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    Isaac Lihadji, programmé pour aller loin

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    Isaac Lihadji, programmé pour aller loin

    20 nov. 2019

    GROS PLAN

    Après des débuts retardés par la signatures de son premier contrat professionnel, puis de sa participation (remarquée) à la Coupe du Monde U17 au Brésil, Isaac Lihadji va réellement commencer sa saison avec l'OM. Et sans doute rendre de précieux services à Villas-Boas encore privé de Thauvin pour un bon moment.

    Parmi les 21 joueurs qui viennent de disputer la Coupe du monde U17 au Brésil, avec une belle 3ème place, il était l’un des seuls, avec le Parisien Adil Aouchiche, le Rémois Nathanaël Mbuku ou Lucien Angoumé, de l'Inter Milan, à avoir déjà joué au plus haut niveau. Une compétition dans laquelle le jeune marseillais s’est distingué avec 3 buts et une passe décisive . A moins de 17 ans, Isaac Lihadji est programmé pour aller loin. En l’absence de Florian Thauvin, André Villas-Boas pourrait l’utiliser de plus en plus régulièrement.

    Il vient du FC Septèmes, comme Samir Nasri

    Le contrat aspirant, et ses 1000 euros mensuels, qui le liait à son club formateur jusqu'en 2020 n'avait évidemment pas vocation à vivre très longtemps pour Isaac Lihadji, l'espoir n°1 de la formation olympien-ne. A 17 ans à peine, déjà intégré dans le groupe professionnel depuis le début de la saison, apparu dans le onze type en matches amicaux face à Stoke City et Naples, rappelé par Villas-Boas pour faire ses débuts en L1 en septembre, un petit quart d'heure face à Dijon (0-0), un autre à Amiens (1-3), l'ancien minime du FC Septèmes (comme Nasri) n'était pas avec ses représentants (dont Moussa Sissoko, l'agent d'Ousmane Dembélé !) lorsqu'ils ont négocié la signature de son premier vrai contrat professionnel. Appelé avec l'équipe de France U17 pour disputer la Coupe du monde au Brésil, il savait que cette rentrée était particulière pour lui, la première d'une carrière que d'aucuns lui prédisent grandiose. Déjà contacté directement par Everton, suivi par tous les grands clubs européens, son clan était en position de force pour négocier avec des dirigeants marseillais conscients de l'importance de ce dossier dans leur politique de développement, dans son caractère exemplaire pour les futures générations. Avant qu'il soit libre le 1er janvier prochain, sur le principe d'un contrat de trois ans, avec deux années supplémentaires, les négociations butaient forcément sur le montant de la rémunération et la clause de libération éventuelle. Pour Lihadji aujourd'hui comme pour Flamini, Nasri, Boutobba, Kamara ou Lopez hier, l'importance de l'environnement du joueur, de plus ou moins bon conseil, sera déterminante. Pour Nasser Larguet, le nouveau boss de la formation, arrivé cet été, et qui a déjà été confronté à pas mal de cas similaires dans sa carrière, « Isaac a un gros potentiel, et on a envie de le voir en équipe première, mais on ne sait pas encore s'il en est capable ou pas. Mais je peux vous dire que les joueurs qui m'ont écouté, et ont fait un minimum d'une vingtaine de matches avec leur club formateur en étant professionnel, ont tous fait carrière après. » Et de citer les cas de Lassana Diarra ou Steve Mandanda, qu'il a vu passer au Havre et à Caen... des clubs formateurs, pour mieux rebondir à Chelsea ou Marseille, des clubs de stars où les jeunes n'ont pas forcément leur place. C'est bien pour changer cette image et être en accord avec leurs nouvelles ambitions en la matière que le président Eyraud et le directeur sportif Zubizarreta feront l'effort nécessaire pour garder le Franco-comorien de 17 ans qui a vite tapé dans l'oeil de Villas-Boas... mais qui ne serait pas Olympien aujour-d'hui sans José Anigo.

    Sans Anigo, il serait à Nice aujourd’hui...

    C'est effectivement l'ancien joueur et coach olympien qui avait fait des pieds et des mains en 2014 pour l'enlever des griffes du PSG et de Manchester City, de celles de l'OGC Nice surtout, du Barça (où il a fait un essai à 10 ans) également - mais qui avait lâché prise après une fracture du tibia droit en 2013. Pour avoir cru en lui malgré les éléments contraires, les réticences concernant son manque de puissance, l'OM tient un petit phénomène entre ses mains que le nouveau coach portugais n'a pas tardé à lancer dans le grand bain, à l'instar des Perrin, Aké ou Chabrolle, les trois autres tubes de l'été chez les Minots. Grâce à cette préparation estivale de haut niveau qui l'a mis en pleine lumière, Isaac pouvait déclarer à Clairefontaine en marge du rassemblement de l'équipe de France U17 : « je sens que j'ai progressé, mon jeu a pris plus d'ampleur. J'apprends tous les jours, je regarde les pros, c'est vraiment quelque chose d'extraordinaire et ça me rend plus mature dans mon jeu. J'aborde les matches, les duels différemment, je percute plus. Etre sur le banc, c'est déjà énorme, être titulaire c'est un rêve que j'espère réaliser. Et, petit à petit, je me fais à l'idée que le foot va devenir mon métier » Il fait bien de s'y préparer car après avoir marqué les esprits à la Coupe du Monde U17, les choses pourraient vite s'accélérer.    

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