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    Laurent Fournier : « aujourd’hui, Paris est trop fort »

    SPECIAL CLASSICO

    Ligue 1

    SPECIAL CLASSICO

    Laurent Fournier : « aujourd’hui, Paris est trop fort »

    26 oct. 2019

    INTERVIEW

    Si son nom restera éternellement associé au PSG, Laurent Fournier a également porté le maillot de l'OM lors de la saison 1990/1991. Il raconte cette expérience unique.

    Pour un joueur, est-ce facile de passer de l'OM au PSG ?

    C'était différent. A l'époque, la rivalité était plus avec le Bordeaux de Claude Bez. Paris n'était pas trop dans le haut du classement. C'est surtout quand Canal + est arrivée que ça a commencé à changer.

    Avec quel club gardez-vous vos meilleurs souvenirs ?

    (Sourire) Les deux. Sincèrement, si j'ai eu la carrière que j'ai eue, c'est déjà en ayant eu la possibilité de jouer avec des grands joueurs à l'OM comme Mozer, Tigana ou encore Papin. Quand vous arrivez de Saint-Etienne et que vous vous faites une place dans un tel effectif, c'est appréciable. J'ai aussi connu de grands entraîneurs comme Beckenbauer et Goethals. On apprend toujours quelque chose.

    Tout le monde ne peut pas se vanter d'avoir joué à Lyon, Saint-Etienne, Marseille, Bordeaux et Paris…

    Je me suis adapté. Je n'étais jamais sur les albums Panini au départ et j'étais toujours titulaire dans les équipes. C'était valorisant.

    « Une rencontre digne de la Ligue des Champions »

    Avez-vous un souvenir marquant au Parc avec l'OM et, inversement, au Vélodrome avec le PSG ?

    Avec Marseille, c'est mon but face à Joël Bats au Parc des Princes en Coupe de France (8ème de finale, 2-0), d’une frappe de l'extérieur du pied gauche. Avec Paris, je retiens tous les matchs nuls que l'on a réussis là-bas et même au Parc. Je n'ai jamais gagné à Marseille avec Paris. Cette victoire 1-0 avec le but de Boksic au Parc a marqué les esprits. Ça avait été une vraie boucherie. C'était une autre époque (sourire) ! Mais pour gagner des matches de Coupe d'Europe, il fallait être dans cet esprit. Vous ne pouvez pas battre le Milan AC de Van Basten, Rijkaard et Gullit si vous êtes des agneaux.

    Est-ce différent de vivre un "Classique" sur le banc de touche comme entraîneur ?

    Complètement. Vous êtes spectateur et non acteur. Il s’agissait de gros matches où Paris commençait à rivaliser. Quand je suis arrivé au PSG, Marseille avait cinq ans d'avance et venait de remporter cinq titres. On était en construction. Ensuite, il y a eu Lyon. Puis ça s'est nivelé avec les joueurs. Mais jouer ce genre de rencontre, ça permet d'être au niveau en Ligue des Champions ou en Ligue Europa.

    La tendance s'est-elle inversée aujourd'hui ?

    La rivalité existe toujours. Chaque équipe essaye de battre le PSG en Ligue 1. Mais, aujourd'hui, Paris est trop fort sur la durée en championnat avec un effectif et des joueurs de talent. Ce qui fait la différence, au niveau international, c'est le collectif. Quand on bat le PSG ou le Milan AC, c'est le collectif qui amène le petit plus. On n'était pas supérieur individuellement mais, mentalement et collectivement, on était supérieur. On a toujours vécu de gros matches que ce soit avec Paris ou Marseille.

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