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    Un PSG, calibré pour la C1

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    Un PSG, calibré pour la C1

    6 nov. 2019

    > PSG - Club Bruges (21h)

    Parfois déroutant en Ligue 1, manquant de sérieux et de concentration, le PSG 2019/2020 a répondu présent dans tous les grands matchs. En cas de victoire ce soir, les Parisiens seront qualifiés pour les huitièmes avec même la possibilité de valider la première place. Le tout 5 jours après avoir perdu contre la lanterne rouge de Ligue 1...

    Jamais dans l’histoire de la Ligue 1 un club s’était retrouvé en tête du championnat après 12 journées en ayant déjà perdu 3 fois. C’est le paradoxe du PSG. Le club de la capitale qui ne nous a jamais paru aussi capable de réussir enfin un gros coup en Ligue des Champions, n’a jamais été plus vulnérable en Ligue 1. Avec 3 défaites subies au cours de 12 premières journées, il bat tous les records en matière de médiocrité nationale sous l’ère QSI. Ce ne sera pas assez pour profiter à un quelconque outsider et le titre lui tend déjà les bras, mais c’est largement suffisant pour affirmer que le club de la capitale ne fait plus peur. En dehors de Villas-Boas, plus aucun entraîneur de Ligue 1 ne considère que son match face au PSG est perdu d’avance. Certes, il sait qu’il faudra un véritable exploit pour l’emporter, mais il sait aussi que d’autres avant lui ont réussi à réduire l’équipe parisienne à un vulgaire assemblage de stars. A l’image de Dijon, pourtant lanterne rouge, qui s’est offert le scalpe des Parisiens lors de la 12ème journée (2-1).

    Mais, et c’est là tout le paradoxe, le PSG n’a manqué aucun de ses grands rendez-vous depuis le début du mois d’août. Lyon, le Real Madrid, Galatasaray, Bruges, Marseille… Angers même quand il est venu au Parc avec son surprenant statut de dauphin… A chaque fois les hommes de Tuchel ont été irréprochables. 6 victoires et une moyenne de 3 buts inscrits par match qui concrétisent les ambitions parisiennes. Mieux armé dans toutes les lignes après un recrutement estival réussi, plus solide grâce aux formes étincelantes de ses leaders (Neymar, Mbappé, Verratti, Di Maria, Thiago Silva, Marquinhos…), Paris a toutefois un énorme défaut : il choisit ses matchs. Ce n’est pas un hasard si, en dehors de la défaite à Rennes lors de la 2ème journée, alors que les Parisiens n’étaient sans doute pas encore prêts, les deux autres débâcles ont eu lieu contre des équipes de deuxième partie de tableau. Reims était 10ème avant de s’imposer au Par cet Dijon n’était autre que lanterne rouge.

    Dans les grands matchs, Tuchel ne « bricole » pas

    Faut-il y voir un changement de mentalité ? Les années précédentes, on a souvent reproché au PSG de dominer outrageusement la Ligue 1, mais de ne pas réussir à se mettre à la hauteur de la Ligue des Champions. Combien de fois a-t-on entendu : « c’est bien beau de gagner comme ça en Ligue 1, mais c’est en C1 qu’on attend les Parisiens… » La tendance se serait-elle inversée ? Toujours dominateur mais moins souverain en Ligue 1, Paris élève son niveau dans les matchs à enjeu. Ce qui finalement est de bon augure. Il est encore tôt pour l’affirmer, mais ce PSG là paraît plus concerné par l’Europe que la Ligue 1. Tuchel le premier, qui fait parfois des choix étranges en Ligue 1 (Bernat au milieu à Dijon, le jeune Mbe Soh titulaire au poste de latéral alors qu’il est défenseur central pour sa grande première contre Reims au sein d’une équipe décimée…) mais se trompe rarement dans les grands matchs (notamment sa composition très risquée contre le Real Madrid, avec les titularisations de Kimpembe et Icardi). Ce soir encore contre Bruges, alors que le club de la capitale a l’occasion de valider son billet pour les huitièmes, voir même d’assurer la première place du groupe, on peut s’attendre à voir « la version Ligue des Champions » du PSG. Bernat devrait rester à gauche, Marquinhos monter au milieu et Paredes rester sur le banc. Même pour le poste de n°9 Tuchel ne devrait pas prendre de risque et conserver sa confiance à Icardi pour débuter le match.

    Bien sûr, ce constat ne veut pas dire que Paris, même s’il en passe encore 5 à Bruges, gagnera la Ligue des Champions. Comme le dit Tuchel, « on n’a jamais vu une équipe gagner la Ligue des Champions au mois de novembre ». De même, une contre-performance face aux Belges ne remettra pas tout en question. Mais quelque chose nous dit que ça n’arrivera pas…


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