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    Tous les chemins ramènent à Paris...

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    Tous les chemins ramènent à Paris...

    4 avr. 2019

    ENQUETE

    Vingt ans après l'échec de la génération Anelka, le PSG redevient attractif pour tous les joueurs issus de la banlieue. Dans le sillage de Mbappé, ils veulent tous en être même après l’élimination en Ligue des Champions.

    Il y a vingt ans, surfant sur la vague "black-blanc-beur" des champions du monde 1998, le PSG avait initié un projet sportif et économique autour des jeunes issus de la banlieue. A l'instar des Luccin, Dalmat, Distin ou Mendy, le club encore détenu par Canal Plus et présidé par Laurent Perpère souhaitait exploiter le fantastique vivier des banlieues avec une tête d'affiche symbolique, Nicolas Anelka, grandi à Trappes, formé au club et rapatrié du Real Madrid pour plus de 220 millions de francs. Le club de Paname se cherche une identité après les années de gloire et la victoire en coupe d'Europe et pense en trouver une dans les jeunes joueurs à fort potentiel issus de l'immigration. Mais les faibles résultats d'une équipe vite coachée par Luis Fernandez ne valideront pas l'orientation et rapidement les jeunes individualités affichées allaient devoir laisser la place à une politique plus accès sur les stars. Ronaldinho était en chemin, Halilhodzic n'allait pas tarder pour recadrer cette jeunesse trop immature qui avait tué dans l'oeuf un projet qui avait le mérite d'intégrer les quartiers périphériques dans son développement. La greffe n'a jamais prise. Si aujourd'hui, à travers la politique de formation, la banlieue est un passage obligé pour tous les recruteurs de France et d'Europe, le nouveau standing du PSG éclaire d'un nouveau jour des territoires qui furent longtemps sous-exploités et qui envoyèrent ailleurs qu'au Camp des loges ses plus beaux spécimen. Ainsi de Kylian Mbappé, passé par Monaco, qui n'imaginait pas partir ailleurs que là où il était né, à Paris, où il avait grandi, à Bondy. C'est comme si, en vingt ans, le club parisien avait enfin réussi à se faire aimer de ses enfants de banlieue qui lui faisaient un peu peur avant. Il faut dire que le profil d'un Mbappé, ou d'un Kanté, lui aussi né à Paname et issu de Suresnes, n'ont plus rien à voir avec les rebelles de la génération Anelka. Quand en 1984, aucun joueur de l'équipe de France championne d'Europe n'était issu de la région parisienne, quand en 1998, les champions du monde venaient aussi de Province à l'exception du seul Thierry Henry, des Ulis, en 2018, ils sont plus nombreux à représenter la banlieue, pour y être née ou y avoir grandie (Mbappé, Kimpembe, Pogba, Matuidi, N'Zonzi, Mendy et Areola). Comme dans le même temps le PSG est devenu un des plus grands clubs d'Europe, et aspire devenir le meilleur, forcément la connexion est plus naturelle, et ils se pressent tous pour venir représenter marcher sur les traces de leur enfance et métamorphoser un club longtemps assimilé aux quartiers chics de la capitale. C'est donc en misant davantage sur les stars internationales que les dirigeants qataris ont (ré)amorcé la pompe de la banlieue et des quartiers pour en faire de vrais territoires à conquérir. Ils peuvent désormais compter sur des ambassadeurs de choix, Mbappé, Kimpembe et Areola. Les trois champions du monde du club, tous les trois nés à Paris, seront bientôt rejoints par d'autres vrais Parisiens attirés par un projet qui leur permettrait de se rapprocher de leurs racines... et du plus haut niveau européen.

    Mahrez et N'Zonzi toujours candidats

    Outre Pogba, Benjamin Mendy, né à Longjumeau, passé par l'US Palaiseau, n'a jamais caché qu'un de ses rêves était de jouer au PSG... histoire de se faire pardonner d'avoir lui aussi porté le maillot de l'OM. Au mercato hivernal 2018, Steven N'Zonzi se voyait lui aussi revenir à la maison : « je suis Parisien donc c’est sympa de jouer pour le club de sa ville natale. Cela aurait été une bonne chose, mais cela ne s’est pas fait... J’ai fait trois ans au PSG, j’ai fait deux ans chez les U13. Je n’y suis pas resté parce qu’ils ne m’ont pas gardé. J’étais à fond "Paris, Paris, Paris" ! ».

    A City encore, l'international algérien Ryad Mahrez n'a pas non plus abandonné toute idée de revenir fouler la pelouse du Parc des Princes, lui qui est en difficulté à Manchester cette saison après avoir explosé à Leicester... et qui avait été recalé à l'entrée du centre de formation parisien lorsqu'il évoluait encore à Sarcelles. Sa qualité technique ne dépareillerait pas, son profil en fait même un candidat sérieux, à 28 ans, à la succession de Di Maria ou Draxler. Autre Mancunien né à Paris (Massy), Anthony Martial, des Ulis, est déjà une possibilité pour la saison prochaine même si le départ de Mourinho a calmé ses ardeurs de départ. Enfin, dernier prototype du Parisien devenu star n'ayant pas encore assouvi son légitime fantasme de faire chavirer le Parc, Kingsley Coman (ex- de Sénart Moissy) « ne se voit qu'au PSG si un jour (il) venait à quitter le Bayern. » S'ils s'y retrouvent tous, ça peut faire une belle équipe.

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