appareil privé qui le ramenait au Pays-de-Galles (lundi à 21h23 exactement), l’espoir de retrouver vivant l’ancien Nantais est de plus en plus mince. Voir quasiment nul.

    Sa carrière était en train de prendre un virage. Emiliano Sala touchait son rêve du doigt : jouer en Premier League. Auteur de 12 buts en 15 matchs de Ligue 1, l’Italo-argentin du FC Nantes voyait dans son transfert à Cardiff l’opportunité de jouer dans le meilleur championnat du Monde. Une entrée discrète par l’intermédiaire d’un club modeste, qui ne devait être qu’une étape de plus. Une juste récompense pour le joueur de 28 ans, né à Cululù dans la province de Santa Fé, arrivé en France à 20 ans pour intégrer la réserve de Bordeaux en provenance du centre de formation des Girondins en Argentine. Ballotté de prêt en prêt (Orléans, Niort, Caen), il n’aura joué que 13 matchs avec l’équipe première du club au scapulaire avant de quitter définitivement Bordeaux en 2015 pour signer à Nantes

    C’est chez les Canaris, qui ont payé 1,5 million d’euros pour l’acheter (avec une clause impliquant de reverser 50% du montant d’un futur transfert aux Girondins) qu’Emiliano Sala a doucement trouvé son rythme au plus haut niveau. Avec 6 buts pour sa première saison (en 31 apparitions), puis 12 les deux saisons suivantes (en 34 et 36 apparitions), ce joueur atypique aux qualités humaines reconnues monte en puissance avant la saison de la confirmation. En 15 rencontres, il atteint son meilleur total de buts sur une saison en Ligue 1, rappelant ses stats en Ligue 2 lors de son prêt à Niort (saison 2014/2015) qui l’a vu inscrire 21 buts en 41 matchs toutes compétitions confondues, dont 18 en 37 apparitions en Ligue 2.

    Pourtant, le début de saison du n°9 des Canaris est morose. Sous les ordres de Cardoso et son football de possession, Sala marque quand même 4 buts en 9 apparitions, mais ne parvient pas à éviter la chute des Nantais dans les profondeurs du classement.

    Halilhodzic : « un attaquant comme on en voit très peu aujourd’hui »

    L’arrivée de Vahid Halilhodzic, début octobre, va tout changer. Entre la 10ème et la 13ème journée, le n°9 des Canaris inscrit 7 buts en 4 matchs et permet à Nantes de passer de la 19ème à la 10ème place. « Quand je suis arrivé, il avait un moral très, très bas. Le garçon s'est mis au travail. Quand vous voyez sa contribution, son engagement, son abattage, explique à l’époque l’entraineur bosnien. C'est un joueur de pivot, avec une grosse présence physique dos au but. Il fixe notre animation offensive. Il doit être présent à la finition, et il doit jouer à une touche et se replacer. C'est un attaquant comme on en voit très peu aujourd'hui. J'espère qu'il va dépasser les vingt buts. ».

    La suite, tout le monde la connaît. Nantes a besoin d’argent et décide de le vendre à Cardiff contre 17 millions d’euros (+ bonus). Un transfert qui déclenche la colère de son entraineur. Sala, lui, aurait bien attendu la fin de la saison pour traverser la manche mais voit son rêve devenir réalité. Waldemar Kita ne veut pas laisser passer l’opportunité et accepte l’offre des Gallois. Un an et demi avant la fin de son contrat, Emiliano Sala s’engage alors avec Cardiff City.

    Décrit par ses proches comme un garçon « adorable, gentil, poli », le buteur de 28 ans a reçu les hommages de toutes parts du monde du foot qui ne veut pas croire au pire. A l’image de ce tweet de Bryan Bergougnoux dès le premier jour : « pourvu qu’il surgisse de nul part comme il le fait si bien pour marquer des buts ».

    Depuis lundi soir et l’annonce de la disparition de l’avion, une terrible angoisse s’est emparée de sa famille et de ses proches. Malgré des moyens importants déployés par la police de Guernesey (avion, hélicoptères), les chances de revoir les deux passagers du petit Piper PA-46 Malibu (lui et le pilote) vivants s’amenuisent au fil des heures. Des débris ont bien été repérés, dans une zone qui pourrait être celle d’un crash, mais, alors qu’un bateau devait quitter le port de Guernesey pour se rendre sur place, il a finalement dû renoncer en raison de « creux de 4 à 5 mètres ».

    Plus le temps passe, plus on se rapproche de l’effroyable et d’une issue inéluctable. En fin d’après-midi hier, les sauveteurs expliquaient toutefois qu’ils « gardaient espoir », ajoutant que si Sala et le pilote ont trouvé refuge dans un canot, leurs chances de survie existent.

    24 heures plus tard, la tendance est malheureusement beaucoup plus pessimiste. A 17h30 heure locale, la police de Guernesey annonçait mettre un terme définitif aux recherches. « Les chances de survie sont désormais quasiment nulles », explique notamment le communiqué de presse après avoir évoqué tous les moyens mis en place au cours de ces trois jours. Il ne reste plus qu’à prier et espérer un miracle.


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