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    Tout savoir de l'affaire Neymar - Alvaro

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    Tout savoir de l'affaire Neymar - Alvaro

    30 sept. 2020

    Verdict de la commission de discipline ce soir

    17 jours après le triste classico du 13 septembre dernier, et après les premières suspensions qui avaient sanctionné la bagarre générale de fin de match, on va connaître la position de la Ligue de Football professionnel sur le conflit qui oppose le Marseillais Alvaro au Parisien Neymar. Alors que Neymar et Alvaro ont déjà été entendus par l’instructeur en charge de l’enquête, c’est donc ce soir que la commission de discipline va revenir sur ce dossier brûlant.

    Les faits

    Avant même la fin de la rencontre, Neymar se dirige vers l’arbitre du match pour accuser Alvaro d’avoir proféré des insultes racistes à son égard. Un peu plus tard on apprendra que le défenseur de l’OM l’aurait traité de « singe de merde ». Alvaro et toute l’équipe marseillaise réagissent rapidement pour expliquer que l’Espagnol « n’est pas raciste ». Mais à aucun moment Alvaro ne dit ouvertement : « je n’ai jamais traité Neymar de singe de merde ».

    Quelques jours plus tard, alors que des experts en lecture labiale se penchent sur les images découvertes au compte gouttes pour définir si oui ou non des insultes racistes ont été proférées, de nouvelles accusations apparaissent. Cette fois, c’est Neymar qui est accusé d’avoir tenu des propos homophobes et surtout d’avoir traité Sakaï de « Chinois de merde ». Outre le fait que le Brésilien se serait trompé de nationalité (Sakaï est Japonais), à aucun moment le Marseillais n’a fait par de cette insulte. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’elle n’a pas été proférée.

    Les éléments en possession de la commission

    En fait on ne sait pas précisément ce que la commission de discipline a entre les mains. Outre les interrogatoires des protagonistes, chaque club a envoyé son lot d’images. Avec des rapports d’experts ? On sait que le PSG a fait appel à des experts qui « auraient » (dit avec des pincettes) analysé les propos racistes du Marseillais, mais on ne connaît pas avec précision la nature des éléments fournis par l’OM à la LFP (témoignage de Sakaï ? analyse d’expert en langage labiale ?).

    Au plus tard ce matin, les deux clubs ont eu connaissance des éléments fournis de manière à pouvoir préparer au mieux le passage devant la commission. Sauf s’ils en font la demande, Alvaro et Neymar ne devraient pas obligatoirement être entendus ce soir, mais leur présence (par visioconférence) peut apparaître utile à la commission.

    En 2008, Furlan prend 3 matchs pour avoir traité Grosso d' "Italien de merde".

    Les sanctions encourues

    Le barème des sanctions pour insultes racistes est de dix matchs de suspension. C’est cette épée de Damoclès qui est suspendue au dessus d’Alvaro, mais aussi de Neymar, depuis plusieurs jours. Mais on a vu avec la sanction infligée à Di Maria que la commission de discipline n’était pas obligé d’appliquer le barème (6 matchs de suspension pour un crachat en direction d’un joueur) au pied de la lettre. Pas sûr non plus que les deux insultes (si elles sont avérées) soient jugées de la même manière. Entre « Chinois de merde » (ou « Brésilien de merde » ou « Français de merde ») et « singe de merde » (notamment à l’intention d’un métisse ou d’un black), la commission peut sanctionner de manière plus ou moins sévère. Dans le football français, il y a un antecedent. En 2008 lors d’un match entre Strasbourg et Lyon Jean-Marc Furlan, alors entraineur de Strasbourg avait qualifié Grosso, le latéral de l’OL, d’ « Italien de merde, macaroni ». Il avait écopé de trois matchs de suspension ferme de la part du conseil national de l’Ethique avant de voir sa peine commuée en sursis par le commission supérieure d’appel de la Fédération.

    Quoi qu’il arrive, les deux joueurs ne seront pas suspendus pour les matchs du week-end (PSG - Angers le vendredi 2 et Lyon-OM le dimanche 4). Les éventuelles sanctions débuteront le lundi 5 octobre à minuit.


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