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    Olivier Létang, l'homme qui a changé le Stade Rennais

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    Olivier Létang, l'homme qui a changé le Stade Rennais

    22 févr. 2019

    Comment il marque le club de son empreinte

    Nommé président délégué du Stade Rennais le 3 novembre 2017 à la suite de la démission de René Ruello, Olivier Létang a changé le destin du club breton. Modeste joueur de foot au Stade de Reims (il participera de façon très active à la remontée du club de CFA2 (National 3) à la Ligue 2), l’homme de 46 ans a connu une carrière brillante avant de diriger le Stade Rennais.

    C’est d’abord à Reims pendant 15 ans qu’il va se rendre indispensable. Il commence par s’occuper des comptes du club tout en étant également joueur, puis en 2000, il est promu directeur administratif et financier, juste après avoir décroché un diplôme MBA Executive de l'Essec et Mannheim Business School en Allemagne.

    En septembre 2012, il entre dans la lumière en devenant le directeur sportif adjoint du PSG. Le départ de Leonardo et son influence grandissante l’amènent à obtenir le titre de directeur sportif en octobre 2016. Mais quelques mois plus tard, sous la pression des Qataris face à la saison mitigée du club (battu dans la conquête du titre par Monaco), Olivier Létang quitte le club pour embrasser une nouvelle carrière : il rejoint Sports Invest UK (une société de gestion de carrières) en tant que directeur général, sans être toutefois enregistré comme agent de joueur.

    Sept mois plus tard, il réapparait à la surprise générale en Ligue 1 en étant nommé président délégué du club breton par l’actionnaire majoritaire. A l’époque, le Stade Rennais est 5ème et reste sur 3 victoires de suite. Mais dès son arrivée, Létang vire Christian Gourcuff pour installer Sabri Lamouchi sur le banc. « Je souhaitais avoir des connexions positives » explique le nouvel homme fort du club. « On a eu un échange avec Christian qui s'est bien passé. Mais les déclarations qui avaient été faites me faisaient m'interroger sur la volonté d'une collaboration commune. Et quand on arrive dans un projet, a fortiori en cours de saison, il faut forcément que tous les hommes et toutes les femmes qui participent à ce projet soient convaincus à 200 %. Il n'y avait pas un fossé, mais à partir du moment où il peut y avoir un doute, pour moi, ça semblait quelque chose de légitime de changer et d'avoir quelqu'un à mes côtés qui soit déterminé, plein d'enthousiasme et convaincu de la collaboration dans le projet ». En fin de saison, Rennes termine à la 5ème place, qualifié pour la Ligue Europa, sans que l’on puisse donc lui reprocher son choix.

    Derrière le mercato réussi cet été

    Un peu plus d’un an plus tard, c’est en résumé le même état d’esprit qui poussera Létang à écarter Lamouchi. Même si le contexte est différent puisque le Stade Rennais restait sur une gifle au Roazhon Park face à Strasbourg (1-4) et pointait à la 13ème place. C’est à ce moment là qu’il réussit un véritable coup de génie en plaçant Julien Stephan à la tête de l’équipe première. « Je le connaissais bien et je sentais qu’un jour il serait entraineur du Stade rennais », répondra un peu plus tard le dirigeant qui ne confirme toutefois pas avoir déjà l’idée derrière la tête quand il refuse de laisser partir le jeune technicien (responsable de la réserve) à Monaco pour épauler Thierry Henry.

    Très impliqué dans toutes les composantes du club, Olivier Létang est aux commandes, quelques mois plus tôt du mercato réussi des Bretons. Si Clément Grenier, Hatem Ben Arfa et Mbaye Niang sont en Bretagne aujourd’hui, Létang n’y est pas étranger. Si Yoann Gourcuff n’est pas prolongé aussi.

    Compétiteur aguerri par ses 5 années passées au PSG, Olivier Létang change aussi la communication du club. Il n’hésite pas à parler d’Europe et même de Ligue des Champions comme objectif à moyen terme.

    Convaincu que Rennes pouvait passer face au Bétis Séville - avant comme après le 3-3 du match aller - il continue d’afficher l’ambition du club après le tirage au sort des huitièmes. « Comme on veut continuer notre petit bonhomme de chemin dans cette compétition, c'est sûr que ce n'est pas l'adversaire le plus simple, explique-t-il avec beaucoup de respect pour les Gunners. Arsenal, c'est jouer un monument du foot international et européen, donc c'est très bien d'accueillir cette équipe au Roazhon Park, on les respecte beaucoup. Maintenant, même s'ils vont partir bien évidemment favoris, on nous donnait 14 % de chances de nous qualifier statistiquement après le match aller contre le Betis Séville. Là, notre pourcentage de chances est probablement inférieur à 50 % au départ, mais on va le jouer à fond, on a aussi des arguments et des forces vives, et on va jouer ces quatre mi-temps pour se qualifier. Ce sera le petit Stade Rennais qui grandit contre le grand Arsenal. C'est un très beau tirage ».

    Le discours frais d’un homme qui ne se contente pas d’un exploit face au Bétis mais qui en veut encore plus. Pour faire passer le Stade Rennais dans une autre dimension.


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