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    Pallois, le colosse qui sait se rendre indispensable

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    Pallois, le colosse qui sait se rendre indispensable

    3 nov. 2019

    > Bordeaux - Nantes (15h)

    Pour faire un résultat à Bordeaux, Christian Gourcuff misera encore une fois sur la solidité de sa défense où Girotto et Pallois règnent en maîtres. Pallois, l’ancien Bordelais un colosse qui sait se rendre indispensable partout où il passe. Itinéraire.

    Certains ont essayé… Au début de la saison 2018/2019, Miguel Cardoso a voulu se passer de Nicolas Pallois et l’a exclu du groupe. Mais moins de deux mois après le début de saison, l’entraîneur portugais était démis de ses fonctions et remplacé par Vahid Halilodzic qui comprendra vite qu’il ne peut pas se passer du colosse normand révélé lors de l’épopée de l’US Quevilly en Coupe de France (défaite en demi-finale en 2010 face au PSG). Celui que l’on surnomme « Monsieur Propre », en raison de son crâne rasé (comme le personnage de la publicité) et de son efficacité pour nettoyer les ballons chauds, ne ressortira plus jamais de l’équipe.

    Si on a coutume de caricaturer les Normands par leurs difficultés à prendre position (d’où l’expression « une réponse de Normand… »), le natif d’Elboeuf lui, a toujours su ce qu’il voulait. Et tant pis si le Stade Malherbe de Caen,  son club formateur, n’a pas voulu le conserver. C’est en CFA (actuel National 2) avec l’US Quevilly, qu’il repart de l’avant, bien décidé à gravir tous les échelons d’un monde professionnel qui lui a fermé la porte et dans le quel il va rentrer par la fenêtre.

    Un des meilleurs défenseurs de Ligue 2

    Après l’exploit en Coupe avec Quevilly, plusieurs clubs s’intéressent à lui. C’est à Valenciennes, alors en National, que le colosse (1,90m pour 80 kg) poursuit sa carrière. Deux ans plus tard (2012), il gravit encore un échelon en rejoignant les Chamois Niortais. Lors de la saison 2013/2014, il se distingue comme l’un des meilleurs défenseurs de Ligue 2. Intégré dans l’équipe type de la saison, il contribue au bon parcours des Chamois qui terminent 5èmes. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il croise pour la première fois la route d’Emiliano Sala, prêté par les Girondins de Bordeaux. Lors de l’été 2014, les deux hommes devenus amis prennent d’ailleurs ensemble la route de la Gironde. Si le buteur tragiquement décédé en janvier dernier a du mal à se faire une place dans l’effectif Bordelais, ce n’est pas le cas de Pallois qui s’impose toute de suite comme une pièce essentielle de la défense.

    2017 : la rupture avec Bordeaux

    Mais en 2017, c’est la rupture. Alors qu’il est à un an de la fin de son contrat, les Girondins refusent de le prolonger. C’est donc à Nantes où Ranieri débarque pour mettre en place un jeu hyper sécurisé que Nicolas poursuit sa carrière. Une saison que les Canaris terminent à la 9ème place, mais avec la deuxième meilleure défense de Ligue 1. Une valeur malheureusement bafouée par Miguel Cardoso après le départ du technicien italien, qui lui coutera sa place...

    Dur sur l’homme, souvent bien placé, efficace dans les duels… Nicolas Pallois n’est pas seulement un roc défensif. La preuve : quand Gourcuff, l’apôtre du beau jeu, qui veut faire revivre le « jeu à la Nantaise » décide de faire descendre Girotto en défense centrale pour profiter de son sens du placement, sa vivacité et la qualité de ses relances, ce n’est pas Pallois qui est sacrifié mais le Malien Molla Wagué, recruté pourtant au cœur de l’été pour renforcer l’arrière garde des Canaris. Depuis le début de saison, l’ancien bordelais ne quitte plus l’équipe. En dehors d’un match de suspension (la défaite à Metz), il n’a pas manqué la moindre seconde de jeu. A 32 ans aujourd’hui, c’est en véritable pilier d’une équipe nantaise hermétique (7 buts encaissés, soit la deuxième meilleure défense de Ligue 1 derrière Reims et à égalité avec le PSG) que le Normand revient à Bordeaux où il a disputé 101 matchs en trois saisons (toutes compétitions confondues). De son passage en Gironde, il garde un excellent souvenir, mais à l’heure du derby de l’Atlantique, certifie que Nantes « respire plus le foot » et qu’il y a « une meilleure ambiance à la Beaujoire ».


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