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    PSG-Manchester United, quand les lâches sont de sortie...

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    PSG-Manchester United, quand les lâches sont de sortie...

    9 mars 2019

    La chronique de Stéphane Désenclos

    La chronique de Stéphane Désenclos, rédacteur en chef du quotidien du foot.

    Humilié par une deuxième « remontada » historique, le PSG est au cœur de toutes les critiques et c’est bien logique. Jusqu’à une certaine limite, caractérisée par de la compétence professionnelle… Car franchement, depuis mercredi soir, on entend tout et n’importe quoi. Tout d’abord, de la part de nos confrères de l’Equipe. Eminents journalistes qui avaient taillé en pièce Jacquet avant le mondial 1998 ou remis certains choix de Deschamps en question avant le mondial 2018. Pour eux, qui sont interdits de conférence de presse au Camp des Loges par le PSG, il est temps que Nasser Al-Khelaïfi s’en aille. Normale cette vengeance face à celui qui les prive de faire leur métier correctement (à considérer qu’ils le font en général). Dehors Al-Khelaïfi, responsable donc d’une faute de poussin de Buffon et dans la foulée de la terrible malédiction qui foudroie pour la deuxième fois en deux ans le club de la capitale.

    Mais la palme de la mauvaise foi n’est pas réservée uniquement au plus grand quotidien sportif du monde servi par les meilleurs journalistes de la planète. D’autres très bons consultants ou journalistes sont sur d’autres médias. A l’image de Sagnol, ils tirent sur tout ce qui bouge. « L’autre danseuse brésilienne, il fait la samba deux jours avant le match. Paul Pogba, suspendu pour le match, est 24 heures sur 24 avec les copains, lui. Il est là à tous les entraînements, il est présent au stade, il fait tout ! Si Neymar était rentré quatre jours avant pour aller aux Camps des Loges, aller voir ses copains et qu’il dirait allez les gars… Ce sont ces détails qui font la différence ! », nous explique Sagnol qui a montré à Bordeaux, que lui, il savait diriger un club et l’amener vers la victoire. Il oublie sans doute que Pogba est à 100% de ses moyens physiques et que Neymar a encore du mal à marcher sans béquille. Pas évident dans ces conditions d’être au milieu de ses partenaires à l’entraînement. En revanche, pas un mot de Martial qui n’était même pas au Parc, mais resté à Manchester pour se soigner. Mauvaise foi quand tu nous tiens.

    Ce n’est pas tout. Dans le déferlement de leçons en tous genres, entendues ici ou là (plateaux télé, radios, supporters…) on a aussi entendu (ou lu) que les Parisiens étaient « arrogants », « trop sûrs d’eux » et qu’ils « se voyaient déjà en finale ». Mais on a aussi entendu qu’ils avaient peur, à tel point qu’ils n’envisageaient même pas que tout pouvait bien se passer lors du match retour…

    Rien que dans ce qu’elle représente, l'élimination est honteuse. Mais elle n’ajoute aucun crédit aux pourfendeurs du club de la capitale.

    En revanche, pas un mot sur le match de Kylian Mbappé, passé complètement au travers (rappelons-nous sont face à face avec De Gea à 1-2). D’accord, il est jeune et on ne va pas l’accabler. Mais de là à effacer des souvenirs son match honteux pour un génie du foot, un « futur Ballon d’or » en puissance, il y a une limite que les médias ont allégrement franchi pour sauter à la gorge des dirigeants parisiens. Et Henrique alors ? Si un milieu défensif supplémentaire était arrivé en janvier, le sort du match aurait été modifié bien sûr. Et si Rabiot avait joué ? Au moins on pourrait s’en prendre à lui…

    Pour ne pas paraître complètement idiot, ni asservi à la cause du PSG (et aveuglé), je précise que oui, cette élimination face à l’équipe B de Manchester est honteuse. Rien que dans ce qu’elle représente, l'élimination est honteuse. Mais elle n’ajoute aucun crédit aux pourfendeurs du club de la capitale. Deux grosses erreurs individuelles, un penalty qui aurait tout aussi bien ne pas être sifflé… Ce match permet juste aux lâches de profiter de la situation pour dire tout ce qu’ils n’osaient pas dire jusqu’à maintenant. Et même s’il y a sans doute parfois des choses vraies, elles disparaissent au milieu d’une éruption d’âneries…


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