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    Thiago Mendes : « je pense à la Seleçao »

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    Thiago Mendes : « je pense à la Seleçao »

    13 déc. 2019

    INTERVIEW

    Après des débuts très compliqué, Thiago Mendes monte en régime. Contre Benfica en Ligue des Champions, le Brésilien a réalisé sa meilleure performance sous le maillot de l’OL et depuis, à l’image de sa très bonne deuxième mi-temps contre Leipzig, il se rapproche de son niveau de la saison dernière avec le LOSC. Un niveau qui lui permet de rêver à la Seleçao, comme tout bon Brésilien…

    D’où vient votre passion pour le football ?

    J’ai toujours été attiré par ce sport. J’ai aimé le football en suivant les matches du Brésil et en découvrant des joueurs spectaculaires et exceptionnels.

    C’est-à-dire ? Quels souvenirs avez-vous comme téléspectateur ?

    Je ne suis pas très fort avec les dates, mais je me souviens bien de Ronaldo, Ronaldino Gaucho et Rivaldo.

    Faites-vous référence à la Coupe du Monde 2002 remportée par la Seleçao ?

    Oui, voilà, c’est ça, la Coupe du Monde 2002. Le Brésil avait gagné (la dernière victoire du Brésil en Coupe du monde, Ndlr).

    Comment avez-vous débuté le football ?

    Très jeune. Pour faire carrière, j’ai dû quitter la maison à 11 ans. J’ai laissé ma mère et mon frère aîné, il a cinq ans de plus que moi. Je ne parle pas de mon père car je ne l’ai pas connu. J’ai fait toute ma préparation à Goaias. Pour y aller depuis mon village de Sao Luis, j’ai dû prendre le car pendant un jour et demi.

    A quelle fréquence revoyiez-vous votre mère et votre frère à cette époque ?

    Après mon départ, la première année, je ne les ais vus qu’une seule fois ! Je suis parti de la maison en janvier et je ne les ais revus qu’en décembre. Ensuite, j’ai dû passer trois ou quatre ans sans les voir.

    Mais comment avez-vous vécu cela ?

    Evidemment, c’était très difficile. Quand on démarre une carrière, c’est important de pouvoir s’appuyer sur sa famille. Cela n’a pas été mon cas et j’ai dû murir très vite. Je pouvais quand même téléphoner à ma mère et à mon frère, mais j’avais seulement le droit à deux jours d’appel par mois.

    Qui a pris le relais pour votre éducation ?

    Il y en a effet un entraîneur, Edinaldo, qui est parti avec moi de mon village à Goais. Il m’a beaucoup soutenu.

    Avoir sacrifié à ce point votre adolescence a-t-il renforcé votre motivation pour devenir footballeur professionnel ?

    J’ai toujours eu cet objectif, j’ai couru après ce rêve. Après avoir laissé ma famille et ma ville derrière moi, c’était devenu une obligation.

    Avoir réussi doit être une sacrée fierté.

    Oui. Quand je regarde mon passé, je sais que je n’ai pas vécu des choses faciles. Je suis fier d’être arrivé où j’en suis aujourd’hui.

    « En arrivant à l’OL, je suis reparti de zéro »

    On imagine qu’il a dû y avoir des larmes au centre de formation.

    Bien sûr que j’ai pleuré tout seul dans ma chambre. Parfois, j’ai même voulu abandonner. Mais, même à distance, ma famille me poussait pour ne pas abandonner.

    Avez-vous toujours été milieu de terrain ?

    Oui. Même si j’ai parfois occupé d’autres postes, j’ai toujours évolué au milieu dans mes clubs.

    Pourquoi aimez-vous ce poste ?

    Car il permet d’avoir une vision générale et totale du match. Je me sens tranquille et à l’aise avec ce rôle.

    Qu’a représenté votre arrivée relativement tardive en Europe, à Lille, à l’âge de 25 ans ?

    Pour un Brésilien, c’est une fierté de quitter son pays pour aller jouer à l’étranger, en Europe en particulier. Quand on est jeune, on voit beaucoup de joueurs brésiliens qui quittent le pays pour progresser alors on est heureux quand c’est notre tour. C’est une forme d’aboutissement.

    Quelles ont été les principales difficultés quand vous êtes passé de Sao Paulo à Lille, au nord de la France ?

    Le plus dur, ça a bien sûr été le froid ! L’alimentation aussi. Il a fallu s’adapter. Cela n’a pas été facile, mais je ne dirais pas non plus que cela a été difficile.

    Et au niveau du jeu ?

    Franchement, je pensais souffrir beaucoup plus. J’ai eu beaucoup d’aide à mon arrivée. Lors de ma première saison, le LOSC a failli descendre en Ligue 2. Mais lors de ma deuxième saison, nous avons terminé deuxièmes derrière le PSG.

    Avez-vous l’impression d’avoir changé de dimension en rejoignant l’OL l’été dernier ?

    Je ne pense pas. Bien sûr, l’OL et le LOSC sont des clubs différents. A Lyon, je repars à zéro. Je remercie le club de m’avoir offert ce défi, je vais essayer de faire de mon mieux pour aider le club et ses supporteurs.

    On parle beaucoup de votre poste depuis votre arrivée. Quel est votre rôle préférentiel ?

    Pour moi, le plus important, c’est de pouvoir jouer et d’aider mes partenaires sur le terrain.

    Comme relayeur ? Comme sentinelle ? Dans un 4-3-3 ou dans un 4-2-3-1 ? On a l’impression que vous en avez marre de ce débat récurrent.

    Non, non, non (sic). Je ne suis pas embêté par cette question. Je donne le maximum à chaque entraînement et à chaque match. Le positionnement est le choix de l’entraîneur et cela m’importe peu.

    Que vous demande Rudi Garcia quand il vous positionne à côté de Lucas Tousart ?

    Notre rôle est d’être au marquage et de distribuer les ballons aux attaquants.

    Bénéficiez-vous d’un peu plus de liberté que Lucas Tousart ?

    Non, nous avons le même rôle. Quand il y en a un qui monte, l’autre doit rester en place.

    Votre match devant le Benfica Lisbonne (2-1) est-il votre meilleur avec l’OL ?

    Oui, d’autant que que j’ai beaucoup été critiqué avant. J’ai beaucoup travaillé et j’ai montré lors de ce match qui j’étais et pourquoi j’étais là.

    « Les critiques n’étaient pas toujours injustifiées »

    Avez-vous été meurtri par les critiques ?

    Je n’ai pas trop aimé, c’est vrai, mais chacun peut critiquer. J’écoute et je travaille. Les critiques n’étaient pas toujours injustifiées.

    Pensez-vous à la Seleçao ?

    Clairement, tous les joueurs brésiliens pensent à la sélection. Mais, pour le moment, je songe à bien défendre et à bien travailler sous le maillot de l’OL. Dieu sait ce qui va se passer si je donne le meilleur de moi-même. Oui, je pense à la Seleçao

    Qu’est-ce qu’une convocation en Seleçao représenterait ?

    Tout. Ce serait une joie énorme pour moi et ma famille, surtout au regard des difficultés que j’ai traversées dans le passé.

    Au fait, pourquoi portez-vous le numéro 12 ?

    J’avais le numéro 23 depuis Sao Paulo. Cela avait une signification pour moi car c’est l’âge auquel j’étais arrivé à Sao Paulo. Mais quand j’ai signé à Lyon, le 23 était pris (par Kenny Tete, Ndlr). J’ai discuté avec mon épouse et on a estimé que le 12 était le numéro qui me correspondait le mieux.

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