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    Le Parc des Princes a retrouvé la passion

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    Le Parc des Princes a retrouvé la passion

    5 avr. 2019

    ENQUETE

    Depuis le retour des Ultras cette saison, le Parc a retrouvé une seconde vie et
    une ambiance enfin digne de l'ambition du club que le plan Leproux avait
    profondément altérée. Avec un taux de remplissage sans précédent, et malgré le couac européen, il fait bon (re)vivre sa passion porte d'Auteuil.

    Un vrai stade de foot. Quand le gigantisme du Stade de France atténue l'intensité des chants et éloigne le supporter de ses favoris, le Parc des Princes a conservé son atmosphère si particulière, sa proximité avec la pelouse, son acoustique extraordinaire et un prestige, lié au passé du club et (aussi) à celui des Bleus d'Hidalgo et Platini qui en avaient fait leur jardin dans les années 80, que le temps et les saisons qui passent ne font que renforcer. Face aux enceintes ultra-modernes et impersonnelles qui fleurissent aux quatre coins de l'hexagone, le Parc reste une référence en terme d'ambiance et d'expérience pour l'Ultra ou le supporter lambda qui veut se faire un petit plaisir en famille ou entre amis. Le premier a aujourd'hui la quasi assurance du résultat (le PSG version QSI y accumule les records de victoires), le second celui du spectacle tellement les joueurs de Tuchel abordent tous les matchs, même les moins importants de championnat, avec le même souci de répondre à l'attente de leurs supporters. Et ça marche. Car on vient désormais au Parc comme on va au théâtre ou à l'opéra, pour applaudir des artistes, vivre un moment privilégié et rare. Un match au Parc, quel qu'il soit, est devenu un événement en soi. Le taux de remplissage record de la saison passée, à près de 99%, pour la meilleure moyenne de Ligue 1, avec 46 929 spectateurs, témoigne de l'engouement sans précédent qui règne dans des tribunes de plus en plus accueillantes.

    Le CUP à la reconquête du Parc

    Avec des stades plus imposants, l'OM et l'OL ne parviennent toujours pas à attirer plus de spectateurs. Bien conçu par un architecte, Roger Taillibert, qui « a essayé de faire un lieu où tous les spectateurs pouvaient voir le match dans de bonnes conditions, basé sur une ellipse, un peu sur le principe des stades romains, qui permet au chant de supporters de tourner sans arrêt », le Parc est indémodable et traverse les années (il a été fabriqué en 1972, rénové pour l'Euro 1984, la Coupe du monde 1998 et l'Euro 2016) avec un enthousiasme de benjamin. Plombé par les années de plomb de l'ère Leproux, un président qui aura eu l'immense mérite de pacifier pour longtemps des tribunes qui étaient devenues infréquentables, le stade le mieux rempli de France fait aujourd'hui partie des préférés des joueurs. Du PSG bien sûr, mais aussi des visiteurs qui, s'ils savent qu'ils vont passer une sale soirée, parviennent tout de même à apprécier la qualité de la pelouse, une des meilleures de France, et le parfum si singulier d'un stade qui renait de ses cendres et qui a su, avec le temps et les émotions fortes, rendre séduisant l'aspect plutôt froid de la structure en béton, faire taire le souvenir effroyable des combats entre groupes de supporters qui défrayèrent la chronique au début des années 2000.

    Depuis 2016, sous l'égide du CUP, Collectif Ultras Paris, ce regroupement de plusieurs groupes de supporters est parti à la reconquête d'un Parc qui leur était interdit depuis 2010. Une convention signée en 2018 leur permet même de réinvestir la tribune Auteuil et d'assurer le spectacle, comme aux plus belles heures des années 90. Cette saison, des bâches et des tifos ont même fait leur réapparition. Le talent des Neymar, Mbappé et autres Di Maria ne pouvait légitimement pas rester plus longtemps sans soutien plus significatif. Grâce à la KSoce Team, aux Parias Cohortis, à Nautecia, ou aux Ultras Paname, et aux autres, le Parc est redevenu le Parc, un stade à l'ancienne qui a su intégrer les codes de la modernité sans tomber dans l'aseptisation qui guette la plupart des tribunes européennes. Ce retour à la normale était nécessaire car avec la montée en puissance programmée, le risque était grand de voir les tribunes garnies par les tours-opérateurs, comme au Camp Nou de Barcelone où 10% des spectateurs sont des touristes qui viennent au stade comme ils arpentent les couloirs d'un musée ou visitent une église. Avec un taux de remplissage proche des 100%, le risque est moins grand à Paris qu'à Barcelone. Voilà au moins un avantage à la faible capacité du Parc, il n'y a pas de la place pour tout le monde...

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