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    Pascal Mazeau (président de Viry-Châtillon) : « un vrai moment de bonheur »

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    Pascal Mazeau (président de Viry-Châtillon) : « un vrai moment de bonheur »

    6 janv. 2019

    INTERVIEW

    24 heures après la victoire de Viry-Châtillon sur Angers, le président du club amateur (Régional 1), Pascal Mazeau, revient sur ce qui est considéré comme l’un des plus grands exploits de l’histoire de la Coupe de France.

    Tout d’abord président, comment vous sentez-vous au lendemain de cet incroyable exploit ?

    Calme et reposé. On a passé une nuit compliquée, parce que beaucoup de choses tournent dans la tête…

    Il y a beaucoup de sollicitations depuis hier…

    Effectivement. Ça m’a pris jusqu’à 10 heures hier soir et depuis 6h et demi ce matin… On ne s’y était pas préparé, mais ce n’est que du plaisir.

    Vous avez conscience d’être entré dans l’histoire de la Coupe de France avec cet exploit ?

    Un de vos collègues me disait hier que c’était le deuxième plus grand exploit de la Coupe de France. Pour nous, c’était juste un match, on ne pensait pas à tout ça… Les joueurs se sont préparés pour jouer un match.

    Après votre mésaventure de la saison dernière, vous devez savourer tout particulièrement…

    On était quand même en National 2 la saison dernière… Le club est descendu sportivement, puis la DNCG en a remis une couche pour nous reléguer en Régional 1. On prend ça un peu comme une revanche. Viry n’est pas mort, même si certaines personnes avaient déjà creusé le trou.

    On vous sent très remonté contre la DNCG…

    J’espère être invité au tirage des 16ème demain soir, pour l’instant ce n’est pas le cas. Si j’y vais, j’espère que je croiserais là-bas quelques personnes de la DNCG. Ce serait un petit plaisir personnel… On a subi une rétrogradation administrative pour une somme ridiculement importante. Vu le travail que l’on a fait depuis 10 ans pour essayer de sauver le club, on ne méritait pas ça, pour 14 000 euros…

    Revenons au match. Comment l’équipe a préparé cet exploit ?

    Les joueurs ne sont pas partis en vacances pour préparer ce match. On a voulu mettre les bons ingrédients, sans non plus vouloir en faire trop. L’année dernière à la même époque, on se faisait sortir au Poiré-sur-Vie, qui était en R1 alors que nous étions en National 2. On a perdu sans jouer. Personne ne voulait revivre ça.

    Quel souvenir gardez vous du match en lui-même ?

    C’était un vrai match de foot. J’avais entendu vaguement le coach (ndlr : Walid Aïchour, passé par Auxerre, le Red Star et Rouen notamment en tant que joueur) dire qu’il avait mis en place une tactique spéciale, mais je me disais qu’il y avait quand même 6 divisions d’écart…

    Vous marquez sur un but qui n’est pas le plus beau qui soit…

    Un but est rendu beau par la valeur qu’on lui donne. Pour tout vous dire, j’étais à la billetterie à moitié de dos au terrain et je ne l’ai pas vraiment vu. Après, j’ai passé une partie de la fin du match dans la rue à faire les cent pas. La pression était trop forte. Puis il y a eu des arrêts de jeu interminables… ça a mis de la tension en tribune parce que personne ne comprenait que ça dure aussi longtemps. Surtout qu’il n’y avait aucune raison. Après, c’était magnifique. J’ai réussi à éviter d’aller sous la douche, mais voir tous ces gamins heureux, récompensés par ce magnifique exploit, c’était formidable. Un vrai moment de bonheur.

    « Notre priorité pour les 16èmes est de pouvoir jouer à Viry, pour faire parler de la ville en bien »

    Pour les 16èmes, vous avez une préférence ?

    Moi j’ai deux clubs de cœur. Metz et Marseille. La famille de Rudi Garcia est très proche de l’Essonne et de Viry-Châtillon. Son père a été éducateur au club. Mai si c’est l’OM, c’est clair qu’on ne jouera pas à Viry… On est un peu le c.. entre deux chaises. D’un côté on se prend au jeu en se disant qu’avec une National 3 on pourrait peut-être passer un tour supplémentaire, et d’un autre côté, on aimerait bien une grosse Ligue 1. Mais dans ce cas, on ne jouerait pas chez nous…

    Vous tenez tout particulièrement à rejouer à Viry…

    Le match s’est parfaitement bien passé. On nous a reproché un pétard… On est à Viry… Avec tout ce qui se passe en ce moment, un pétard, c’est rien. On a bien su gérer la sécurité, les forces de l’ordre nous ont détaché du monde, tout s’est parfaitement bien passé. On aimerait le refaire pour faire parler de Viry en bien. Peut-être que l’idéal, ce serait une Ligue 1 mais pas trop grosse, pour arriver à organiser le match chez nous.

    La semaine va être forcément spéciale pour vos joueurs. Il va falloir les faire redescendre de leur nuage, ça c’est votre rôle et celui de l’entraîneur…

    Pour ça je fais entièrement confiance à Walid. Dès hier soir il parlait déjà du match de la semaine prochaine… Pour ma part, je ne vais sans doute pas passer voir les joueurs cette semaine. J’habite assez loin de Viry et je ne vais rien changer à mes habitudes. Après, on espère avoir un coup de main des instances pour reporter notre match du 19 janvier. Parce que jouer le 19 et rejouer trois ou quatre jours plus tard, pour des vrais amateurs qui travaillent, ce n’est pas évident.


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