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    Ces 3 joueuses qui auraient pu jouer la Coupe du Monde

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    Ces 3 joueuses qui auraient pu jouer la Coupe du Monde

    13 mai 2019

    PORTRAITS

    Corinne Diacre, la sélectionneuse de l’équipe de France féminine a dévoilé il y a quelques jours sa liste des 23 joueuses retenues pour le mondial en France à partir de juin. Même si les joueuses emblématiques de l’équipe sont présentes, la sélectionneuse a fait des choix forts qu’elle assume totalement. Elle a en effet choisi de privilégier la logique de groupe au détriment de joueuses performantes en ce moment dans leurs clubs. Voici donc le top 3 des joueuses qui auraient pu jouer le mondial.

    1 : Marie-Antoinette Katoto, une question d’état d’esprit

    C’est la non convocation qui fait le plus parler de par son côté surprenant. Marie-Antoinette Katoto, meilleure buteuse de D1 de la saison avec le Paris Saint-Germain, n’a pas été sélectionnée par Corinne Diacre. L’étoile montante du football féminin avait pourtant été appelée lors du trois des quatre derniers rassemblements. C’est peut-être de ce côté là qu’il faut chercher pour tenter de comprendre. En effet, lors de ces sélections, l’attaquante n’a inscrit qu’un seul but et n’a pas fait très forte impression sur le terrain. Cette absence lors des grands rendez-vous, logique au vue de son jeune âge, se fait parfois ressentir au PSG également. Elle n’a ainsi pu empêcher l’élimination de son équipe face à Chelsea en Ligue des Champions ni les défaites contre Lyon en championnat. De plus, la sélectionneuse lui a reproché en début d’année son manque d’implication à l’entraînement. Des éléments qui ont fait pencher la balance du côté négatif pour elle. Corinne Diacre s’est exprimée de manière très claire sur ce sujet, « J’ai fait un choix fort. Ce choix a été mûrement réfléchi. Marie-Antoinette a un énorme potentiel, tout le monde le sait, tout le monde le voit, explique l’ex internationale française, mais il m’a manqué de la performance dans les grands rendez-vous. »

    L’attaquante qui était auparavant défenseure, est repérée par le PSG à l’âge de 12 ans. Elle y fait toute sa formation avant de briller aujourd’hui chez les pros. Lors de ses deux premières saisons en D1, elle ne joue que quelques matchs étant très jeune. Mais, lors de la saison 2017-2018, elle se révèle. Elle inscrit 21 buts en 21 matchs, une performance impressionnante alors qu’elle n’a que 19 ans. C’est elle qui marque le but de la victoire en coupe de France face à Lyon (victoire 1-0) en mai 2018. Elle est élue Meilleur Espoir de la D1 pour la saison 2018. Et cette saison , elle démontre une fois de plus son talent et de quelle manière. Elle est en effet, meilleure buteuse de la D1 féminine avec 23 réalisations. Performances qui ne lui ont malheureusement pas ouvert les portes du mondial.

    2 : Kheira Hamraoui, l’incomprise

    La convocation par Diacre d’Hamraoui lors du dernier rassemblement en avait surpris plus d’un. En effet, la milieu de terrain barcelonaise n’avait plus été appelée en Bleue depuis près de deux ans. Alors que la sélectionneuse prônait l’importance d’un groupe qui doit bien se connaître pour appréhender au mieux cette Coupe du Monde, cette sélection semait le doute. Et si l’ancienne entraîneuse de Clermont décidait de bousculer la hiérarchie ? Malheureusement pour Hamraoui, elle n’a joué que 8 petites minutes en deux matchs de préparation (8 minutes contre le Japon lors du deuxième match). Et les déclarations de Corinne Diacre à son sujet n‘étaient pas très encourageantes, « C’est difficile pour Kheira parce qu’elle arrive dans un groupe qui fonctionne bien. En voulant faire bien, parfois, on passe à côté, on ne fait pas les choses qu’il faut ». Sortie qui ne laissait que peu de place à une éventuelle sélection pour la compétition. Et lors de l’annonce de la liste par Corinne Diacre, Hamraoui n’y figurait pas.

