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    Il y a 20 ans Courbis...

    Ligue 1

    Il y a 20 ans Courbis...

    17 janv. 2019

    Comment l'OM vire ses entraîneurs

    Rudi Garcia va-t-il oui ou non passer l’hiver ? Retour sur 4 entraîneurs qui ont été écartés pour moins que ça…

    Club très exigeant où la pression est multipliée par dix, l’Olympique de Marseille a souvent vécu des histoires compliquées avec ses entraineurs. A l’image d’un Bielsa claquant la porte après une journée de championnat en 2015, ou Beckenbauer venu auréolé de sa victoire en Coupe du Monde avec l’Allemagne et qui se fera éjecter du banc par Tapie au bout de quatre mois à peine.

    Parmi les techniciens qui ont connu une séparation douloureuse avec le club, on trouve Rolland Courbis. Le Marseillais pur souche a perdu le banc de l’OM quelques mois après avoir perdu une finale de Coupe d’Europe, alors que le club occupait la 9ème place. Ça vous rappelle quelque chose ?

    Franz Beckenbauer (décembre 1990)

    Au mois de septembre, alors que l’OM a commencé la saison avec Gérard Gili aux commandes, Bernard Tapie réussit un gros coup : il convainc Franz Beckenbauer de venir à Marseille. Le légendaire défenseur de l’Allemagne, devenu tout aussi légendaire entraineur, champion du Monde avec l’Allemagne en 1990, pose ses valises sur la Canebière avec la double casquette d’entraîneur et Directeur technique général. Mais rapidement, la cohabitation entre l’Allemand et Bernard Tapie ne fonctionne pas. Le président est trop intrusif au goût du technicien, et surtout, l’entraîneur pas adapté à la Première Division selon Tapie. En décembre, après une cinglante défaite à Auxerre (0-4) et une défaite en Coupe d’Europe en Pologne contre le Lech Poznan, Tapie décide de confier l’équipe à Raymond Goethals, mais demande à Beckenbauer de rester comme Directeur Sportif. Ce dernier le fera jusqu’à la fin de la saison puis décidera de quitter le club.

    Il s'en sort tout de même avec un bilan positif de 8 victoires en 15 matchs pour 2 nuls et 5 défaites avec 28 buts marqués pour 17 encaissés (+11).

    Près de 30 ans après, c’est toujours un regret pour lui. Il estime que sans l’omniprésence de Tapie il serait resté plus longtemps.

    Courbis aussi avait perdu une finale de Coupe d'Europe et était 9ème...

    Rolland Courbis (novembre 1999)

    Lors de l’été 1997, tout Marseille se félicite de l’arrivée de l’enfant du pays sur le banc de l’OM. D’ailleurs, dès la première saison, le club se qualifie pour la coupe UEFA en terminant 4ème du championnat, meilleure performance du club depuis la remontée. La saison suivante, l’OM perd le titre de justesse au dépend de Bordeaux lors de la dernière journée (les Girondins gagnent au Parc et sont sacrés à la place des Marseillais pourtant vainqueurs à Nantes). Il faut dire que Courbis compte 3 champions du monde français dans son effectif (Blanc, Pires et Dugarry), ce qui lui permet aussi de disputer la finale de la Coupe de l’UEFA, perdue face au Parme de Buffon, Boghossian et Thuram.

    La troisième saison sera celle de trop. Après avoir poussé Blanc vers la sortie (ce qui lui sera reproché), Courbis vit une période difficile sur le banc. Mi novembre, au soir de la 16ème journée, l’OM est distancé pour le titre. 9ème à 11 points du leader (Monaco), les Marseillais sont à 7 points du podium. Il est remercié. Il aura dirigé l’OM 84 matchs, avec un bilan très honorable de 42 victoires, 24 nuls et 18 défaites.

    Elie Baup (décembre 2013)

    Pas simple de passer derrière Didier Deschamps qui vient de remporter 4 titres avec l’OM (champion en 2010 et vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2010, 2011 et 2012). Mais Elie Baup frappe un grand coup dès son arrivée en remportant ses 6 premiers matchs, ce qui reste tout simplement le meilleur début de saison de l’histoire du club ! Cette première saison sur le banc de l’OM va être une réussite. Il ramène l’OM en Ligue des Champions, ce qui lui vaut d’être nommé parmi les meilleurs entraineurs de Ligue 1 au côté d’e Carlo Ancelotti, Christophe Galtier et Claude Puel. Dès le début de la saison suivante, les difficultés apparaissent. Début décembre, le club n’a pas inscrit le moindre point dans son groupe de Ligue des Champions et pointe à la 4ème place en Ligue 1, à 7 points du podium. Des résultats qui poussent Vincent Labrune à se séparer de lui. C’est José Anigo qui terminera la saison sur le banc avant l’arrivée de Bielsa au mois de juin 2014.

    Michel (avril 2016)

    Nommé entraineur à la suite de la démission surprise de Marcelo Bielsa en août 2015, Michel est précédé d’une excellente réputation, héritée notamment de sa grande carrière de joueur avec le Real Madrid. Mais rien ne va se passer comme prévu. Si l’OM est capable de fulgurances (à l’image de la victoire 6-0 au Vélodrome face à Troyes lors de la 3ème journée), il peine à enchainer les bons résultats et passe les fêtes de Noël à la 10ème place, avec seulement deux victoires à domicile. Rien ne s’arrange vraiment après la trêve. Si l’OM se qualifie pour la demi-finale de la Coupe de France, le mois de mars est particulièrement pénible, avec 3 matchs nuls de suite puis une lourde défaite contre Rennes au Vélodrome (2-5). D’abord confirmé à son poste jusqu’à la fin de la saison, il est finalement démis de ses fonctions le 19 avril et remplacé par Franck Passi.


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