En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

Ecrivez sur votre club L'actualité de votre club
    Deschamps, la fin de l'état de grâce

    Chronique

    Les bleus

    Chronique

    Deschamps, la fin de l'état de grâce

    15 oct. 2019

    La chronique de Stéphane Désenclos

    La chronique de Stéphane Désenclos, rédacteur en chef du Quotidien du Foot et du magazine Le Foot.

    Etre champion du Monde donne-t-il tous les droits ? Visiblement, oui. Hier au Stade de France, les Bleus ont concédé un match nul face à la modeste Turquie, quatre mois et demi après avoir perdu à Istanbul. Et, sauf exploit des Islandais en Turquie, le 14 novembre, les Champions du Monde termineront la phase éliminatoire à la deuxième place d’un groupe où son meilleur adversaire pointe au 36ème rang du classement FIFA et n’était pas présent aux quatre dernières Coupes du Monde…

    Quand on voit la composition de l’équipe concoctée par Didier Deschamps hier, on ne peut que s’interroger. Moussa Sissoko aligné ailier droit au coup d’envoi puis milieu axial lors de l’entrée en jeu de Lemar sur la gauche (Coman passant à droite), Giroud entrant en jeu à la place de Ben Yedder à 20 minutes de la fin alors que le score est de 0-0, au lieu d’associer Giroud ET Ben Yedder… Coman, le principal perceur de défense quittant ses partenaires avant la fin du match (remplacé par Ikoné)…

    Les Turcs faisaient-ils aussi peur aux Champions du Monde pour prendre de telles précautions sécuritaires dans le jeu ? Déjà, 4 jours plus tôt en Islande, la composition de l’équipe de France affichait clairement les intentions des Bleus : ils n’allaient pas à Reykjavik pour faire le spectacle, mais pour prendre des points. Uniquement pour prendre des points.

    Malgré les envies de bien faire des joueurs hier soir, la philosophie était exactement la même : prendre 3 points et se qualifier pour l’Euro. Pléa (qui avait remplacé Mbappé dans le groupe) est donc resté sur le banc, Ikoné a joué dix minutes à la place de Coman… Ben Yedder, qui marche sur l’eau avec Monaco, a passé 70 minutes à chercher le ballon, beaucoup trop peu souvent trouvé et nous donnant clairement le sentiment qu’il s’entendrait merveilleusement bien avec Giroud, comme il le fait avec Slimani à Monaco.

    Pragmatique à l’excès, Didier Deschamps voulait la qualification beaucoup plus que la victoire. Finalement, il a eu ni l’un ni l’autre.


    Vous avez aimé cet article ? Faites-le savoir !


    Votre article dans

    Ecrivez sur votre club