En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

Ecrivez sur votre club L'actualité de votre club
    OM-Nîmes, le match de tous les dangers

    Ligue 1

    Actus

    Ligue 1

    OM-Nîmes, le match de tous les dangers

    13 avr. 2019

    > Marseille - Nimes (17h)

    En cas de mauvais résultat face à des Nîmois libérés et qui jouent sans pression, l'OM dirait définitivement adieu au podium et pourrait même craindre pour sa place en Ligue Europa. Si les supporters devraient être derrière leur équipe, la rencontre va toutefois se dérouler dans un climat très tendu en interne ou Rudi Garcia est de plus en plus isolé...

    Se battre avec des promus pour la 5ème place : qui aurait prédit cette situation il y a un peu moins de trois ans, à l’annonce du Champions Project ? Même le pire des ennemis de l’OM n’y songeait pas, quand Franck McCourt et Jacques-Henry Eyraud étalaient dans la presse leurs ambitions pour le club sur le point d’être racheté. « Nous allons le construire ensemble (ndlr : le fameux Champions Project) et il repose sur quatre axes. Le premier : nous construirons une équipe qui se battra tous les ans pour le titre dans le championnat de France, expliquait le géant américain. Le deuxième concerne les supporters, nous créerons la meilleure expérience pour les fans en L1. La troisième englobe la communauté, le club doit être un modèle et rendre ce qu’il doit à la ville de Marseille. La quatrième est de bâtir une organisation forte, aussi forte en dehors que sur le terrain ». Des commentaires consolidés par de nouvelles déclarations au moment de la signature : « mon but numéro 1, c'est d'être dans le top 3 de la Ligue 1 tous les ans. Le but numéro 2 est de gagner le Championnat plus souvent qu'on ne le perd. Le but numéro 3, c'est gagner la Ligue des Champions. On doit y parvenir dans l'ordre ». Les propos remontent à l’automne 2016, juste avant que l’OM ne bascule sous pavillon américain. Il suffit de les rappeler pour résumer le climat qui entoure le match de cette après-midi.

    Rien à voir avec le match de la 20ème journée au Vélodrome contre Monaco

    Certes, il y a pile trois mois, c’est dans une ambiance apocalyptique que l’OM recevait Monaco lors de la 20ème journée (1-1). Mais à l’époque, il restait encore 19 matchs à jouer et l’équipe de Rudi Garcia pointait à 3 petits points du podium (Lyon) et à seulement 4 unités du deuxième (Lille). Aujourd’hui, les Olympiens sont à 13 points du LOSC et 8 de Lyon (qui compte un match de moins). L’heure est grave, très grave. D’ailleurs, contrairement au match de la 20ème journée, le Vélodrome devrait être derrière son équipe. « On sera derrière les joueurs, même si on s'aperçoit que l'équipe n'est pas au niveau de ce qu'on espérait, expliquait Christian Cataldo, le responsable des Dodger's sur le plateau du Talk Show du Phocéen (propos repris par le site). Par contre, il y a plein de choses qui ont été faites et qui ne vont pas, que ce soit de la part de Garcia au niveau de l'équipe et de la part du président au niveau du club. La contestation sera contre les dirigeants, pas contre l'équipe. Il faut que la direction prenne conscience qu'il va falloir changer ».

    Garcia de plus en plus isolé...

