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    Dupraz ou Kombouaré, aidons Delcourt à choisir

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    Dupraz ou Kombouaré, aidons Delcourt à choisir

    2 janv. 2019

    Qui pour remplacer Dall'oglio sur le banc de Dijon ?

    « Expérimenté et différent d’Olivier, pour amener une nouvelle dynamique ». Le président du DFCO a parfaitement défini le profil de l’entraîneur qui prendra la place de Dall’oglio sur le banc de touche. En lisant entre les lignes, on comprend que Delcourt veut avant tout un technicien qui secoue ses joueurs pour leur insuffler assez de hargne et de gnac pour aller chercher le maintien. Ça tombe bien, en France, on a deux spécialistes : Antoine Kombouaré et Pascal Dupraz. Deux entraineurs reconnus pour leurs qualités de meneur d’hommes, leur franc parler et leur capacité à tirer le meilleur d’un groupe. Mais alors, lequel choisir ?

    Expérience : avantage Kombouaré

    Antoine Kombouaré : après avoir fait ses classes à Strasbourg (avec des résultats mitigés) c’est à Valenciennes que le technicien kanak obtient ses premiers résultats probants, entre 2005 et 2009. C’est avec le PSG entre 2009 et décembre 2011 qu’il va côtoyer le haut niveau. Débarqué en décembre alors que le club de la capitale est en tête de la Ligue 1, il fait un bref passage en Arabie Saoudite, au Al-Hilal FC, avant de rebondir à Lens où il connaît la descente en 2015 mais reste au club (qu’il ne parvient pas à faire remonter). En 2016, c’est à Guingamp qu’il retrouve la Ligue 1 en prenant la succession de Gourvennec. Au total, il a coaché 410 matchs en Ligue 1.

    Pascal Dupraz : c’est le 2 septembre 2012 que Pascal Dupraz embrasse la carrière d’entraîneur d’une équipe professionnelle. Alors directeur du Centre de formation d’Evian Thonon Gaillard, il remplace au pied levé Pablo Correa démis de ses fonctions. La première saison est réussie avec une finale de Coupe de France perdue contre le PSG et un maintien en Ligue 1 acquis à deux journées de la fin. La saison suivante, il enchaine par une belle saison qui voit le club terminer à la 14ème place et une participation aux quarts de finale de la Coupe de la Ligue. La saison suivant est plus compliquée et voit le club descendre en Ligue 2. Au mois de juin, il est renvoyé. Neuf mois plus tard, au mois de mars 2016, il réapparait sur un banc de Ligue 1. En perdition en bas de classement, Toulouse fait appel à lui pour une opération commando. En trois mois, le TFC remonte 10 points en dix journées sur le premier non relégable (Reims) et finit par sauver sa place lors de la dernière journée dans un match à Angers avec un scenario incroyable (et une causerie qui a marqué les esprits). Resté à Toulouse, il sera finalement démis de ses fonctions le 22 janvier 2018 pour insuffisance de résultats. Au total, il compte moins de 200 matchs sur un banc de Ligue 1.

    Notre avis : niveau expérience, y a pas photo. Kombouaré est largement devant.

    Caractère : Dupraz plus nuancé quand même...

    Les deux hommes ont un caractère fort. Ils ne se privent pas pour dire ce qu’ils pensent, que ce soit à leurs joueurs, aux adversaires et aux arbitres. Mais Antoine Kombouaré est de loin le plus impulsif. A l’époque de Valenciennes, le président Decourièrre s’est même lassé de ses sauts d’humeur. A Guingamp, on se souvient de son altercation très limite avec Fréderic Hantz (alors entraîneur de Montpellier) dans le couloir du Roudourou…

    Pascal Dupraz, lui, fait davantage dans la nuance. Ses « pics » ont souvent lieu en conférence de presse où, face aux journalistes, il ne se cache pas pour égratigner un joueur (sans le citer nommément) un arbitre ou même le jardinier…

    Notre avis : avantage Dupraz. Kombouaré est parfois un peu plus compliqué à gérer. Sa nervosité entraine des débordements vis à vis des adversaires et du corps arbitral qui peuvent nuire à son équipe.

    Qualités de meneur d’homme : deux ténors

    Personne n’a oublié la célèbre causerie de Pascal Dupraz avant Angers-Toulouse (38ème journée de Ligue 1 lors de la saison 2015/2016). Moins célèbre mais tout aussi efficace, son intervention à la mi-temps du match alors que son équipe était menée 1-0 (elle s’imposera finalement 2-1). Lors des dix derniers matchs de cette saison-là, Dupraz a poussé les joueurs à se transcender pour prendre 18 points, soit seulement 5 de moins que le champion parisien sur la même période.

    Question meneur d’hommes et capacités à tirer le meilleur de son groupe, Antoine Kombouaré n’est pas mal non plus. Lors de sa première saison à Guingamp, il emmène le club breton à une 10ème place inespérée. La saison dernière, c’est une 12ème place qui vient sanctionner la saison de l’En Avant. C’est encore davantage à Valenciennes que ses qualités de meneur d’hommes sont reconnues. Il fait d’abord remonter le club du Nord en Ligue 1 puis la saison suivante lui permet d’arracher le maintien, exploit réussi trois ans de suite, avec une 12ème place en 2009 malgré souvent un effectif limité et peu expérimenté (excepté lors de la dernière saison).

    Notre avis : égalité entre les deux hommes.

    CONCLUSION : qu’il choisisse l’un ou l’autre de ces deux techniciens, Olivier Delcourt ne sera pas déçu. Avec toutefois une petite interrogation sur l’envie et l’énergie de Pascal Dupraz qui a connu des problèmes de santé à Toulouse. Ça fait maintenant près d’un an qu’il n’a plus entrainé alors que Kombouaré a encore en lui toute l’adrénaline emmagasinée lors de son passage à Guingamp.


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