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    « Le but de Lens, une déflagration ! »

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    « Le but de Lens, une déflagration ! »

    31 mai 2019

    Au milieu des Lensois contre Dijon...

    Né à Lens, ancien joueur du Racing dans les années 60 (avec une montée en D2 en 72), Jean-Pierre Bosquillon nous raconte de l’intérieur le match aller des barrages entre Lens et Dijon. Un document exceptionnel montre toute la passion qui entoure l’épopée du RC Lens, toujours en course pour la montée. Avec un énorme regret : le fait que Dijon ait tout fait pour empêcher les supporters lensois de se déplacer en nombre pour le match retour…

    Le contexte :

    « Après avoir fait partie des 10 000 Lensois à Charlety et des 4 000 qui ont fait le déplacement à Troyes, je ne pouvais pas manquer ce match. Pendant la saison d’ailleurs, j’ai assisté à tous les matchs de Lens à domicile. Depuis le début de cette épopée, on sent bien qu’il se passe quelque chose d’exceptionnel autour de l’équipe. C’était un jour férié, alors dès le début de l’après-midi, les supporters avaient envahi le centre ville. Une ville de 30 500 habitants qui accueille 38 000 supporters ! On a retrouvé l’ambiance de la saison 97/98 quand nous avons été champions de France. Une ferveur exceptionnelle qu’on n’avait pas retrouvé depuis. Il faut dire qu’après les victoires à paris et à Troyes, on y croyait dur comme fer ».

    L’ambiance :

    « Les chants commencent de la Marek, repris par les tribunes Delacourt et Tranin derrières les buts. Les premiers frissons arrivent avec la "lensoise" (la Marseillaise avec des paroles à nous). Il faut savoir que Lens est le seul stade en France où le Kop se situe le long du terrain, en face de la tribune de presse et des places d’honneur. Chez nous, c’est tout le temps la fête… La saison dernière, alors qu’on a failli descendre, il y a eu 25 000 supporters de moyenne au stade ! Cette année, on affiche une moyenne de 28 000 spectateurs. C’est difficile de décrire l’ambiance autour d’un tel rendez-vous… Une chose est sûre : on était tous décidé à jouer à fond notre rôle de 12ème homme ».

    « Dijon a tout fait pour nous empêcher d’assister au match retour »

    Le match :

    « Ambiance de feu dans le stade, on sent qu'on peut passer mais les autres sont moins naïfs et moins laborieux, alors on chante pour masquer l'angoisse et pour jouer notre rôle de 12ème homme. Il n'y a pas de numéro 12 au RCL, il est réservé aux supporters. Le premier moment très fort qui a fait vibrer le stade, c’est l’action de Gomis qui part seul au but et qui se fait accrocher par un défenseur de Dijon. On n’a pas compris pourquoi le défenseur n’a pas été expulsé. Le stade a frissoné puis a grondé. Ensuite, il y a eu le but. On le sent arriver… Le stade gronde, gronde… puis ça se finit par une véritable déflagration ! Un moment de pure folie qui fait trembler les gradins. Plus le temps passe, plus on se voit déjà en Ligue 1… Puis vient l’égalisation de Dijon après être passé tout près du penalty. D’où on se trouve dans la tribune, on voit bien la faute sur Saïd. Après l’égalisation, il y a eu comme un trou d’air de 5 minutes. 38 000 personnes tétanisées. Tous les joueurs se sont battus, n'ont pas triché, ont donné ce qu'ils pouvaient, finissent épuisés et surtout ont fait honneur aux valeurs de notre club, de la région des mines… C'est très important, si ce n'est le plus important pour nous les supporters »

    Le match retour :

    « Je ne serais pas au match retour, comme la grande majorité des supporters. Parce que nous amis de Dijon, en grand sportifs qu’ils sont, ont tout fait pour nous empêcher d’y être. Seulement 600 places ont été attribuées aux Lensois et toutes les précautions ont été prises pour qu’aucun supporter de Lens ne puisse acheter des places. Il n’y a pas eu de ventes par internet, le quota maximum était de 4 places par acheteur… On avait à cœur d’être le 12ème homme encore une fois, après Paris et Troyes, mais cette fois, ce ne sera pas possible. C’est pourquoi, même si en football tout est possible, je pense que ça va être très compliqué de passer ».


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