    Un match capital que Rudi Garcia aborde dans une posture très défavorable. Au fil des matchs, ses différents avec plusieurs de ses cadres apparaissent au grand jour. Il y a d’abord eu l’épisode Thauvin, repris de volée pour avoir dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas (voir ci-dessous), puis ses explications sur l’absence de Luiz Gustavo qui n’a plus débuté un match depuis le début du mois de février. « S'il ne veut plus être défenseur ? Luiz joue où je lui dis de jouer. C'est un formidable homme et un formidable joueur. Après, j'aime bien le bon sens et la logique, a expliqué Rudei Garcia en conférence de presse. Est-ce que vous pensez qu'un entraîneur se passerait de l'un de ses meilleurs joueurs s'il est à 100% ? Il y a des choses dans le vestiaire qui restent dans le vestiaire et qui ne vous regardent pas. J'attends qu'il revienne à 100% dans sa tête et dans son corps ». Selon nos informations, l’objet de la discorde viendrait en premier lieu du poste de Luiz Gustavo. Pendant la trêve hivernale, le Brésilien aurait fait savoir à son entraineur (qui l’avait utilisé en défense lors de la phase aller) qu’il ne souhait plus jouer défenseur.

    Ce n’est pas Rami, qui ne joue plus (faute surtout d’être performant) ni Payet, également écarté (mais qui pourrait être titulaire contre Nîmes), qui vont apaiser l’ambiance dans le vestiaire. Avec depuis peu un nouveau problème du nom de Morgan Sanson. Sorti peu avant l’heure de jeu face à Angers (alors que l’OM menait encore 2-1), l’ancien joueur de Montpellier n’a eu droit qu’au dernier quart d’heure du match à Bordeaux (0-2). Or il est, avec Thauvin, un des joueurs les plus « bankable » de l’effectif marseillais, suivi de près par plusieurs clubs de milieu de tableau en Premier League. Alors qu’il fait partie de ceux qui ont le moins raté leur saison, ne pas le faire jouer pourrait faire baisser son prix et ne pas servir les intérêts du club qui va devoir vendre pour rentrer dans les clous du fair-play financier et surtout, comme l’expliquait Jacques-Henry Eyraud, entamer un nouveau cycle…

    Malgré tout, c’est Strootman qui est annoncé pour débuter à côté de Lopez cette après-midi, alors que Payet pourrait signer son grand retour à la place d’Ocampos, suspendu.

    De boulet à la chape de plomb

    Une chose est sûre : près de 8 mois après la défaite à Nîmes lors du match aller (entaché d’une grosse erreur d’arbitrage, doublée d’un problème dans l’utilisation de la VAR), que Rudi Garcia a longtemps considéré comme « le boulet » de la saison de l’OM, c’est le moment où jamais de prendre une revanche pour sauver ce qui reste encore à sauver. Tout autre résultat qu’une victoire ne serait plus considéré comme un boulet, mais une véritable chape de plomb qui viendrait s’abattre sur le Champions Project. Derrière, Reims, Nice et même Montpellier pourraient passer devant les Marseillais pendant que Saint-Etienne aura l’occasion de s’envoler…

    Sans parler de la pression que pourraient mettre Strasbourg, Nîmes et même Rennes en revenant à 2 ou 3 points des Marseillais. Mais o n'en est pas encore là, il reste un match à gagner...

    > Après la défaite à Bordeaux la semaine dernière, Thauvin avait fustigé son équipe et le niveau affiché cette saison. « Le podium ? Je pense que c’est quasiment impossible maintenant… Et puis la Ligue des Champions, pour y faire quoi ? On est nuls», avait déclaré le n°26 de l’OM en zone mixte après le match.« Aujourd’hui, on ne fait pas ce qu’il faut et on perd le match sur des détails, encore ! Et au haut niveau, les détails, ça coûte cher. Maintenant, on n’a plus qu’à assumer parce que ce n’est pas normal d’être là où on en est.» Un constat que Rudi Garcia n’a pas voulu laisser passer. « La déclaration de Flo Thauvin, c'est une réaction à chaud, et parfois, à chaud, on manque de lucidité et on peut dire des bêtises », a expliqué le technicien marseillais. A la question : « il a dit des bêtises ? », Garcia a répondu : «ben oui, clairement. Mais cela arrive, moi aussi, cela m'est arrivé, à chaud, d'être tellement frustré que les mots dépassent la pensée. »


    Vous avez aimé cet article ? Faites-le savoir !


    Votre article dans

    Ecrivez sur votre club