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    Corinne Diacre : « je n’ai pas beaucoup d’inquiétude »

    EQUIPE DE FRANCE

    Féminines

    EQUIPE DE FRANCE

    Corinne Diacre : « je n’ai pas beaucoup d’inquiétude »

    20 févr. 2019

    INTERVIEW

    Moins de quatre mois avant le coup d’envoi de la Coupe du Monde (7 juin-7 juillet), l’équipe de France féminine fera sa rentrée le 28 février prochain avec un match amical contre l’Allemagne à Laval, suivi d’un autre test face à l’Uruguay. L’annonce de la liste des 23 pour ces deux rencontres a été l’occasion pour Corinne Diacre de faire le point. La sélectionneure a affiché sa confiance et a salué l’évolution de son groupe.

    Vous allez affronter l’Allemagne pour la 3ème fois en deux ans. Quel est votre état d’esprit aujourd’hui ?
    J'espère que ce match contre l'Allemagne offrira une belle répétition, comme on a pu le voir contre les USA, le Brésil, l'Australie. On a une équipe qui monte en puissance. C'est toujours mieux de gagner ces matches-là, même si on est toujours en préparation. L'objectif reste la compétition. Mais d'un point de vue psychologique, c'est toujours mieux de gagner ces matches-là, en tout cas de ne pas les perdre. Ça reste une nation très forte. Avant, on se battait pour les jouer. Aujourd'hui, ce sont presque elles qui nous demandent de jouer contre elles. La tendance s'inverse, c'est plutôt bien…

    Ensuite, ce sera l’Uruguay, dans un style complètement différent…

    On est plutôt concentré sur le premier match, ensuite, l'Uruguay (le 4 mars), ce sera un autre style. Je souhaitais jouer un autre football, un football contre lequel on n'a pas l'habitude d'évoluer.

    Vous dites que votre groupe évolue bien, on peut s’attendre à voir de nouvelles têtes d’ici la Coupe du Monde ?

    Tout va dépendre des blessures. Je suis obligée de faire avec. Mais on a une liste qui se rétrécit quand même assez fortement. On suit entre 30-35-40 joueuses, celles qui ne sont pas là aujourd'hui (Le Sommer, Périsset, Dali) sont remplacées. On remarque notamment le retour d'Ouleymata Sarr, qui a fait un gros travail athlétique suite à sa blessure en fin d'année dernière. Les 23 pour le Mondial seront dans ces 40 joueuses, normalement je ne vais sortir personne de mon chapeau.

    « Je n’ai pas vu d’équipes qui me font peur »

    Vous n'avez toujours pas convoqué Kheira Hamraoui, qui réalise de bonnes performances avec Barcelone…
    Elle fait partie des 40, je la suis, même si c'est plus difficile car on ne va pas en Espagne tous les week-ends. J'arrive à avoir quelques retours, je vois des vidéos. Mais aujourd'hui, très sincèrement, entre Henry, Bussaglia, Bilbault et Geyoro, je me trouve bien armée au milieu. Je ne veux pas casser ce qui fonctionne bien. Tout est une question d'équilibre. Je pense avoir trouvé un certain équilibre. Mais la porte n'est fermée à personne.

    Quelles sont vos relations avec Marie-Antoinette Katoto depuis le dernier stage durant lequel vous l’avez bousculée…
    Elle a été piquée sur un entraînement, on ne peut pas dire qu'elle a vécu un mauvais stage, on n'est pas au bagne, quand on vient en équipe de France, on n'est pas à l'armée. Même si sur le terrain c'est rigueur, exigence, travail, je n'en démords pas. En dehors, elles font ce qu'elles veulent, je ne sais même pas ce qu'elles font. Elles sont assez libres. Mais sur le terrain je suis intransigeante. En équipe de France, on n'est pas dans un club de vacances. Il y a des exigences. C'est de mon devoir de reprendre une joueuse quand elle n'est pas au niveau international. Je n'ai fait que mon travail. Contre les États-Unis la prestation a été correcte, elle a fait une bonne entrée, elle marque un but. Maintenant il faut qu'elle me montre que je ne sois pas obligée de la piquer pour qu'elle soit performante.

    La Coupe du Monde approche à grands pas, vous avez identifié les dangers chez vos principaux adversaires ?
    On travaille déjà sur l'analyse de 18 équipes sur 24 dans le Coupe du monde. Je n'ai pas noté de danger particulier. Je n'ai pas vu d'équipes qui me font peur, si c'est cela que vous voulez savoir. Mais on observe très bien, minutieusement. On ne laisse rien au hasard. On verra dans les prochaines semaines si une équipe commence à nous faire peur. Mais je n'ai pas beaucoup d'inquiétude.


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