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    Pourquoi il faut croire en l'OM de Villas-Boas

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    Pourquoi il faut croire en l'OM de Villas-Boas

    3 déc. 2019

    > Angers - OM (19h)

    Il y a encore deux mois, personne n'aurait pensé que le match de ce soir entre le SCO et l'OM soit un choc entre le 2ème et le 3ème de Ligue 1. Si les pronostics ne misent pas forcément sur Angers, en revanche, on a de plus en plus de raisons de penser que l'OM est un candidat sérieux au podium. Explications.

    Depuis quelques semaines, c’est un André Villas-Boas détendu et souriant qui a pris l’habitiude de se présenter devant les nombreux journalistes qui accompagnent le retour au sommet de l’OM. A l’image de la victoire contre Brest au Vélodrome (vendredi, 29 novembre, 15ème journée) qui a marqué un petit tournant dans la saison de son équipe. “On a tous bien joué, tous été parfaits, c'est la première fois que je n'ai rien à redire. J'étais seulement inquiet pour la fatigue, soutenir un pressing aussi intense pendant 90 minutes c'est très difficile, et les cinq minutes où on a un peu reculé on a encaissé ce but, on n'a pas eu de chance. Une minute de terreur, et une minute de magie de Nemanja. Je suis très content, la victoire est méritée, mais on a de nouveau souffert ».

    A cet instant précis, ce qui rendait heureux le technicien portugais, c’était le calendrier : dès mardi les Marseillais étaient à Angers* (3ème) avant de recevoir Bordeaux (4ème) dimanche 8 décembre. Deux concurrents directs pour le podium. Deux rencontres qui arrivent au meilleur moment de la saison pour les Marseillais qui peuvent compter sur la forme étincelante de Payet, Sanson, Mandanda, Rongier ou Sarr, mais aussi d’un Radonjic transfiguré qui vient de marquer 3 fois en 10 jours. Une fois avec la Serbie (le 15 novembre contre le Luxembourg) et deux fois avec l’OM (à Toulouse et contre Brest d’une superbe frappe enroulée de l’entrée de la surface). A chaque fois après être entré en jeu en cours de match. « Il faut rester concentré pour Angers et Bordeaux, insistait AVB, des clubs plus proches de nous, pour les éloigner de la deuxième place, cela peut nous faire arriver à Noël dans une position confortable » .

    AVB, anti Garcia ?

    Si le Portugais est aussi confiant, c’est parce que son équipe lui renvoie l’image d’un groupe soudé, de nouveau prêt à se relever de toutes les embuches placées sur sa route. Absence de Thauvin, suspensions à répétition, méforme chronique de certains éléments… L’OM de Villas-Boas a réussi à tout surmonter depuis le début de saison. Certes, le fait que des équipes comme Lyon, Monaco ou même Lille, aient aussi tourné en dessous du niveau attendu a aidé les Marseillais, mais, comme le souligne Bouna Sarr, « cette deuxième place, on ne l’a pas volé» . Au contraire, les Marseillais sont même allés la chercher en répondant présent dans les gros matchs (Lille et Lyon) autant que dans les plus petits (Toulouse).

    Cette petite résurrection, les Marseillais l’a doivent à un homme, qui a su redonner confiance à toute équipe, qui visiblement ne supportait plus la vie de groupe avec Rudi Garcia. Comment ? en « manifestant toujours sa confiance envers nous » , répond Caleta-Car. « Peu importe qui joue ou ne joue pas, on ressent cette confiance, c’est ce qui a changé » , explique le défenseur croate qui égratigne indirectement Rudi Garcia. AVB aurait voulu faire de “l’anti Garcia” qu’il ne s’y serait pas mieux pris. Jamais un mot sur les joueurs, très peu de plaintes, toujours du positif et surtout, pas de langue de bois. C’est la recette qui a séduit le groupe et qui pousse chaque joueur à donner le maximum, tout en acceptant les choix de son coach. « Une chose est sûre : j'ai été très bien reçu par le groupe. Maintenant ça marche bien » , soulignait d’ailleurs le technicien portugais avant le déplacement à Angers (16ème journée, mardi 3 décembre).

    La communication du successeur de Garcia y est pour beaucoup. En interne comme face aux medias, l’ancien coach de Tottenham a rapidement fait le choix de dire ce qu’il pense, mais avec des mots simples, comme si c’était une évidence. Rappelons-nous dès son arrivée, il avait été clair  en expliquant que l’OM n’avait pas les moyens de se montrer actif sur le marché des transferts. AVB ne vend pas du rêve mais fabrique du concret.

    Avant le clasico, il avait choqué en expliquant que l’OM n’avait rien à gagner dans son match au Par cet qu’il misait surtout sur les matchs contre Lille et Lyon pour prendre des points. Depuis, il a prouvé qu’il avait raison de se focaliser sur des matchs qui pouvaient permettre à l’OM de grimper le podium.

    Les bons leviers

    Autre exemple symbolique du début de saison de l’OM : le cas Amavi. Conspué par les supporters contre Rennes au Vélodrome (8ème journée) après une première période catastrophique, l’ancien Niçois a été sorti à la mi-temps mais AVB l’a toujours soutenu. Avant de le relancer en deuxième période au Parc et de lui faire de nouveau confiance.

    On pourrait aussi évoquer la gestion de la suspension idiote et dommageable de Dimitri Payet, qui a terriblement manqué à l’OM, l’intégration de Valentin Rongier, toute en douceur, l’incorporation des jeunes (comme Lucas Perrin), ou non (comme Lihadji) ou encore le choix de confier le brassard à Steve Mandanda en début de saison.

    Si aujourd’hui les joueurs de l’OM donnent l’impression de se vider un à un de leurs ressentiments envers leur ancien entraineur, c’est parce qu’AVB a su utiliser les bons leviers.


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