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    Les raisons d'un fiasco

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    Les raisons d'un fiasco

    7 déc. 2018

    L'OM au bord de la crise avant la réception de Borderaux dans 8 jours.

    Même s'il est toujours dans le coup pour le podium, l'OM aurait pu reculer à la 8ème place en cas de défaite à Saint-Etienne dimanche (match reporté). Pourquoi le début de saison de l'OM, qui donne l'impression d'être enfermé dans ses certitudes, est un fiasco.

    D’un point de vue strictement comptable, c’est loin d’être catastrophique. Comme Rudi Garcia ne va certainement pas manquer de le souligner, l’OM n’est qu’à 3 points du podium, l’objectif affiché en début de saison. « Si on avait gagné face à Reims et fait un match nul à Nantes, on serait même sur le podium », se préparait même peut-être sans doute déjà à dire Garcia avant le déplacement à Saint-Etienne. Sans doute, oui. Mais avec des « si », Mitroglou aurait déjà planté une dizaine de pions, Kamara postulerait chez les Bleus pour prendre la place de Kimpembe et Sarr serait solide défensivement… La réalité, c’est que l’OM est peut-être à 3 points du podium et à 4 points de la deuxième place (merci Rennes au passage), mais aussi 5 points devant le Stade de Reims, onzième. Sans parler de l’humiliation subie en Ligue Europa.

    Seuls Amiens, Dijon et Guingamp prennent plus de buts

    Une défense aux aboies

    Déjà 25 buts encaissés en 16 matches, et 5 revers avec au moins trois buts concédés. En Ligue 1, seuls Amiens, Dijon et Guingamp ont fait pire. Depuis le début de saison, Rudi Garcia multiplie les essais en charnière centrale (avec Rami, Gustavo, Kamara, Caleta-Car, Rolando et même Hubocan) sans qu’aucune amélioration ne se fasse sentir. Depuis quelques matchs, le technicien marseillais a même mis en place une défense à trois, avec le positionnement d’Ocampos sur le flanc gauche. Mais les grossières erreurs individuelles continuent de plomber l’OM, à l’image du match de Nantes.

    Sur les côtés, l’OM joue sans latéraux. Sarr (à droite) et Ocampos (à gauche) sont des attaquants reconvertis à ce poste. Même avec trois axiaux, cela ne suffit pas à garantir de la sécurité au secteur défensif.

    Thauvin ne peut pas tout faire

    Encore buteur à Nantes mercredi dernier, Florian Thauvin est impliqué dans un peu moins de 40% des buts inscrits par l’OM. Derrière lui, c’est Dimitri Payet (4 buts et 5 passes décisives) et Morgan Sanson (3 buts et 3 passes décisives) qui sont les plus efficaces. Valère Germain et Kostas Mitroglou (3 buts chacun, aucune passe décisive) sont complètement absents de ce début de saison. Certes, les stats marseillaises restent très encourageantes dans ce domaine (l’OM possède la 2ème attaque de Ligue 1, mais avec 20 buts de moins que le PSG), mais en deça de la saison dernière (32 buts après 16 journées).

    Gnagnon, Khazri, Laborde, les ratés du mercato

    Un recrutement raté

    N’ayons pas peur des mots, l’OM a complètement raté son recrutement. Avec 56 millions dépensés cet été (25 pour Strootman, 19 pour Caleta-Car et 12 pour Radojnic), Marseille est en droit d’espérer mieux. D’exiger mieux même. Mais aucune des trois recrues n’a fait progresser l’équipe. L’international néerlandais a du mal à justifier son statut, alors que les deux autres ne jouent pas. Même s’il ne faut pas les enterrer définitivement, leur rendement catastrophique met clairement en cause les choix du tandem Zubizarreta-Garcia. Très impliqué dans le recrutement, l’entraîneur marseillais a sa part de responsabilité. Le profil (sportif et psychologique) des deux joueurs a-t-il été correctement analysé ? Un joueur comme Khazri n’aurait-il pas été plus précieux ? Sans parler forcément de « grantatakan », un Laborde (7 buts avec Montpellier) ne serait-il pas utile à l’OM ? En défense, l'ancien Rennais Gnagnon, qui a quitté Rennes pour le FC Séville (où il joue peu) n’apportait-il pas plus de garanties que Caleta-Car (4 millions plus cher) ? On peut sérieusement se poser la question.

    Un management qui pose questions

    Le grand patron américain qui vient exprès des Etats-Unis pour prolonger le contrat de Garcia après trois mois de compétition seulement ; un entraineur qui ne se remet quasiment jamais en question ; un président qui n’a finalement aucune expérience dans le football professionnel… Le tout transmet une image floue d’un club qui donne l’impression de manquer de bases solides. Bien sûr, les qualités d’entraîneur de Rudi Garcia ne sont pas remises en cause, mais doit-il rester le seul à la barre ? Est-il judicieux de lui laisser les pleins pouvoirs ? Et de faire une démonstration de cette confiance illimitée en prolongeant son contrat huit mois avant son terme ?

    On peut ajouter à cela la sortie très médiatique de l’entraîneur après la défaite à Nantes. L’entraîneur Olympien est resté une minute et 30 secondes en conférence de presse. Le temps de tout mettre sur le dos de ses joueurs. « On a pris des buts sur exactement les choses qu'on avait montrées aux joueurs en préparation de match : les centres, des ballons direct dans notre surface... C'est à se demander à quoi ça sert de faire des préparations de match » a lâché pour résumer l’entraîneur marseillais. Pas sûr que ce type de discours tienne longtemps…


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