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    Garcia, l’année de tous les dangers

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    Garcia, l’année de tous les dangers

    25 nov. 2018

    > Victoire obligatoire pour l’OM à Amiens ( 21h, Stade de la Licorne)

    Jamais Rudi Garcia n’a été aussi fort que depuis qu’il est à l’Olympique de Marseille. Arrivé sur la Canebière il y a un peu plus de deux ans (c’était précisément le 20 octobre 2016), le natif de Nemours, en Seine et Marne, a remporté un peu plus de 50% de ses matches sur le banc de l’OM. C’est mieux que sa période lilloise (2008/2013) avec pourtant un doublé Coupe - Championnat en 2011 (un match sur deux gagné en 5 saisons), ce qui n’est pas très surprenant car Lille a surtout été un club de milieu de tableau. Mais aussi bien que son passage à Rome (juin 2013/2016) qui l’a vu remporter 51,6% de ses matchs.

    Le bilan de sa carrière, débutée dans des clubs très modestes, comme Dijon et Le Mans, avec un passage sur le banc des Verts, donne aujourd’hui 48% de matchs gagnés. Un chiffre qui prouve que si le technicien marseillais a plutôt des bons résultats depuis 2011, il n’a jamais encore eu une grosse équipe sous sa responsabilité. Guardiola par exemple, qui est l’entraîneur le mieux côté, a des stats qui dépassent les 72% de victoires, avec le Barça, le Bayern et Manchester City (environ 67% pour Mourinho et 60% pour Ancelotti). Pour comparer ce qui est comparable, on notera que Tuchel a remporté 50% de ses matchs depuis le début de sa carrière sur le banc. Quasiment la même stat pour Klopp, aujourd’hui à Liverpool.

    Cela veut-il dire que Rudi Garcia doit être mis dans la catégorie des Tuchel, Klopp ou encore Pochettino (qui gagne un peu moins) ? Assez flatteur quand on connaît la belle cote de ces techniciens… Cela a été en tout cas le raisonnement de Franck Mc Court et Jacques-Henri Eyraud il y a deux ans au moment de faire signer Garcia pour mener à bien le fameux OM Champions Project. Mais finalement, c’est seulement au terme de cette saison que l’on va savoir s’ils ont eu raison.

    Un OM sans filet à Amiens

    Après avoir terminé 5ème en 2017 (alors que le club occupait la 12ème place après 12 journée lors de son arrivée) et 4ème la saison dernière, l’objectif est clair et net : terminer sur le podium. Malgré un début de saison irrégulier (défaite à Nîmes, nul au Vélodrome face à Rennes et défaite à Lyon, mais victoire à Monaco), le coach marseillais a la totale confiance de ses patrons. Fallait-il pour autant le faire prolonger ? La signature du technicien qui s’est engagé jusqu’en juin 2021, paraît un peu précipitée.

    Pour poursuivre sa montée en puissance, l’OM a besoin des millions de la C1. Et que va-til se passer si l’OM échoue dans sa quête ? très investi dans le recrutement, l’ancien entraineur de la Roma sera forcément en première ligne. Et pour s’en débarrasser, il faudra payer très très cher.

    Alors que l’on pensait que la belle victoire à Monaco lors de la 4ème journée matérialisait enfin un succès de l’OM de Garcia face à un “gros” du championnat, les résultats de l’ASM en ce début de saison (le club est aujourd’hui relégable) sont venus apporter un gros bémol à ce raisonnement. Surtout que quelques jours plus tard, il y a eu la double claque face à Francfort (Europa League) et Lyon (6ème journée de Ligue 1). Sans parler de la claque reçue face à Montpellier (où celle face au promu nîmois) qui viennent ternir le tableau des statistiques. Largement de quoi laisser planer un petit doute sur les capacités du technicien à guider l’OM vers les sommets.

    Confiant ou prétentieux ?

    Si Rudi Garcia a encore un peu de mal à s’imposer dans la cour des grands sur le terrain, en revanche, son influence a déjà été constatée dans les coulisses du mercato. Alors qu’il avait presque convaincu Mario Balotelli de venir (le transfert a échoué au dernier moment pour d’autres raisons), l’ancien coach de la Roma a réussi un gros coup en attirant Kevin Strootman à Marseille. Là encore, on attend quand même de voir ce que vont apporter Caleta-Car et Radonjic quand ils seront bien intégrés... Un enjeu parmi les enjeux.

    Proche de ses joueurs, très exigent et bouillant sur le bord du terrain, Rudi Garcia n’hésite pas à prendre des décisions de poids quand il juge que ça fera du bien à son équipe. Une des plus marquantes depuis son arrivée en octobre 2016 est d’avoir fait de Dimitri Payet le capitaine de l’OM. Et ce malgré le retour de Steve Mandanda en juillet 2017. Le gardien international a d’ailleurs expliqué que cette décision l’avait contrarié. Sans que cela n’émeut son entraineur qui peut se féliciter du comportement de Payet dans ce rôle. Autre choix fort : pousser Cabella vers la sortie et conserver Ocampos, bon soldat par excellence plus que technicien dans l’âme. Un choix dicté par le désir de garder un groupe équilibré, quand Thauvin, Payet ou Sanson apportent déjà la touche technique qui tire l’OM vers le haut (toujours selon Garcia).

    Un échec européen qui fait tâche

    Parmi les choix forts, on note aussi la confiance accordée à Rolando la saison dernière (avant sa grave blessure) au détriment d’Abdennour, complètement écarté depuis. S’il lui arrive de douter, Garcia ne le montre pas. D’où cette impression parfois un peu suffisante qui donne l’impression qu’il se sent supérieur. Sur de lui plutôt. Comme lorsqu’il répond à Thauvin, qui menace de partir au cas où l’OM ne jouerait pas la C1 la saison prochaine, qu’il « n’aura pas à se poser la question ». Mais réussit-on au plus haut niveau si on n’a pas confiance en soi ? “Je serai le guide et le garant de la bonne marche, de la cohésion et de la performance de cette équipe, disait Garcia il y a deux ans en posant ses valises à Marseille. Au-delà de comment on jouera et de quelle manière on jouera, je pense que la priorité, c'est que les joueurs montrent de la confiance, de l'enthousiasme et de la joie de jouer”. Deux ans plus tard, la méthode plait. La cote de Rudi Garcia est toujours au beau fixe au près des joueurs, des supporters et des dirigeants. “Ça fait des années que je dis qu’il est l’un des meilleurs entraîneurs français, soulignait même Rolland Courbis dans les colonnes de La Provence, en mai dernier avant la finale de la Ligue Europa. C’est une évidence. Il l’est depuis Lille. J’ai suivi son parcours à l’AS Rome, où il a aussi réalisé beaucoup de bonnes choses”.

    Des propos appuyés bien sûr par l’excellent parcours sur la scène européenne la saison dernière. Mais en football, on remet tout à zéro à chaque début d’exercice. Et Rudi Garcia sait qu’on ne lui pardonnera pas une quatrième place en championnat. Une situation rendue très tendue depuis l’échec humiliant en Ligue Europa (l’OM éliminé après seulement 4 matchs et 1 petit point). Voilà pourquoi l’OM ne peut se permettre de revenir de Picardie ce dimanche sans les trois points de la victoire. La crise qui suivrait serait terrible.


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