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    Deschamps : «  une usure physique et psychologique »

    Les bleus

    Deschamps : « une usure physique et psychologique »

    20 nov. 2018

    Avant le dernier match face à l’Uruguay ce soir, Didier Deschamps n’affiche pas un optimisme débordant. L’entraîneur des Bleus estime que les champions du Monde sont émoussés et terminent difficilement une magnifique année 2018

    Vous étiez très en colère après la défaite à Rotterdam, vous avez pu faire passer vos messages ?

    Il y a toujours des échanges individuels ou collectifs. Mais ce n’est pas au travers des deux séances qu’on a eues que l’on peut tout aborder… Le match de vendredi nous a donné tort sur tous les points. Maintenant on a l’opportunité de terminer l’année 2018 sur une note positive.

    Vous n’aviez pas senti cette contreperformance ?

    On fait en sorte de prévenir… Mais ça n’est pas arrivé qu’à nous. Beaucoup d’équipes qui sont allées loin en Russie ont aussi connu ça. Ce n’est pas une excuse mais certainement une explication. Il y a sans doute une usure physique et psychologique. Après, c’est difficile de ressortir quelque chose de ce match contre les Pays-Bas.

    Vous retrouvez l’Uruguay au Stade de France. Vous allez vous inspirer du quart de finale de la Coupe du Monde ?

    C’est un autre match, un autre contexte. On avait bien maîtrisé notre sujet dans beaucoup de domaines ce jour-là. Cette équipe d’Uruguay, même avec quelques absents, a toujours cette qualité. C’est dans son ADN d’avoir cette hargne, qui ne lâche rien, avec le duo Cavani-Suarez. Cavani n’était pas là lors de notre match en Russie.

    Edinson Cavani, c’est un joueur qui vous plait ?

    Oui, c’est un joueur qui plait à beaucoup, beaucoup d’entraîneurs par ce qu’il fait. C'est un attaquant très généreux et efficace. Il suffit de regarder ses statistiques. Il fait partie des très bons attaquants au niveau mondial, il a un état d’esprit remarquable. Le genre de joueur qu’il vaut mieux l’avoir dans son équipe, mais ce ne sera pas le cas demain… Avec Suarez, c’est plus de 100 buts en sélection…

    Mbappé a estimé dimanche que la connexion avec les autres attaquants avait été faible contre les Pays-Bas. Êtes-vous d’accord ?

    Il y a eu peu d’échanges, peu d’enchaînements, peu de situations. Ça ne peut qu’être amélioré. Ça passe par la relation entre eux mais pas seulement. Aussi les ballons qui doivent arriver, les déplacements. Ça a mieux fonctionné sur d’autres matchs…

    La défaite contre les Pays-Bas va-t-elle avoir une influence dans la composition de vos listes à partir de mars prochain ?

    La réflexion sera toujours la même pour que ce groupe reste performant. Il y a une longue pause de quatre mois. Au mois de mars prochain, ce ne sera peut-être pas la même situation. Avant de choisir les 23 l’année prochaine, je prendrai le temps de tout analyser. Le titre de champion du monde continuera de compter, mais après, il faut voir ceux qui peuvent venir. Il faut construire un collectif. Une logique de groupe restera.

    Pensez-vous avoir des possibilités pour remplacer les joueurs en méforme ?

    A tous les postes il y a un réservoir de joueurs intéressants. Il faut évaluer le niveau de ces joueurs. La plupart n’ont pas d’expérience internationale, ça ne se fait pas en claquant des doigts. On le voit, être bon dans son club, c’est important, mais l’être en équipe de France, c’est une étape supérieure. On continuera de superviser, de regarder les matchs de tous les joueurs. Il y en a une cinquantaine par poste. Le but n’est pas de changer pour changer. Si on change, c’est pour un joueur qui a le potentiel international et qui va apporter quelque chose.

     


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