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    Les autres pépites de l'OL

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    Les autres pépites de l'OL

    18 mars 2020

    Les révélations de l'un des responsables de la formation

    On parle beaucoup de Rayan Cherki et Amine Gouri, les jeunes de l’OL mis en lumière cette saison. Mais ce ne sont pas les seules pépites du club du président Aulas. Amaury Barlet, responsable du pôle U16-U17 du club nous parle des autres perles du centre de formation.

    Que pouvez-vous nous dire au sujet de Pierre Kalulu (2000) ?

    Il est au club depuis un bon moment. Il peut jouer défenseur central, et arrière droit. Il a beaucoup évolué ces dernières années et il est à deux doigts de jouer en pro (déjà retenu dans le groupe, Pierre Kalulu ne comptait mi-février encore aucune apparition au plus haut niveau, Ndlr). Quand il était avec nous sur les U12 et U13, il était défenseur central. Nous étions sur du jeu réduit à 8. Puis à partir du moment où nous sommes passés sur du jeu à 11 contre 11, il a développé cette polyvalence entre défenseur central et arrière droit. C’est une force pour lui parce qu’il est capable de jouer sur les deux postes et surtout d'être très performant sur les deux postes. Cela va lui permettre d'avoir plus de chances d’avoir ses premières apparitions en pro et puis de s'affirmer par la suite.

     

    A quel poste le voyez-vous se stabiliser ?

    Sur ce que je vois sur les matches de N2 ou de Youth League, c'est un garçon qui dégage beaucoup de sérénité lorsqu'il joue derrière dans l'axe. Il a de grosses qualités de leadership. Quand il joue à droite, il est capable de prendre le couloir. Il déborde et répète les efforts. Je pense surtout qu'il va saisir une opportunité sur un des deux postes, mais alors lequel, je ne sais pas.

     

    Le latéral gauche Melvin Bard (2000) a brièvement eu sa chance cet automne à Nîmes alors que l’OL était à 11 contre 9…

    Je ne l’ai pas entraîné. C'est un garçon qu'on a suivi à l'Olympique Lyonnais et qui venait faire des détections régulièrement quand il était jeune. Il jouait dans le club de DOMTAC et, lorsqu'il était U16, il évoluait en U17 honneur au poste d’ailier droit. Il marquait beaucoup de buts. Ils avaient une bonne génération et une bonne équipe. Ils ont réussi à se maintenir assez tôt dans la saison et l'éducateur à l'époque de DOMTAC l’a aligné arrière gauche pendant les sept ou huit derniers matches. Il pensait qu’il avait quelque chose à faire sur ce poste-là. Cela lui a permis effectivement de faire des essais dans plusieurs structures professionnelles, puis il a rejoint le groupe d'entraînement d’Armand Garrido, à l'époque à l’OL. Cela fait trois ou quatre ans qu'il est au club. C'est un profil atypique, un parcours atypique, mais il en existe beaucoup des parcours comme ça.

    « Les nouvelles générations veulent tout, tout de suite »

    Faut-il encore qu’il gagne en rigueur défensive ?

    Il a quand même cette volonté, il aime défendre. Il aime courir, tacler, il aime le un contre un. Il faut qu'il continue à garder ce mental, à être patient, à se maîtriser émotionnellement dans les matches de compétition. C'est un garçon qui est capable de débouler sur son couloir gauche. Depuis un ou deux ans, il a fait quelques matches au poste de défenseur central où il a montré des qualités étonnantes par rapport à son cursus. Il développe une polyvalence, mais je pense que nous le verrons plus sur un poste de latéral gauche.

     

    Etre patient, est-ce une donnée

    importante ?

    Oui, il faut rester positif malgré tout. Il va avoir 20 ans. Il faut que nos jeunes aient cette patience pour pouvoir saisir l'opportunité dès qu'elle va se présenter. Il faut aussi pouvoir confirmer sur les séances d'entraînement de manière régulière. C'est une force aussi effectivement d’être patient.

     

    Est-ce dur de leur faire passer ce messa-ge ? De leur dire que tout le monde ne peut pas, comme Rayan Cherki, jouer en pro à 16 ans ?

    Ce sont des générations qui veulent tout, tout de suite. En tant qu'éducateur, il faut qu'on arrive à leur faire prendre conscience qu’il va falloir peut-être s’armer mentalement et être patient. Nous devons faire en sorte dans le cursus de formation de ne pas tout leur donner trop vite pour qu’ils ne prennent pas cette habitude et qu'ils aillent vers de grandes déconvenues à 16, 17, 18, ou 19 ans. Il faut qu’ils soient capables, eux, leur entourage, leurs parents, leur famille, de tenir le même discours.

     

    Pouvez-vous nous parler de Sekou Lega qui vient d’avoir 17 ans et de signer professionnel ?

    Il est arrivé en U14 en provenance de la région parisienne. A l’époque, j'avais les U13 et nous faisions des tournois sur le jeu à 11. Il avait participé au tournoi avec nous en tant qu’attaquant. Pendant sa préformation, il a un petit peu navigué sur plusieurs postes. Il a un profil atypique parce que c'est un garçon qui est très grand, très longiligne, et qui cette année en U17 a développé une puissance athlétique dont il arrive à se servir. Il a vraiment progressé là-dessus. Il a eu une année en U16 la saison passée qui a été compliquée parce qu’il a fallu qu'il soit patient. Il est tellement compétiteur qu’il voulait très vite aller très haut. Il a pris conscience qu'il fallait prendre son temps, travailler, progresser et gagner en efficacité dans le jeu. Il a fait un début de saison très intéressant, cela l'a mis en confiance. Il faut qu'il continue à progresser dans divers domaines.

    Quel est son poste préférentiel ?

    C’est un attaquant de pointe. Il a tendance à se déporter sur la gauche. C’est un garçon qui aime bien déborder et percuter. Il aime bien jouer à gauche et il a beaucoup progressé avec son pied gauche. Il faut qu'il soit capable de s’améliorer dans le domaine aérien, où il doit montrer encore plus de présence. C'est important qu’il bosse là-dessus. Depuis quel-ques matches, il évolue avec les U19. Il faut qu'il continue.

    Et aussi : Diomende, Lukeba, Thomas et les autres…

    Outre les joueurs cités dans l’entretien ci-dessus, d’autres jeunes sont susceptibles d’intégrer à court ou moyen terme l’effectif professionnel de l’OL. Juninho a ainsi récemment parlé du défenseur Sinaly Diomandé (2001). L’Ivoirien a déjà effectué quelques apparitions dans le groupe pro, sans entrer en jeu. Citons aussi le défenseur Castello Lukeba (2002), les milieux Titouan Thomas (2002) et Florent Da Silva (2003), l’attaquant Bradley Barcola (2002). Le frère de ce dernier, le gardien Malcom Barcola (1999), a signé un contrat professionnel à l’OL. Sans oublier évidemment Amine Gouiri (2000). Plus âgé, l’attaquant a déjà participé à une quinzaine de matches chez les professionnels, mais de manière très irrégulière : il avait fait ses premiers pas en pro en décembre 2017, mais son ascension avait été stoppée par une grave blessure au genou en août 2018. Cette saison, il n’a été utilisé qu’à deux reprises par Rudi Garcia.

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