    Après deux saisons passées respectivement dans les clubs de D1 de Clairefontaine et Hénin-Baumont, la native de Croix dans le Nord est repérée par l’AS Saint-Etienne en 2009. Auteure de trois belles saisons, ses performances lui permettent de s’engager avec le Paris Saint-Germain. Dès sa première saison, elle s’inscrit comme un des éléments majeurs du groupe parisien avec 19 rencontres disputées et 6 buts marqués. Elle réalise par la suite trois bonnes saisons avec 38 matchs joués pour 4 buts. Puis la milieu de terrain est achetée à l’été 2016 par le club numéro 1 dans le football féminin : Lyon. Cependant, dans cette équipe très concurrentielle, la joueuse va avoir du mal à trouver sa place et ne jouera que peu de matchs et très rarement comme titulaire. Elle décide donc au mercato estival 2018 de s’engager avec le FC Barcelone. L’ancienne parisienne a tout de suite su se faire sa place dans l’effectif en jouant les 22 rencontres du championnat et en marquant un but. De plus, la joueuse est l’artisane principale de la qualification en finale de Ligue des Champions du Barça en marquant le seul but de la double confrontation en demi-finale. Une saison bien remplie donc mais visiblement pas suffisamment pour gagner son ticket pour le mondial...

    3 : Kenza Dali, la faute à pas de chance

    Même si sa non sélection était plus prévisible que les autres, Kenza Dali avait ses chances de figurer dans cette liste des 23. Ce sont ses blessures à répétition qui auront eu raison de sa place. Sa dernière sélection remonte à septembre. Par la suite, les problèmes physiques s’en sont mêlés. A nouveau sélectionnée par Diacre pour le mois de novembre, la native de Sainte-Colombe dans le Rhône, se blesse peu avant le rassemblement et est donc forfait. Puis une nouvelle blessure début février, plus longue cette fois, l’éloigne à nouveau des terrains durant plus de 2 mois. Ce n’est que le 13 avril qu’elle refait son apparition en match avec le DFCO en championnat face à Fleury. Elle aura donc raté les 5 derniers rassemblements des Bleues avant l’annonce de la liste de la sélectionneuse. N’ayant pu faire appel à la milieu de terrain depuis des mois dans le groupe, Diacre décide donc de ne pas la sélectionner.

    Kenza Dali est une milieue de terrain issue du centre de formation de Lyon. Lors de la première saison en pro avec l’OL en 2009-2010 elle ne joue qu’un seul match de championnat. Elle part donc à Rodez pour trouver du temps de jeu. Ses très bonnes performances lui permettent de se faire repérer par le PSG où elle s’engage à l’été 2010. Elle réalisera de très bonnes prestations durant cinq ans en jouant plus de 89 matchs de championnat pour un total de 33 buts. A l’été 2016, elle retrouve son club formateur Lyon. Malheureusement, deux semaines après avoir signé, elle se blesse violemment au genou lors d’un match de l’Equipe de France face à la Bulgarie. De là va commencer un vrai parcours du combattant. Malgré les traitements, sa blessure ne se soigne pas. Les médecins lui disent qu’elle ne pourra plus jamais jouer au foot de sa vie. Mais Dali ne se résigne pas et entame un renforcement musculaire. Technique payante puisque sa blessure guérit. Mais cette épreuve l’a éloignée des terrains pendant 1 an et demi. Quelques mois après son retour en début d’année 2018, elle s’engage avec Dijon. La joueuse y a fait une très bonne saison avec 17 matchs joués et 11 buts inscrits. Malheureusement ses nouvelles blessures ont eu raison de sa sélection pour la coupe du Monde féminine.

    > Ne manquez-pas, à partir de demain, notre rendez-vous quotidien en fin de journée, avec la Coupe du Monde féminine. Et chaque jour, le portrait d'une joueuse qui, elle, jouera la compétition (7 juin - 7 juillet).


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