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    Lyon, après les promesses, le temps des doutes...

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    Lyon, après les promesses, le temps des doutes...

    14 sept. 2019

    L'OL reste sur 3 matchs sans gagner

    La dernière victoire de l’Olympique Lyonnais remonte au vendredi 16 août. Un 6-0 net et sans bavure face à une équipe angevine passée complètement au travers au Groupama Stadium. Depuis, l’équipe de Sylvinho s’est pris trois fois les pieds dans le tapis, un peu comme-ci les fantômes de la saison dernière étaient revenus hanter les protégés de Jean-Michel Aulas.

    L’été est plein de promesses. Des ventes (et des plus values) hallucinantes, un recrutement séduisant, une réorganisation totale dans la façon d'aborder la saison... En conférence de presse, Jean-Michel Aulas, qui a doucement pris un peu de recul, confiant les clés du camion au tandem Juninho-Sylvinho, n’hésitait pas à afficher son optimisme. « Nous avons envie de nous accrocher au PSG le plus longtemps possible », s’emballait même le patron de l’OL très enthousiaste. Mais, si la méthode Coué a une influence sur le mental, elle ne suffit pas toujours en matière de football. Et lors de matchs amicaux de l’OL, notamment face à une jeune équipe de Liverpool (le 31 juillet) qui a beaucoup fait tourner, les Gones ont montré des limites.

    Trop légers, Depay et ses coéquipiers ont été balayés (1-3) par les vainqueurs de la dernière Ligue des Champions. Rien d’alarmant bien sûr, mais cette défaite faisaitt redescendre sur terre le 3ème de la saison dernière, qui s’était offert une victoire à l’Emirates Stadium face à Arsenal (2-1), sans doute un peu trop flatteuse. Elle a notamment rappelé que face aux Gunners, les Lyonnais avait gagné contre le cours du jeu, après avoir été dominés de la tête et des épaules en première période.

    Depuis juillet, Lyon fait un yoyo inquiétant

    Face aux Reds, les recrues (Andersen, Jean Lucas et Thiago Mendes) ont montré qu’elles n’étaient pas encore prêtes. Et l’OL a compris qu’on ne remplaçait pas Ndombélé, Fékir et Mendy comme ça.

    Les doutes du mois de juillet allaient rapidement (trop rapidement ?) être eux aussi balayés par le joli succès (3-0) à Monaco lors de la première journée. Et que dire quand une semaine plus tard, les Gones pulvérisaient le SCO ? Paris ayant été battu à Rennes, on voyait déjà (à juste titre) les espoirs de JMA devenir une prophétie. Pendant que le club de la capitale s’empêtrait dans l’affaire Neymar, l’OL se présentait comme un solide adversaire pour le titre.

    Mais les promesses du début du mois d’août ont été balayées à leur tour. Avec 2 points pris en trois matchs, Lyon est resté bloqué avant même de prendre son envol et devrait pointer dans le ventre mou du classement dimanche soir.

    On ne remplace pas Fékir comme ça...

    Trop passifs à Montpellier (0-1), pas assez efficaces face à Bordeaux (1-1) et pas assez complets à Amiens (2-2), les Lyonnais sont toujours à la recherche de leur nouvelle identité de jeu. Et surtout, de ce nouveau mental promis par le tandem Juninho-Sylvinho au mois de juillet. « Il faut qu'on travaille notre mental, expliquait une fois de plus Sylvinho hier soir après avoir concédé l’égalisation à Amiens dans les arrêts de jeu. On fait 45 très bonnes premières minutes. On fait une très bonne première période et on aurait pu mener au moins 3-1. Il n'y a pas d'excuse pour notre seconde période. On doit être plus fort mentalement. »

    Aujourd’hui, une question revient forcément sur toutes les lèvres : l’OL 2019/2020 est-il plus fort que son prédécesseur ? Sur le papier, il est clair que non.

    En y regardant de près, on peut même craindre un déséquilibre dans cette équipe crée notamment par le départ de Fékir. Certes Sylvinho souhaitait le voir légèrement reculer, pour l’intégrer au milieu de terrain dans son 4-3-3, mais on ne saura jamais ce que cela aurait pu donner.

    Ce que l’on sait en revanche, c’est que la créativité du champion du Monde, sa technique, ses coups francs et la pression qu’il mettait sur les défenses adverses, va considérablement manquer aux Lyonnais. Même si l’apport de Reine-Adelaide devrait se faire ressentir dans les prochaines semaines, l’ancien angevin payé 25 millions d’euros est encore loin d’un Fékir, dont l'irrégularité a pourtant coûté cher à l’OL la saison dernière.

    Si l’apport (avant son expulsion) de Youssouf Koné sur le flanc gauche est très apprécié, il ne faut pas oublier que l’international malien ne compte qu’une vingtaine de matchs de Ligue 1 et qu’il est venu remplacer un international parti… au Real Madrid. N'Dombélé non plus n'a pas encore son remplaçant.

    Alors que Sylvinho met du temps à trouver la bonne façon d’utiliser Thiago Mendes (en sentinelle ou en relayeur avec Tousart en sentinelle ?), qu’il a du mal à aligner Dembélé et Depay ensemble et qu’Aouar reste sujet à d’inquiétantes irrégularités dans ses performances, Lyon inquiète.

    Surtout que le programme qui arrive ne laisse pas de place aux doutes. Mardi, ce sera le Zenith-St-Petersbourg (qui a gagné hier) qui sera au Groupama Stadium pour la première journée de la Ligue des Champions, suivi du PSG (qui devrait pouvoir compter sur toutes ses stars offensives) dimanche prochain. Ensuite, quatre matchs vont s’enchainer (dont un déplacement à Leipzig le 2 octobre) jusqu’au déplacement dans le Forez pour le derby, le 6 octobre.

    Des matchs qui pourraient faire très mal aux Lyonnais. Jusqu'à remettre en question la politique de Jean-Michel Aulas ?


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