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    Rapinoe : « la FIFA se fout du foot féminin »

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    Rapinoe : « la FIFA se fout du foot féminin »

    7 juil. 2019

    > Etats-Unis - Pays-Bas (17h)

    Avant la finale de la Coupe du Monde, Megan Rapinoe, décontractée mais déterminée et engagée, a une nouvelle fois fortement critiqué la FIFA et l'inégalité entre les hommes et les femmes.

    Au repos lors de la demi-finale contre l’Angleterre pour un léger problème musculaire, la méga star américaine, Megan Rapinoe sera bien sur la pelouse du Park OL en fin d’après-midi pour jouer la finale face aux Pays-Bas.

    Hier, à la veille du dernier match d’une Coupe du Monde qui aura été un véritable succès, à la fois sportif, médiatique et surtout populaire, la co-capitaine des USA a une nouvelle fois insisté sur la façon dont est traité le football féminin et l’inégalité entre les femmes et les hommes.

    Pour commencer, Megan Rapinoe a une nouvelle fois dénoncé (elle l’avait déjà quand le calendrier a été dévoilé), le fait que trois finales soient programmées le même jour (la finale de la Copa America, à 21H, et la finale de la Gold Cup dans la nuit de dimanche à lundi, en plus de la finale de la Coupe du Monde féminine). « On ne sent pas aussi respectées que les hommes, a répété la l’attaquante américaine. C'est la finale de la Coupe du monde, on devrait annuler tout le reste ! Je ne sais pas comment on a pu en arriver là, comment ils ont pu ne pas y penser. »

    « Ce n'est pas en rehaussant les budgets alloués au football féminin de quelques dollars chaque année qu'on y arrivera ».

    La FIFA, qui ne maîtrise pas tous les calendriers, puisque la Copa América est gérée par la CONMEBOL et celle de la Gold Cup par la CONCACAF, a déjà eu l’occasion de répondre que l’intérêt était que la journée soit focalisée sur le football.

    Puis la star américaine, interrogée sur l’augmentation des primes reversées par la FIFA aux joueuses, qui passeront de 30 (cette année) à 60 millions (en 2023), contre 400 millions l’été dernier pour les hommes en Russie, s’est une nouvelle fois offusquée de ces écarts. « C'est pour ça qu'on dit qu'on ne se sent pas suffisamment respectées, que la FIFA se fout du foot féminin, s'est même emportée la star. Je comprends que le foot masculin soit bien plus avancé financièrement. Mais si elle se souciait vraiment de nous, elle ne laisserait pas le fossé se creuser. Elle ne programmerait pas trois finales le même jour. Les ressources sont là, les gens sont prêts à travailler pour donner au foot féminin la place qu'il mérite. C'est juste une question de volonté. »

    Pour Megan Rapinoe, l’argent est le nerf de la guerre pour permettre le développement du football féminin et éviter qu’il ne retombe dans l’oubli après le mondial. « On a besoin d'argent de la FIFA, des Fédérations, des publicitaires, des sponsors, des détenteurs de droits, a-t-elle insisté. On a besoin que des investissements soient faits dans les infrastructures, dans la formation des jeunes filles et des entraîneurs. Ce n'est pas en rehaussant les budgets alloués au football féminin de quelques dollars chaque année qu'on y arrivera. Il faut miser sur l'avenir. Je crois qu'on a prouvé, année après année, Coupe du monde après Coupe du monde, qu'on était dignes de cet investissement. »


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