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    Kalifa Coulibaly, de l'ombre à la lumière

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    Kalifa Coulibaly, de l'ombre à la lumière

    5 mai 2019

    > Nantes - Dijon (15h)

    Très critiqué à ses débuts sous le maillot nantais, Kalifa Coulibaly aura attendu un an et demi et le destin tragique d’Emiliano Sala pour devenir enfin un joueur important.

    La succession est lourde à porter. Mais pas impossible. Si le maillot floqué du n°9 a été retiré du vestiaire nantais en hommage à Emiliano Sala, le poste, lui, a été repris par Kalifa Coulibaly avec réussite. Auteur d’un seul but lors de la phase aller (6ème journée à Lille lors de la défaite 1-2 des Canaris), l’international malien a déjà trouvé le chemin des filets à 5 reprises en 2019, dont 4 fois lors des 5 dernières journées (10 buts et 5 passes décisives toutes compétitions confondues depuis le début de l'année). Avec notamment un doublé contre Amiens (33ème journée, victoire 3-2 des Canaris) et une semaine plus tôt un des deux buts nantais lors de la belle victoire sur Lyon (2-1, 32ème journée).

    Joueur au physique atypique (du haut de son 1,97m, c’est le joueur de champ le plus grand du championnat), le natif de Bamako aura mis du temps à s’imposer enfin sur le front de l’attaque du FC Nantes. Il aura fallu le départ de Sala, tragiquement disparu au lendemain de son transfert à Cardiff City, pour que le Malien trouve sa place.

    Révélation en Belgique

    Arrivé en France à l’âge de 20 ans, en provenance de l’AS Real Bamako, c’est dans l’anonymat des joutes de CFA (devenu aujourd’hui National 2), avec la réserve du PSG, qu’il exerce sa passion qui ne deviendra officiellement son métier que 3 ans plus tard lors de son départ pour la Belgique. D’abord au Sporting Charleroi où il se révèle durant les plays-off en marquant 5 fois. Des buts qui lui valent d’être transféré dans la foulée à la Gantoise, champion de Belgique en titre, avec qui il découvre la Ligue des Champions (6 matchs, 2 buts).

    C’est en Belgique que le FC Nantes va le chercher en 2017 contre un chèque d’environ 4 millions d’euros.

    Arrivé à la fin du mois d’août en Loire Atlantique, le géant malien peine à trouver ses repères. Claudio Ranieri, lui fait très rarement confiance et l’utilise surtout comme joker pour les 10 ou 15 dernières minutes. Il faut dire que le géant malien, qui traine des douleurs aux adducteurs, n’évolue pas en confiance et démarre très timidement sa saison, avant d’être victime d’une grave blessure. Une des pires blessures des footballeurs : une déchirure des adducteurs qui va le tenir éloigné des terrains pendant près de six mois, entre octobre 2017 et avril 2018. Un coup dur pour lui plus que pour le FC Nantes, qui termine la saison à la 9ème place après avoir passé les fêtes de Noël au 5ème rang.

    A son retour de blessure en fin de saison, Emiliano Sala, qui a à peu près le même profil que lui, s’est définitivement installé dans la peau du titulaire. De retour dans le groupe après sa longue absence, Kalifa se contente encore du banc de touche et de quelques miettes de jeu.

    Pour le Malien, la saison 2018/2019 commence dans l’ombre de Sala. Les Canaris sont à la peine (18ème au soir de la 10ème journée) et Kalifa ne saisit pas la chance que lui offre le successeur de Ranieri quand des doutes planaient sur l’avenir de l’Italo Argentin, annoncé sur le départ et qui finira par rester.

    « Un coup à jouer »

    Six mois plus tard, le mercato hivernal et les évènements tragiques qui ont suivi ont changé son destin. Évoluant désormais en pointe du 4-3-3, mis en place par Vahid Halilhodzic, il s’avère être un parfait point de fixation pour Majeed Waris mais également un bon finisseur. Un an et demi après avoir posé ses valises sur les bords de l’Erdre, il répond enfin présent. «J’ai le coffre pour enchaîner les matchs désormais. Je me sens bien physiquement. Je pense que j’ai un coup à jouer même si un nouvel attaquant arrive», expliquait-il fin janvier dans les colonnes de Ouest-France.

    Finalement, personne n’est arrivé et le Malien a pris ses responsabilités. Loin de se contenter de rester devant pour attendre les ballons, il n’est pas étranger aux bons résultats des Canaris qui ont redonné le sourire à la Beaujoire. Après Lyon, le PSG et Amiens (sans oublier la victoire au Vélodrome lors de la 34ème journée), le FC Nantes compte sur lui et son association avec Waris pour poursuivre la série de succès face à Dijon. Toujours 13èmes après avoir dangereusement glissé vers le bas du classement, les Canaris visent maintenant la première moitié du tableau. De son côté, le nouveau buteur nantais savoure. « Les critiques étaient normale. Je suis arrivé, je me suis blessé puis je n’ai pas eu beaucoup de temps de jeu, explique-t-il. Moi, je suis resté concentré, je me suis bien entraîné et je savais que le jour où j’aurais ma chance, j’allais montrer qu’on pouvait compter sur moi. Aujourd’hui, j’ai du temps de jeu, j’arrive à marquer et à faire marquer. C’est bien pour moi. Ma priorité c’est de donner le maximum pour l’équipe ».


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