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    Corinne Diacre, femme de tous les records

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    Corinne Diacre, femme de tous les records

    6 juin 2019

    Portrait de la sélectionneuse

    J-1 avant le début de la Coupe du Monde féminine et le premier match des Bleues face à la Corée. Tous les regards seront rivés sur le terrain bien évidemment, mais également sur la sélectionneuse Corinne Diacre. A la tête des Bleues depuis le 30 août 2017, elle n’a pas hésité à faire des choix forts pour mener son équipe le plus loin possible. Un management à l’image de son parcours qui casse les codes.

    Avant d’être une coach, Corinne Diacre est bien une grande joueuse de football. La native de Croix dans le Nord s’inscrit en club dès ses 6 ans, à l’ASJ Soyaux. De toute sa carrière de défenseure centrale, elle ne quitte jamais le club. Une fidélité impressionnante au haut niveau. Elle y passe ainsi 19 saisons entre 1988 et 2007. Mais Diacre ne s’arrête pas là.

    Première femme entraîneuse en Ligue 2

    Une fois sa carrière de joueuse terminée, elle reprend les rênes et devient entraîneuse du club devenu Angoulême-Soyaux Charente. Elle y reste 6 ans. Bien que le club connaît deux descentes en D2 en 2011 et 2013, Corinne est toujours parvenue à faire revenir Soyaux dans l’élite. En 2014, elle se lance un nouveau défi de taille.

     

    Elle passe en effet son brevet d’entraîneur de football professionnel qu’elle obtient cette même année. Diplôme qui lui permet d’entraîner des équipes de Ligue 1 et Ligue 2 masculines. C’est la première fois qu’une femme obtient ce diplôme. Et Diacre ne va pas tarder longtemps avant de trouver un banc. Elle est nommée entraîneuse du Clermont Foot 63, club de Ligue 2. C’est ainsi la première femme à entraîner une équipe de foot masculine de L1 ou L2. Durant trois années, elle va prouver à tous qu’une femme est tout aussi capable qu’un homme de coacher une équipe de cette envergure. Au delà de réussir à maintenir Clermont en deuxième division, elle va même les classer à de bonnes places chaque saison. Ils terminent ainsi en trois ans 12e, 7e et à nouveau 12e du championnat alors qu’il s’agit d’un des plus petits budgets de cette division. Preuve de son talent, elle reçoit le prix France Football de meilleur entraîneur de L2, une fierté pour elle.

    Première qualification à un mondial

    En tant que joueuse en Equipe de France, elle a là aussi cassé les codes. C’est une des premières joueuses à avoir permis un début de médiatisation pour le football féminin aux côtés de Marinette Pichon. Appelée en Bleue dès ses 18 ans, elle comptabilise 121 sélections entre 1993 et 2005. Elle a également été capitaine à 65 reprises C’est la première française à dépasser les 100 sélections avec les tricolores. De plus, elle est l’héroïne de la qualification pour le Mondial 2003. En effet, le 16 novembre 2002, elle marque un but face à l’Angleterre ce qui permet aux Bleues de gagner le match et par la même occasion de se qualifier pour le premier mondial de leur histoire, une superbe performance. Même si les françaises sont éliminées dès le premier tour, elles ont ouvert la voie pour les générations futures.

    Des choix forts

    Après avoir été adjointe de Bruno Bini, elle devient sélectionneuse de l’Equipe de France féminine le 30 août 2017. D’un tempérament et mental fort, elle n’hésite pas à imposer ses choix. Elle décide dès son arrivée de retirer le brassard de capitaine à Wendie Renard au profit d’ Amandine Henri. Pour elle, le capitanat de Wendie dessert ses performances individuelles, « Wendie s’occupait trop des autres et pas assez d’elle », « Ses performances étaient très en-deçà de ce qu’elle peut faire ». Un autre décision a été de ne plus convoquer Marie-Laure Délie à la pointe de l’attaque mais bien Emelyne Laurent.

    Et enfin, son dernier fait est la non-sélection de Katoto, meilleure buteuse de D1 cette saison avec Paris. C’est ainsi Emelyne Laurent qui lui a été préféré. Ces performances moyennes lors de ses sélections et son manque d’implication à l’entraînement auront eu raison de sa convocation, « Ca a été un choix difficile, mais j’ai fait ce choix-là et je l’assume ce soir, a-t-elle déclaré. Marie-Antoinette a un énorme potentiel, mais elle est jeune. Elle a manqué de quelque chose pour moi, et d’autres ont montré un petit peu plus. J’ai fait un choix fort je le sais. Je privilégie le groupe ». Diacre privilégie donc le collectif, face aux individualités. Une logique similaire à celle de Didier Deschamps, avec le désir que l’issue de la compétition soit la même.


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