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    Paris, la philosophie du malheur...

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    Paris, la philosophie du malheur...

    29 avr. 2019

    La chronique de Stéphane Désenclos

    Ce qui est intéressant après chaque échec du PSG, c’est qu’on prend un malin plaisir à se jeter sur la bête blessée pour tenter de l’achever. Tout est prétexte à ressortir notre animosité envers le club qui domine de la tête, des épaules et même du nombril la Ligue 1. Vous me direz, « il ne l’a pas volé » et vous n’avez pas tort. Guingamp, Manchester, Nantes, Rennes… il faut bien reconnaître que le PSG est passé maître dans l’art de donner le bâton pour se faire battre. Et, si le titre a été officialisé après 33 journées, cette saison restera la pire de l’ère qatari, même si la saison 2016/2017 (perte du titre, remontada…) a aussi ses arguments à faire valoir.

    Mais ici, pas question de se transformer en procureur du club de la capitale, les observateurs sont assez nombreux à le faire, parfois sans véritable objectivité, abusant un peu trop de leur goût du “buzz”. C’est de ça que j’avais envie de vous parler. Parce que cette petite histoire, connexe à la belle victoire des Rennais en Coupe de France, est un peu le symbole des analyses à charge des échecs enregistrés par le PSG cette saison.

    Si le PSG a perdu la finale de la Coupe de France contre le Stade Rennais, c’est donc parce que, il y a un an et demi, les patrons du club ne se sont pas bien comportés avec Hatem Ben Arfa. Et ce samedi 27 avril, tel le “vengeur masqué”, le génial gaucher est revenu pour punir les méchants patrons.

    Le vengeur masqué

    « Dans la vie comme je l'ai dit, par rapport au président du PSG, il ne faut jamais sous estimer son adversaire, un jour il revient, il est plus fort, comme un jour Adrien Rabiot, il va revenir et il va leur faire mal, c'est comme ça la vie il faut être juste, il ne faut pas prendre les gens de haut, il faut respecter l'humain et quand tu respectes l'humain tout va bien mais quand tu respectes pas l'humain, ça ne passe pas ». Pour résumer cette sortie de Ben Arfa, dont les médias se sont pressés d’en faire écho, et sans entrer dans le débat ni prendre partie pour l’un ou l’autre (le président du PSG que l’on soupçonne quand même d’avoir sa propre version des droits du travail, ou Ben Arfa), cela veut donc dire que si le Rennais avait touché sa prime d’éthique (c’est pour cela que le joueur et le club se retrouvent au tribunal) et s’il avait toujours pu s’entraîner normalement avec ses coéquipiers (ce qui est quand même la moindre des choses, il faut le reconnaitre), Paris aurait gagné. Un discours qu’on aurait pu comprendre si Ben Arfa (qui a fait un bon match) avait réussi un triplé, offert des passes décisives… Bref, battu quasiment à lui seul le PSG. Ben Arfa est un très bon joueur, il fait une belle saison et a grandement contribué à insuffler une ambition nouvelle aux Rennais, mais il y a quand même des limites à ne pas dépasser. Non pas dans la bouche d’un joueur logiquement ivre de bonheur en gagnant ce titre tout en l’enlevant à son pire ennemi (le président, pas le club), mais surtout des médias, qui se gargarisent des propos de l’ancien international.

    Rabiot, les Bleus et le « respect de l’humain »

    Mais ce n’est pas tout : on va encore plus loin dans l’absurde avec la réaction de Véronique Rabiot qui y est allée de son commentaire acerbe et déplacé : « le président (Nasser Al-Khelaïfi) a pris une décision totalement injuste (ndlr : en décidant d’écarter Rabiot qui ne souhaitait pas prolonger et dont le comportement dans les négociations n’aurait pas été à son goût), tout le monde le sait. Et en faisant cela, il a instillé un poison dans son équipe, qui a fait son oeuvre ces cinq derniers mois. Il a lui-même morcelé son équipe parce qu'il a oublié la dimension humaine, justement ». Puis la maman de Rabiot, qui aurait elle-même compromis le transfert de son fils vers les plus grands clubs en n’ayant pas toujours un comportement exemplaire, de remercier Ben Arfa : « Je remercie infiniment Hatem Ben Arfa pour sa déclaration et son soutien à Adrien Rabiot. S'il n'avait pas fait cette déclaration, je n'aurais pas pris la parole ». Personnellement, je me serais bien passé de ce coup de canon sur l’ambulance. Rabiot nous a prouvé ces derniers mois, notamment avec son attitude avec les Bleus, qu’il savait très bien se mettre tout seul dans de sales draps, sans avoir toujours montré un immense respect pour “l’humain”…


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