En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

Ecrivez sur votre club L'actualité de votre club
    Jusqu'où peut aller Madagascar ?

    CAN 2019

    Etranger

    CAN 2019

    Jusqu'où peut aller Madagascar ?

    7 juil. 2019

    > Madagascar - RD Congo (18h)

    Bien malin ceux qui auraient deviné que Madagascar, petite sélection qui participe à la première CAN de son histoire, serait au rendez-vous des huitièmes de finale. Pire encore : en position de favori...

    Nicolas Dupuis est un homme heureux. Le 25 mai dernier, le Fleury 91 FC a terminé sa saison 2018/2019 par une victoire contre Arras (5-4), confirmant un maintient déjà assuré en National 2. Cinq mois plus tôt, l’Auvergnat avait accepté de prendre en main l’équipe francilienne menacée de relégation. Il faut dire que le technicien de 51 ans surfait déjà depuis plusieurs mois sur une vague de bonheur. Depuis le 18 octobre 2018 exactement, le jour où la petite sélection de Madagascar réussissait l’exploit de se qualifier pour la première phase finale de la CAN de son histoire.

    Jusqu’à cet automne 2018, le technicien de 51 ans n’était pas tellement habitué aux coups d’éclats. Auteur d’une carrière modeste chez les amateurs (toutefois couronnée d’un titre de Champion de France universitaire avec le STATS Clermont), Nicolas Dupuis a fait l’essentiel de sa carrière d’entraîneur à Yzeure, avec qui il a tout connu. Notamment des montées successives qui ont amené le club du niveau régional au National en 2006, avant de redescendre immédiatement.

    L’aventure avec Madagascar débute en 2016. Au début, c’est en simple membre du staff technique que le Français rejoint la sélection malgache, avant d’être nommé sélectionneur en 2017 et de quitter son poste à Yzeure.

    Nicolas Dupuis : « on reste le petit poucet »

    Avec un défi aussi magnifique qu’exceptionnel à tenter : qualifier la sélection de l'île de l’Océan Indien pour la phase finale de la CAN. Tout commence par un match de barrage (aller et retour) gagné face à la sélection de Sao Tomé-et-Principe (4-2 sur l’ensemble des deux matchs), puis une phase qualificative de rêve.

    Elle débute par une victoire au Soudan (3-1) et un nul à domicile contre l’ogre sénégalais. Deux résultats qui mettent l’équipe de Nicolas Dupuis sur la voie de l’exploit. Et le 16 octobre dernier, après deux victoires contre la Guinée-Equatoriale (l’aller comme le retour, joués dans la foulée…), Madagascar décroche son billet pour l’Egypte (à ce moment-là, la CAN devait se disputer au Cameroun).

    Non contents de participer à la première phase finale de l’histoire de Madagascar, le technicien français et ses hommes font sensation en Egypte. Le petit poucet termine même en tête de son groupe en restant invaincu et en battant le Nigéria (2-0), géant du foot africain, au passage. « Nous sommes venus ici sans pression et nous sommes montés en puissance », explique Nicolas Dupuis. « On reste le petit poucet et dire que l’on est le petit poucet nous aide beaucoup », ajoute le Français.

    Jérémy Morel : « nous pouvons espérer aller plus loin »

    Tout à l’heure, sur le papier, Madagascar sera pourtant le favori du huitième face à la République Démocratique du Congo. Tout du moins si on se réfère au présent. Car bien sûr, si on regarde un peu plus loin, niveau expérience notamment, c’est loin d’être le cas. En tout cas, les Congolais, qui doivent leur présence à ce niveau à leur « carton » presque inespéré contre le Zimbabwe (4-0) lors du dernier match (après deux défaites) ne font pas les malins avant d’affronter les Malgaches. « Cette équipe pratique un très bon football », souligne Florent Ibenge, le sélectionneur du Congo. « Elle a quand même gagné deux de ses trois premiers matchs, dont un face au Nigéria ».

    Jérémy Morel en tout cas, qui a intégré la sélection cette année mais qui s’est blessé juste avant de venir en Egypte et n’a pas encore disputé le moindre match, affiche sa confiance. « Nous sommes peut-être moins armé sur le plan individuel que certaines grosses équipes, mais c’est l’état d’esprit qui fait la différence », explique l’ancien Lyonnais (où il était en fin de contrat), dont le retour était espéré pour ce huitième. « Face au Nigéria notamment, j’ai vu beaucoup de choses positives », ajoute l’expérimenté défenseur. « Si nous parvenons à garder ce niveau de maitrise, nous pouvons espérer aller plus loin ».


    Vous avez aimé cet article ? Faites-le savoir !


    Votre article dans

    Ecrivez sur votre club