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    Julie Debever, l’expérience au service de l’équipe

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    Julie Debever, l’expérience au service de l’équipe

    17 mai 2019

    Portraits de Bleues 4/23

    Après les gardiennes, on passe aux portraits des défenseures. Aujourd’hui, c’est l’expérimentée Julie Debever qui va être mise en avant. La jeune femme a connu ses premières sélections avec l’Equipe de France A en avril 2018 à 30 ans et a été appelée par Corinne Diacre pour disputer ce mondial. Une convocation à la quelle la joueuse ne croyait plus.

    A 31 ans, Julie Debever réalise une très bonne saison avec Guingamp pour sa quatrième année chez les Bretons. Malgré une saison guingampaise mouvementée avec une grève de la part des joueuses, la défenseure a maintenu le cap en réalisant de très bonnes performances. Titulaire à 21 reprises, la joueuse se rend indispensable à son équipe. C’est par ailleurs la première année où elle peut se consacrer pleinement à sa passion.

    La grève pour plus d’égalité

     

    Formée à Hénin-Beaumont, club de D1 féminine, la native de Marcq-en-Baroeul dans le Nord joue son premier match pro en 2002 à l’âge de 17 ans. Mais ce n’est qu’en 2005, qu’elle effectue sa vraie première saison chez au haut niveau avec 22 titularisations en 22 matchs de championnat, un carton. Les cinq années suivantes qu’elle passe au club sont du même acabit. Puis en 2012, elle quitte Hénin-Beaumont pour rejoindre Jusivy. Arrivée blessée (rupture des ligaments croisés du genou), sa saison est compliquée avec seulement 3 rencontres disputées. Pas assurée d’avoir une place de titulaire au sein de l’effectif la saison suivante, elle quitte le club pour rallier Saint-Etienne. Elle y effectuera trois bonnes saisons avant de rejoindre Guingamp en 2015.

     

    Et depuis 4 ans, elle réalise de superbes performances avec son nouveau club en tant que titulaire indiscutable, et ce, dès son arrivée. Elément important dans la carrière de la jeune femme, c’est le premier club qui lui permet de vivre exclusivement du foot. Dans ses précédents aventures, la joueuse ne touchait que des primes de matchs et suivait en parallèle une formation d’éducatrice spécialisée, diplôme obtenu en 2017.

     

    Malgré cette rémunération, les joueuses sont parfois sous payées par rapport aux efforts fournis. Ainsi, Debever et ses coéquipières de Guingamp se sont mises en grève en février pour protester contre leurs conditions de travail qu’elles jugent insuffisantes. Les très faibles primes de matchs lors des rencontres de coupe de France ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour elles. Une initiative forte nécessaire pour plus d’égalité avec les hommes à tous points de vue que ce soit les salaires, les transports ou même l’utilisation des terrains. Leur revendications ont amenés la direction à nommer un président délégué à la section féminine. Le dernier n’avait en effet pas été remplacé. Un petit pas en avant pour plus d’égalité.

     

    Un parcours compliqué en Bleue

    Son parcours en équipe de France est peu commun. Elle connaît ses premières sélections tricolores avec les U19. Après cela, elle dispute quelques matchs avec l’Equipe B ainsi que les A’ puis plus rien. Et voilà qu’ après deux très bonnes saisons avec Guingamp, son nom apparaît en avril 2018 dans la liste de Corinne Diacre. La joueuse ne croyait plus à cette convocation, « Cela faisait 4-5 ans que je n’étais plus sélectionnée, explique-t-elle, cette convocation est inespérée pour être franche. (…) C’est une satisfaction personnelle, une grande fierté de représenter mon pays. Je vais profiter de chaque seconde, de chaque moment de cette sélection ». Elle est titularisée pour la première fois le 5 octobre 2018 à Geoffrey-Guichard face à l’Australie (victoire

    La maturité comme atout

    Ses performances en club et en Bleues ont ainsi séduit la sélectionneuse puisqu’elle figure dans la liste des 23 pour le mondial. A 30 ans, son expérience constitue un vrai plus dans cette jeune équipe française. Dans une vidéo publiée par la FFF, sa coéquipière en Bleue et en club, la gardienne Solène Durand, en témoigne, « C’est vrai que c’est quelqu’un d’important dans l’équipe. Elle apporte la maturité que beaucoup n’ont pas parce qu’on est un groupe très jeune. C’est une très bonne joueuse et une bonne amie ». Une expérience non négligeable pour gérer la tension que provoquera ce mondial.


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