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    Lyon : la pression est sur Juninho

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    Lyon : la pression est sur Juninho

    30 juin 2020

    Le DS de l'OL est-il son point faible ?

    Simple concours de circonstances ou véritable malaise ? Depuis le retour du Brésilien au poste de directeur sportif, rien ne va plus à l'Olympique Lyonnais qui termine une des saisons les plus noires de ces 25 dernières années... Alors que l’OL tourne (enfin) son regard vers la prochaine saison, le Brésilien est attendu au tournant.

    Le 29 mai dernier, Jean-Michel Aulas accueillait Juninho les larmes aux yeux et présentait le nouveau projet de l’Olympique Lyonnais. « J'ai essayé de faire en sorte de convaincre Juninho, qui était extrêmement consentant pour revenir dix ans après à l'Olympique lyonnais, et je voudrais du fond du coeur le remercier... Parce que ça change beaucoup de choses dans le développement de ce que nous souhaitons faire », déclarait le président de l’OL, si fier de ramener à l’OL son idole. A tel point que JMA expliquait clairement qu’il confiait les clés du club à son ancienne gloire. « Il a fallu construire autour de ce qu'il représente une organisation sportive. Il va prendre la direction sportive, et, dans cette perspective-là, je lui ai demandé de nous proposer ce qui lui paraissait le plus homogène, le plus cohérent pour le poste d'entraîneur. Donc j'ai beaucoup de plaisir à vous présenter Sylvinho. »

     

    C’était il y a un an et un mois exactement. Depuis, les Gones ont enchainé les désillusions. Casting manqué pour le successeur de Genesio (Sylvinho sera remercié dès octobre après la défaite dans le derby), recrutement estival complètement raté (Andersen, Thiago Mendes, Jean Lucas…) en dehors de Reine-Adelaide et peut-être Koné (longtemps blessé), choix du successeur Sylvinho contesté par les supporters (Rudi Garcia). Sans parler du transfert surprise de Fékir, littéralement bradé, au Bétis Séville contre moins de 20 millions. L’OL a voulu se rattraper en janvier (notamment avec la bonne pioche Guimaraes), mais le Covid a succédé aux graves blessures de Reine-Adelaide et Depay, enfonçant encore un peu plus l’OL.

    Kalulu, Gouiri... qui leur a ouvert la porte ?

    Bien sûr, il serait beaucoup trop simpliste d’imputer la responsabilité de l’échec de la saison sur le seul Juninho qui détient toujours le totem d’immunité aux yeux des supporters. L’échec de Sylvinho ? C’est parce que Juninho n’a pas pu aller au bout de son projet, forcé de conserver les adjoints de Genesio, le choix de Garcia (qui ne passe toujours pas au près des supporters) ? C’est pas Juninho qui a choisi mais Houiller (alors que si c’est bien Houiller qui a mis l’ancien coach de l’OM sur la liste des candidats, c’est Juninho qui a eu le dernier mot)…

    Essayez de critiquer l’ancien n°8 sur les réseaux sociaux et vous n’aurez face à vous que des avocats du Brésilien. « Il n’avait pas les cartes en main », « on ne l’a pas laissé faire », « c’est Houiller qui l’a plombé… ». C’est simple, l’ancienne idole de Gerland est intouchable. C’est à peine s’il est associé à la décevante 7ème place de l’OL en championnat. Mais l’immunité ne sera pas éternelle et le prochain conseil pourrait avoir lieu dès l’automne prochain, à la fin du mercato.

    Aujourd’hui, le marché des transferts vient tout juste de commencer et les premiers choix du club sont déjà remis en question par les supporters. Notamment le peu de considération donné à la formation. L’épisode Kalulu vient même de semer le trouble dans l’organigramme. La pépite défensive à qui Juni avait quasiment promis le rôle de doublure de Dubois sur le flanc droit de la défense a été refroidie par Rudi Garcia qui a mis des doutes sur son véritable poste. Résultat : Kalulu a choisi de s’engager avec le Milan AC où justement on lui propose un rôle de remplaçant au poste de latéral droit. C’est ensuite Amine Gouiri qui est allé chercher de l’herbe plus verte ailleurs. Le directeur sportif n’a d’ailleurs pas hésité à commenter le transfert (vers Nice) du jeune espoir lyonnais. « Si je défends l’OL, je peux comprendre ses envies de départ. Parfois tu as la sensation que tu vas laisser partir un jeune qui pouvait t’apporter, mais c’est peut-être le moment aussi », a expliqué le directeur sportif de l’OL. « S’il reste, il peut se retrouver 4ème ou 5ème attaquant et perdre son temps ». Une façon courtoise de dire que l’avant-centre de 20 ans, que beaucoup regrettent déjà, n’aurait pas eu de temps de jeu en restant. Une position qui est davantage celle de Rudi Garcia que du directeur sportif lui-même laisse-t-on entendre du côté de l’OL.

    Si derrière ces départ se cachait l’impossibilité du Brésilien de s’imposer comme un vrai leader ? A l’image de ce que fait Leonardo à Paris. Aujourd’hui on est bien forcé de se poser la question : la fébrilité de Juninho, son absence de leadership en interne, ne nuisent-elles pas à la bonne marche de l’OL qui, sauf exploits en août (victoire en finale de la Coupe de la Ligue contre le PSG ou victoire finale en Ligue des Champions) ne jouera pas de coupe d’Europe pour la première fois en 23 ans ? Alors que Jean-Michel Aulas a repris l’espace qu’il avait pensé abandonner l’été dernier (annonçant un OL ambitieux et offensif cet été), les prochaines semaines s’annoncent décisives. Il va falloir gérer les cas Depay, Dembélé et Aouar, les trois stars de l’équipe aux envies de départ, trouver un défenseur central tout en réussissant à remplacer Tousart sur lequel Juninho avouait ne pas compter il y a un an et qui avait su se rendre indispensable… Des dossiers compliqués, particulièrement dans la conjoncture actuelle, sur lesquels est attendu Juninho. Saura-t-il se comporter en patron ?


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