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    Malaise : nos précisions sur la VAR...

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    Malaise : nos précisions sur la VAR...

    9 avr. 2019

    Pourquoi on a tort de contester

    Depuis le début de saison, la direction technique de l'arbitrage estime à environ 70% le nombre d'erreurs d'arbitrage en moins grâce à la VAR. Le problème, c'est que les 30% qui restent provoquent d'énormes malaises, souvent pas justifiés...

    Première précision : Un arbitre ne fait pas appel à la VAR. Ce sont les arbitres qui se trouvent dans le car régie (ou au centre technique de la VAR à Paris) qui interpellent l’arbitre de la rencontre quand ils estiment qu’il y a une « erreur manifeste » constatée. Deux exemples qui ont suscité des commentaires acerbes des Lillois et des Rémois expliquent parfaitement le niveau d’intervention de la VAR et surtout l’interprétation du règlement.

    Lors du match Reims – Lille (31ème journée, 1-1), sur l’égalisation d’Oudin, l’arbitre de touche, suivi par l’arbitre de champs, annule le but pour un hors jeu. Grâce à leurs nombreux angles de vue et aux ralentis, les arbitres de la VAR estiment qu’il n’y a pas hors-jeu et poussent l’arbitre principal à accorder le but. Après, que Christophe Galtier estime lui, qu’il y a hors-jeu, c’est une autre histoire qui n’a rien à voir avec la VAR…

    Deuxième exemple qui explique cette fois le manque de maitrise des règlements : la main réclamée par les Rémois en toute fin de match. Le ballon rebondit sur le genou de Soumaoro et vient heurter la main du capitaine du LOSC. L’arbitre de terrain ne siffle pas penalty, ce qui n’est pas une « erreur manifeste » si on se fie au règlement. Pourquoi ? Parce que (c’est précisé dans le règlement), « le joueur n’avait pas la possibilité d’éviter que le ballon ne frappe sa main ». C’est la même chose pour la main de Pablo (Bordeaux) sur la frappe de Strootman (OM). Le ballon rebondit d’abord sur la cuisse du défenseur brésilien avant de frapper son avant-bras. Ne pas siffler n’est pas une erreur manifeste car le règlement prévoit ce type d’action. En revanche, la main de Radonjic n’est pas dans le même contexte. Déjà parce que le ballon va directement à la main…

    De moins en moins de place aux erreurs, mais de plus en plus à l’interprétation…

    Ce qui porte à confusion en revanche, et là où peut encore se perfectionner l’arbitrage, surtout avec la VAR, c’est l’interprétation des images par les arbitres. Comme avant, quand la vidéo n’existait pas. Sauf qu’à cette époque on parlait « d’erreurs humaines » (si chères à Michel Platini…) alors qu’aujourd’hui, ce qualificatif ne peut plus être employé, il s’agit d’ « erreurs d’interprétation ».

    Le principal problème aujourd’hui, c’est la communication faite autour de la VAR. On s’aperçoit en effet au bout de 31 journées, qu’un grand nombre des acteurs du foot (des joueurs aux présidents) ne connaissent par les principes d’utilisation de la VAR, et plus généralement les règlements du foot.

    C’est le cas par exemple de Bernard Blaquart. Lors de Saint-Etienne - Nîmes (30ème journée, 2-1 pour les Verts), l’entraîneur gardois a pesté contre le fait que la touche à l’origine du but stéphanois était en faveur de Nîmes et non de Saint-Etienne, incriminant la VAR. Il a raison, sur les images, on voit bien que la touche était en faveur des Nîmois. Mais cela n’entre pas dans les compétences de la VAR. Pour remettre en cause le but des Verts, la VAR scrute les images à partir de la dernière remise en jeu. Même si celle-ci aurait dû être à l’avantage des Nîmois, cela n’est pas observé.

    A contrario, lors du match Real Madrid – Ajax (1-4) en Ligue des Champions, sur le 4ème but des Néerlandais, la VAR s’est longuement attardée pour savoir si le ballon était sorti en touche (non sifflé par l’arbitre) alors qu’il était en possession des joueurs de l’Ajax, juste avant le but. Il s’agissait d’une action de jeu faisant partie de l’action de but, donc la VAR avait autorité et le but aurait pu être invalidé.

    Enfin, autre exemple significatif : le penalty accordé à Manchester United en fin de match contre le PSG au Parc, qui entraine l’élimination des Parisiens. Là encore, il s’agit d’interprétation, car règlementairement, le penalty est tout à fait justifié. Le ballon va directement à la main qui est décollée du corps de Kimpembe. Bien sûr, d’autres arbitres auraient peut-être décidé de ne pas accorder un penalty, mais il se trouve que ce soir là, au moins deux des trois qui jugeaient les images (les deux dans le car régie et l’arbitre de terrain) ont jugé qu’il fallait accorder le penalty.


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