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    Tuchel, le match parfait

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    Tuchel, le match parfait

    19 août 2020

    La fin des critiques ?

    Contrairement à ce que certains aiment laisser entendre, le coach du PSG a joué un rôle capital dans la campagne européenne des Parisiens, avec une masterclass hier soulignée par toute l'Europe.

    Ce matin en lisant la Gazzetta dello Sport, Thomas Tuchel a eu de quoi esquiver un sourire de plus (si il lui en restait de la veille). « Quand vous convainquez des phénomènes comme Neymar, Mbappé et Di Maria de faire le pressing, de rester mobiles continuellement - même sans ballon - tout devient plus facile. Rarement Tuchel avait réussi à impliquer autant ses stars autour d'une idée de jeu collective » peut-on lire dans les colonnes du quotidien italien. Une heure avant le match pourtant, certains journalistes français (dont certains travaillent pour RMC) mettaient en doute le collectif parisien. Une attitude à la mode. Il y a quinze jours encore, les noms d’Allegri ou Pochettino étaient cités avec insistance pour s’asseoir sur le banc du PSG. Seul le Covid-19 pouvait encore sauver l’entraîneur allemand... Sur twitter, on trouve d'ailleurs encore des supporters du PSG très durs avec leur entraineur. Pourtant, tous les voyants indiquent l’importance de l’ancien de Dortmund dans la qualification pour la finale.

    The Guardian par exemple analyse ainsi la démonstration de force du PSG : « c'est ce qui arrive quand les superstars du PSG laissent leur ego à la porte, s'en tiennent au plan de Tuchel et jouent comme une véritable équipe ».

    18 joueurs utilisés dont 15 titulaires en 3 matchs

    Si Paris est en finale de la Ligue des Champions pour la première fois de son histoire, il le doit en partie à des hommes qui étaient loin d’être considérés comme des joueurs essentiels : Rico qui a su prendre la place de Navas, Choupo-Moting qui a été le héros du quart de finale, Paredes, très décrié la saison dernière et Herrera considéré jusque là comme un bon dir’com plus qu’un joueur de Ligue des Champions. Au total depuis le match retour contre Dortmund, Tuchel a utilisé 18 joueurs, dont 15 titulaires. Le tout sans Marco Verratti qui s’est contenté de jouer dix minutes sur les trois matchs. Une des forces de Tuchel a été de garder tout le monde concentré sur le même objectif. Comment remplacer Verratti si Herrera est frustré par son temps de jeu ? Comment garder un Paredes, déçu de ne pas débuter contre l’Atalanta, sous pression ? Remettre Bernat dans le coup malgré ses pépins physiques ? C’est une des particularités du football moderne : la première qualité d’un entraineur dans un grand club doit être de savoir gérer les égos.

    Mais bien sûr, si cette qualité est primordiale, elle n’est pas suffisante. Et face à Leipzig hier le coach allemand a sorti lui aussi une masterclass. En décidant de laisser Icardi sur le banc pour jouer en 4-3-3 avec un milieu très complémentaire, Tuchel a pris le pouvoir sur le match. Marquinhos en sentinelle, Herrera en garde du corps d’un Paredes à l’organisation… De quoi laisser le champs libre au trio Neymar-Mbappé-Di Maria.

    N’en déplaise à certains journalistes qui voient toujours l’herbe plus verte ailleurs et aux supporters qui les suivent dans leurs analyses, Thomas Tuchel mérite autant que Neymar, Mbappé et les autres de célébrer cette qualification pour la finale. Aucun coach du PSG avant lui n'a réussi cet exploit.


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