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    Robert Moreno, l'inconnu du palais

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    COUPE DE FRANCE

    Robert Moreno, l'inconnu du palais

    4 janv. 2020

    > Monaco - Reims (15h)

    Ce sera incontestablement l’homme du début de l’année à venir. Nommé entraîneur de Monaco à la surprise générale, Robert Moreno va être scruté attentivement par les observateurs du monde du foot. A commencer par tout à l'heure contre Reims en Coupe de France.

    9 matchs à la tête de la Roja, pour 7 victoires et 2 nuls : c’est le bilan de Robert Moreno sur un banc de touche en tant que numéro 1. Pas franchement rassurant sur le papier après les exemples récents qui pourraient avoir refroidi les clubs de Ligue 1. D’abord Thierry Henry (adjoint de Martinez avec la sélection belge), dont l’échec à Monaco a marqué les esprits, puis ensuite Sylvinho, ex bras droit de Tite venu se fracasser dans le mur des ambitions lyonnaises. Mais par rapport à eux, Robert Moreno a un avantage : il a déjà tenu la baraque à lui tout seul pendant neuf mois. D’abord de manière officieuse, quand Luis Enrique, celui dont il fut le dévoué lieutenant à la Roma, au Celta Vigo puis au Barça avant la Sélection, a pris du recul pour s’occuper de sa fille malade (et malheureusement décédée depuis, à l’âge de 9 ans), puis de façon officielle à partir du 19 juin dernier. Avant que Luis Enrique ne reprenne sa place. Entre temps, Robert Moreno a prouvé qu’il pouvait diriger un groupe de joueurs professionnels à lui seul. Et pas n’importe lesquels puisqu’on trouvait au sein de la Roja, des stars à fort caractère, comme Ramos, Busquets, Alba ou De Gea. Si le groupe de l’Espagne était largement à sa portée (avec Malte, la Norvège, la Suède, la Roumanie et les Iles Féroé) la performance de la sélection (invaincue et en tête de son groupe) s’est faite remarquer. Pas suffisamment toutefois pour empêcher sa mise à l’écart au profit d’Enrique, ce que le président de la fédération avait promis à ce dernier à son départ. Ce qui a plus surpris, c’est de voir l’ex ancien sélectionneur rayer de la liste de son staff celui qui avait été son adjoint pendant 9 ans. « Il est déloyale, avec une ambition démesurée », s’était justifié Enrique en conférence de presse à l’époque. Robert Moreno de son côté, répétait lors de sa présentation monégasque qu’il ne savait « toujours pas pourquoi Enrique ne veut pas de moi ». Aurait-il accepté de redevenir n°2 ? Rien n’est moins sûr. « Je voulais être un top coach et j’avais besoin d’un projet qui était en rapport avec cette ambition », expliquait d’ailleurs le technicien de 42 ans en conférence de presse.

    Trois gros tests en 10 jours

    Né à Barcelone, Robert Moreno n’a jamais été joueur, mais a commencé à entrainer des équipes de jeunes depuis l’âge de 14 ans. Titulaire d’une licence de commerce internationale, il convertit sa passion pour la tactique dans un essai publié en 2013, « Mi receta del 4-4-2 ». Interrogé sur sa façon de faire jouer son équipe lors de sa présentation officielle, Moreno soulignera cependant qu’il n’avait pas « d’obsession pour le 4-4-2 ». Son obsession, c’est plutôt la maitrise, qui se traduit par la possession. En arrivant, le successeur de Jardim a d’ailleurs reconnu que le PSG avait gagné ses titres en France en contrôlant le jeu, même s’il souligne que la Ligue 1 est « un championnat où la force, la vitesse et les phases de transition sont très importantes ».

    Si Enrique en a parlé dans des termes peu amicaux (le deux hommes sont devenus les pires ennemis), l’ambition est un des points qui caractérise le nouvel entraineur de l’ASM. Il est toutefois resté prudent dans un premier temps sur les objectifs, avec un discours passe partout « Les objectifs de Monaco doivent être les plus hauts possible, mais "on veut gagner", ce sont des mots vides. Tout le monde veut gagner. Notre principal objectif doit être de faire le meilleur travail possible au quotidien. Je ne veux pas parler d'objectifs précis, parce que ce sera la conséquence du travail qu'on fera ». Interrogé sur le PSG et les deux matchs à venir en janvier (le 12 et le 15), le nouveau coach de l’ASM a affirmé sa volonté de vouloir gagner. « Je veux gagner tous les matchs, y compris contre le PSG ».

    Ce qui est certain, c’est que les deux matchs face aux Parisiens vont être deux sacrés tests pour l’ancien sélectionneur de la Roja après la réception de Reims cette après-midi. Le match de Coupe va donner le ton avant deux rencontres de Ligue 1 qui vont nous en dire plus sur les capacité du technicien à obtenir le meilleur de son groupe, justement le reproche fait à Jardim.

    Car pour l’instant, si son palmarès en tant qu’adjoint est déjà bien garni (une Ligue des Champions, deux Liga, trois Coupes du Roi, une Supercoupe d’Espagne et un mondial des clubs avec le Barça), il est encore vierge en tant que n°1, ce qui fait de lui une véritable curiosité. « Cela fait 28 ans que j'entraîne (il a 42 ans). Mon rêve a toujours été d'être entraîneur principal. Aujourd'hui, commence cette étape, après celle de la sélection », commente Moreno, qui pourrait bien de nouveau faire rêver les supporters de l’ASM.


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