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    Julien Stephan, le joker du président

    Rennes

    Ligue 1

    Rennes

    Julien Stephan, le joker du président

    4 déc. 2018

    Et si Olivier Létang avait préparé son coup ?

    Deux mois après l’avoir empêché de partir à Monaco au côté de Thierry Henry, Olivier Létang propulse le fils de Guy Stephan à la tête de l’équipe première du Stade Rennais

    Julien Stephan n’est pas complètement inconnu du grand public. Il y a deux mois, lors de sa nomination à Monaco, Thierry Henry avait souhaité le voir rejoindre son staff. Le champion du monde 98, qui a connu le fils de Guy Stephan en passant ses diplômes, savait que l’entraîneur de 38 ans, qui a fait ses classes chez les jeunes, pouvait l’aider dans la tâche difficile qui l’attendait dans la Principauté. Mais le fils de Guy Stephan, sous contrat avec le Stade Rennais où il entrainait la réserve, n’a pas eu de bon de sortie. Alors que l’équipe première commençait à balbutier son football (après un bon départ), Olivier Létang, dont les rapports n’ont jamais été très bons avec Lamouchi, avait une idée derrière la tête. “Gouverner, c’est prévoir”… Létang ne voulait pas se séparer de son joker, qu’il pourrait sortir de sa manche à tout moment. L’heure a fini par arriver. Le 2 décembre dernier, l’équipe de Lamouchi, qui venait pourtant de gagner à Jablonec et s’offrir une finale pour la qualification en Europa League face à Astana, a explosé en vol au Roazhon Park (15ème journée). Une défaite 1-4, vécue comme une humiliation par le président du Stade Rennais et qui a fait déborder le vase des doléances au sujet d’un entraineur qui n’aura jamais réussi à donner une identité à une équipe qui a vu Grenier, Ben Arfa, Siebatcheu ou Niang débarquer cet été en même temps que l’ambition retrouvée des Bretons.

    L’heure du joker de Létang est donc arrivée. Placé en première ligne, Julien Stephan n’est pas considéré comme un intérimaire par le président de Stade Rennais. Sauf catastrophe (ou se souvient de l’expérience Sablé à Saint-Etienne), Julien Stephan restera sur le banc au minimum jusqu’à la fin de saison.

    Ballotté dans les équipes de jeunes de Lyon, Paris ou Toulouse au gré de la carrière d’entraîneur de son père, Julien Stephan n’aura jamais joué plus haut qu’en CFA et vite compris qu’il ne ferait pas carrière en tant que joueur. Très tôt (à 24 ans), il décide de devenir entraineur. Passe ses diplômes et commence sa carrière à 26 ans en travaillant à la formation pour le FC Douai, Châteauroux et Lorient, avant de revenir à Rennes (sa ville natale) en 2012. D’abord pour prendre en charge les U19, puis se voir confier l’équipe réserve trois ans plus tard. Il connaitra deux montées successives avec la réserve avant une descente la saison dernière.

    Des matchs à double tranchant

    “Je me suis intéressé très vite et très tôt à l'entraînement, certainement de par mon histoire familiale, expliquait Julien Stephan à nos confrères de Goal la saison dernière. J'ai toujours eu cette passion et j'ai toujours considéré que ce serait ma deuxième vie après celle de joueur de foot.”

    Ambitieux mais pas trop pressé, Julien Stephan n’a pas boudé début octobre quand Rennes lui a fermé la porte vers un de ses rêves. Peut-être se doutait-il déjà qu’un autre, encore plus beau allait lui tendre les bras. Mais attention, la partie est encore loin d’être gagnée. Après avoir débuté mercredi dernier à Lyon (quel baptême !*), Julien Stephan aura pour objectif de remporter ses trois prochains matchs : la réception de Dijon, le match historique face à Astana (jamais Rennes n’a joué de 16ème de finale de Ligue Europa dans son histoire) et le déplacement à Guingamp, lanterne rouge. Un défi à la portée des Rouge et noir. Mais une série de matchs à double tranchant…


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