En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

Ecrivez sur votre club L'actualité de votre club
    L'arbitrage a

    Coupes d'Europe

    Actus

    Coupes d'Europe

    L'arbitrage a "tué" les clubs français

    15 mars 2019

    Trois buts non valables ?

    Les clubs français se sont-ils faits voler lors des huitièmes de finale des coupes européennes ? A écouter Thomas Tuchel (PSG), Jean-Michel Aulas (Lyon) ou Julien Stephan (Rennes), c’est en tout cas le sentiment qui se dégage. Nous sommes revenus sur les décisions d’arbitrage très contestées.

    PSG - MANCHESTER UNITED (3-1)

    Le contexte : On joue la 88ème minute du match. Menés 1-2, les Parisiens ne doivent absolument pas encaisser un troisième but qui les éliminerait de la compétition. Les Mancuniens se ruent à l’attaque. Dalot, entrée en cours de jeu, déclenche une frappe de 20 mètres qui semblent partir au dessus. Posté à l’entrée de la surface, Kimpembe se tourne en sautant pour tenter de contrer la frappe. Son bras droit est légèrement décollé de son corps et dévie le ballon. Après visionnage des images, et sur conseil de la VAR, l’arbitre de la rencontre, le Slovène Damir Skomina, siffle penalty en faveur des Anglais.

    L’explication : dès le lendemain, l’UEFA a justifié la décision de l’arbitre. « Le VAR, après avoir contrôlé différents angles, a recommandé à l'arbitre de procéder à une vision sur le terrain. L'arbitre a confirmé que la distance parcourue par la balle n'était pas courte, l'impact ne pouvait pas être inattendu (sous-entendu le joueur aurait donc pu éviter son geste fautif). Le bras du défenseur n'était pas collé au corps, faisant que le corps du défenseur était plus grand, par conséquent le ballon a été dévié dans sa trajectoire vers le but. L'arbitre a donc accordé un penalty.»

    Notre commentaire : la vrai question est de savoir si la main de Kimpembe est intentionnelle ou non ? Et visiblement, elle ne l’est pas. Maintenant, on peut aussi penser (ce qui est le raisonnement de l’UEFA visiblement) que si le défenseur parisien voulait éviter de faire main, il avait le moyen de se présenter autrement pour tenter de contrer le ballon. Reste que la décision, qui vient sanctionner un très mauvais match du PSG dans l’engagement et surtout, l’efficacité, reste très sévère, même si le règlement (et l’explication de l’UEFA) empêche de crier au scandale.

    La conséquence : le penalty élimine tout simplement le PSG de la Ligue des Champions. Même si on peu regretter que les Parisiens ont tendu la joue pour se faire gifler…

     

    Le vrai scandale : pas de VAR en Ligue Europa !

    BARCELONE – LYON (5-1)

    Le contexte : acculé sur son but Lyon subit une grosse pression des Espagnols. A la 17ème minute, à la suite d’un « une-deux », Suarez pénètre dans la surface et se fait tacler par Denayer. Il s’écroule et se tord de douleur… L’arbitre de la rencontre, Szymon Marciniak, siffle penalty. Mais dans la foulée, les nombreux ralentis proposés montrent que le défenseur belge de l’OL retient son geste. Au contraire, c’est Suarez qui fait faute en lui écrasant le pied… Pendant plusieurs minutes, on attend la décision de la VAR pour annuler le penalty, mais rien ne viendra jamais.

    L’explication : alors que l’explication la plus plausible était un dysfonctionnement de la VAR à cet instant précis, dès le lendemain, l’UEFA indique que les images ont bien été analysées par les arbitres en charge de VAR. Pour l’instance, aucune « erreur » manifeste n’a été décelée et le penalty a donc été confirmé.

    Notre commentaire : c’est toute l’ambigüité de la VAR. Désormais, on supporte encore moins les erreurs d’arbitrage. Ce qui est logique finalement puisque ce sont trois arbitres qui se prononcent, avec en plus l’appui d’images vidéo. Dans ce cas précis, on a l’impression que les trois seules personnes sur terre qui ont vu un penalty sont celles qui officiaient lors du match Barça - Lyon.

    La conséquence : Lyon a été surclassé par Barcelone, ce qui atténue un peu l’influence de cette décision. Mais on ne s’empêchera pas de se poser la question : que ce serait-il passé si les Gones avaient pu résister plus longtemps ? Qui aurait pensé que Manchester gagnerait au Parc 3-1, après l’égalisation du PSG ?

    ARSENAL – RENNES (3-1)

    Le contexte : mené très rapidement 0-1 sur le pelouse de l’Emirates Stadium, Rennes n’est pas dans son match. A la 15ème minute, à la suite d’un « une-deux » dans la surface sur le côté gauche, Aubameyang récupère un ballon qui ne lui était pas destiné et centre du gauche pour la tête de Maitland-Niles qui marque. Très vite sur les images, on s’aperçoit que l’ancien attaquant des Verts est hors-jeu de 50 bons centimètres. Mais l’arbitre ne l’a pas vu et la VAR n’est pas utilisée en Ligue Europa (elle le sera seulement en finale).

    L’explication : difficile pour l’arbitre de touche, qui se trouve à 40 mètres de l’action, de voir le hors-jeu. Surtout que le joueur d’Arsenal le plus avancé, ne s’occupe pas du ballon, sachant qu’il est hors-jeu. Le juge de touche a les yeux fixés sur ce dernier et ne voit pas la position de départ d’Aubameyang qui semble venir de derrière.

    Notre commentaire : le problème, c’est surtout l’absence de la VAR à ce stade de la compétition. Cela aurait été le seul moyen d’invalider le but des Anglais. Notons qu’en fin de match, le but du 3-0 (doublé d’Aubameyang) est aussi entaché d’un hors-jeu. Mais celui-ci est très très léger et de toutes façons, n’a rien changé au sort du match.

    La conséquence : même si la pression des Anglais étaient terrible à cet instant du match, on ne peut pas nier que ce deuxième but a provoqué la perte des Rennais. La conséquence est donc terrible.


    Vous avez aimé cet article ? Faites-le savoir !


    Votre article dans

    Ecrivez sur votre club