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    Stéphanie Frappart : « on est moins indulgent à l’égard d’une femme que d’un homme »

    Actus

    Stéphanie Frappart : « on est moins indulgent à l’égard d’une femme que d’un homme »

    20 juil. 2019

    INTERVIEW

    Dans un long entretien paru sur le site de la Fédération française de football, Stéphanie Frappart est revenue sur la Coupe du Monde féminine et son arbitrage en finale, mais a également évoqué la saison de Ligue 1 à venir qu’elle va arbitrer au milieu des hommes. Extraits.

    Arbitrer la finale de la Coupe du Monde

    « Le premier objectif, c'est d'abord le premier match. Il s'agit de bien rentrer dans la compétition, de faire le moins d'erreurs possibles pour pouvoir continuer. Et ensuite, on prend les matches un par un, on se concentre sur le présent. À la différence des joueuses, nous ne connaissions que quarante-huit heures à l'avance notre prochaine destination. On attendait dans notre camp de base de Paris et on s'entraînait tous les jours à l'INSEP. Je savais aussi que mon parcours dépendait de celui de l'Équipe de France (…) Quand on est choisie, on le vit comme une reconnaissance, une fierté… On accueille la nouvelle avec beaucoup de sérénité également, on sait que cela sera un match important, avec beaucoup de public, beaucoup de médias les yeux braqués sur vous. On savoure les moments qui précèdent et ceux qui suivent, et pendant la rencontre on est à 100 % sur son arbitrage.».

    Le fait d’arbitrer désormais la Ligue 1

    « C'est la récompense d'un travail, de tout ce que l'on a mis œuvre pour se donner les moyens de réussir. On sait que plus l'on progresse dans la hiérarchie et plus la pyramide se resserre. Mon objectif aujourd'hui consiste à bien m'intégrer dans ce groupe des arbitres de Ligue 1, comme je l'ai fait en Ligue 2 auparavant. Et puis à réussir cette première saison dans l'élite, en sachant que je vais être regardée et que l'on sera peut-être moins indulgent à l'égard d'une femme que d'un homme ».

    Son rôle pour le développement de l’arbitrage féminin

    « Ce qui est bien, déjà, c'est que ce cette Coupe du monde a permis de montrer au grand public, aux jeunes, que des femmes pouvaient occuper le rôle d'arbitre au haut niveau. Après, si je peux servir d'exemple ou de modèle, ce serait une autre satisfaction. Il y a déjà plus d'arbitres féminines qu'hier. J'espère que cet élan va se poursuivre »


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