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    Racing Colombes : la lente reconstruction

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    Racing Colombes : la lente reconstruction

    25 févr. 2019

    Club historique, le Racing navigue dans l'anonymat en Île de France...

    Club historique du championnat de France durant l’entre-deux-guerres, le Racing Colombes cherche aujourd’hui un second souffle. Entre instabilité et dégringolade sportive, le club de région parisienne végète depuis 50 ans dans les divisions amateures du football français, avec l’ambition de retrouver son lustre d’antan.

    5 Coupes de France, 1 titre de champion de France, un palmarès qui en dit long sur la gloire qu’a connu le Racing Colombes le siècle dernier. Fondé en 1896, le RC 92 connaît ses premières heures de gloire sous la houlette de George Kimpton, l’entraîneur britannique surnommé « le magicien ». Entre 1936 et 1960, le jeu spectaculaire proposé par les joueurs franciliens permet au club de se forger la réputation d’épouvantail du championnat de France. 
    Instable, financièrement, le Racing traverse les décennies et perd peu à peu sa domination sur le football français. Revenu au niveau amateur entre 1967 et 1982, le club alors basé à Paris ne doit son salut qu’à Jean-Luc Lagardère. L’homme d’affaires français fonde en 1984 le Matra Racing, (fusion du Racing Paris 1 et du Paris FC) qui vient partager le Parc des Princes avec le Paris Saint-Germain. 


    Le club francilien pense retrouver les sommets grâce aux nombreux internationaux comme Rabah Madjer ou Pascal Olmeta, recruté grâce à la puissance financière de Lagardère. Pourtant, en 1989, c’est la désillusion. Le retrait de l’homme d’affaires laisse le Racing au bord du précipice. En proie à de graves problèmes financiers, le club revient dans son stade historique Yves Du Manoir, basé à Colombes.

    1990, le retour à l’anonymat

    Revenu à Colombes, le club repart quasiment de zéro. Évoluant désormais en troisième division, le club abandonne son statut professionnel en 1992. Un statut qu’il n’a toujours pas retrouvé depuis. Toujours minée par des problèmes financiers (qui lui ont valu une rétrogradation en quatrième division), l’équipe navigue dans les divisions amateures, mais retrouve le sourire lors de la saison 2017/2018. 


    Profitant de la réforme des championnats nationaux pour remonter en National 3 (ex-CFA 2), le Racing s’offrait en février 2018 un changement de taille dans son organigramme. Patrick Norbert, ancien président du SCO Angers, remplaçait Hervé Street au poste de président. La saison est éreintante pour le club francilien qui parvient à se maintenir à la dernière journée en terminant 11e et premier non-relégable.

    2018 : l’année du renouveau

    La saison suivante est celle de la nouveauté pour le club qui joue désormais au Stade Lucien Choine. Un terrain annexe au Stade Yves du Manoir qui dispose d’une tribune de 1000 places. Après 8 années au poste de manager général du club, Azzedine Meguellatti, laissait sa place à Guillaume Norbert, fils du président. Des changements forts qui coïncident avec la volonté du club d’oublier au plus vite ses années d’errances. Désormais bien loin du faste des années 80, le Racing Colombes se restructure doucement, mais sûrement comme l’expliquait le président Norbert à son arrivée.
    « On est dans une phase de reconstruction et de restructuration dans tous les domaines. Mais on va se donner le temps. Ce n’est pas parce qu’on s’appelle Racing, qu’on va brûler les étapes et manquer d’humilité. L’important est déjà de retrouver un climat apaisé et d’ouvrir à nouveau le club. On a déjà effectué de gros efforts afin de retrouver une qualité d’encadrement chez les jeunes. Ce qu’on a mis en place doit nous permettre d’amorcer cette reconstruction de manière sereine. »
    Sur le banc, Abdellah Mourine, ancien coach d'Aubervilliers, devenait en juillet dernier le nouvel entraîneur. À son arrivée, le tacticien se voulait prudent sur la situation du club des Hauts-de-Seine.
    « On repart presque de zéro, l’objectif est déjà de stabiliser le club et de se maintenir tranquillement. C’est un projet sur deux ans. »

    Un projet ambitieux s’appuyant sur un groupe rajeuni, mais également sur des joueurs ayant évolué au niveau supérieur comme le gardien Raphaël Adiceam (29 ans, ex-Amiens) ou le milieu droit Thierry Racon (34 ans, passé par Marseille). Bien lancé dans la course à la montée (3ème du groupe L à 3 points des Gobelins, leader). Les ciels et blancs se sont également renforcé lors du mercato hivernal avec l’arrivée de l’expérimenté défenseur central Damien Perrinelle (35 ans), passé par la Ligue 2 avec Clermont et Boulogne-sur-Mer. 

    Si sur le banc, Abdellah Mourine a laissé sa place début janvier à Emmanuel Tregoat, l’objectif reste le même pour le Racing Colombes, bien décidé à se débarrasser du poids de son lourd passé pour enfin retrouver les sommets du football français. 


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