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    Martin Terrier : « je sentais que j’avais un truc en plus »

    Olympique Lyonnais

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    Martin Terrier : « je sentais que j’avais un truc en plus »

    22 avr. 2019

    INTERVIEW

    Auteur de son 8ème but en Ligue 1 face à Angers, Martin Terrier est le 3ème meilleur buteur de l’OL cette saison, derrière Moussa Dembélé (12 buts) et Nabil Fékir (9 buts). Mais le joueur formé à Lille a été quasiment deux fois moins souvent titulaires que ses coéquipiers (21 titularisations pour Fékir, 19 pour Dembélé). Dans un long entretien, le joueur de 22 ans nous parle de son évolution à l’OL, de la saison 2018/2019 et de ses ambitions.

    Martin, comment êtes-vous venu au football ?

    C'est très simple. Je viens d'une famille de footballeurs. Mon papa a joué au foot. Je suis le dernier de la famille, j'ai une grande sœur et deux grands frères qui ont joué au foot. L'un est neuf ans plus âgé que moi. Quand j'étais petit, mon père m'emmenait le voir jouer et c'est venu naturellement. C'est une passion.

    Vos frères jouent-ils encore au foot ?

    Oui, ils sont tous les deux passés par le centre de formation du LOSC. Aujourd'hui, ils évoluent au niveau amateur.

    Vous donnent-ils des conseils ?

    (Sourire) Ce n'est pas le même poste. Ce sont des défensifs. Du coup, il y avait souvent de belles parties dans le jardin. Mon père était en revanche lui aussi un attaquant.

    Qui étaient vos idoles ?

    Comme je suis formé au LOSC, c'était forcément Eden Hazard. Quand j'ai fait mes classes au centre de formation, il était en train d'exploser. Sinon, j’adore Dennis Bergkamp.

    Quel enfant étiez-vous ? Obsédé par le football ?

    Forcément. Déjà, j'ai grandi dans le football. J'ai toujours baigné dans le football. Mes journées étaient autour du ballon. J'ai aussi vite intégré le LOSC, en pré-formation puis en formation. Quand on a un rythme aussi soutenu autour du foot, on n'a que ça dans la tête.

    Regardiez-vous beaucoup les matches à la télévision ? Alliez-vous au stade voir le LOSC ?

    Je regardais forcément tous les matches. Par contre, on habitait un peu loin du stade et je ne pouvais pas régulièrement y aller dans la mesure où la semaine était déjà bien chargée. Mais cela m'arrivait bien sûr de temps en temps.

    Avez-vous rapidement pris conscience que vous pouviez devenir footballeur professionnel ?

    Je dirais que c'était une évidence. Je sentais que j'avais quelque chose en plus. Sans prétention particulière, j'avais une aisance avec le ballon qui s'est remarquée assez tôt.

    Comment l'expliquez-vous ? Par le fait d'avoir joué contre vos frères plus âgés ?

    Oui. D'autant que mon autre frère a un an de plus que moi. A notre arrivée au LOSC, nous avions sept et six ans et, comme on ne connaissait pas grand monde, le club nous laissait ensemble, ce qui m'a permis d'être surclassé. Je pense que cela a dû jouer dans ma progression.

    Vous souvenez-vous du jour où vous avez signé votre premier contrat ?

    Bien sûr. J'avais passé toutes les étapes au LOSC, c'était important pour moi de signer dans le club phare de la région. C'était une belle première étape dans ma carrière. C'é-tait une fierté, pour moi, mais également pour toute la famille.

    Et votre premier but ?

    C'était en Coupe de France à Lille. Il n'y avait pas grand monde au stade car c'était un premier tour (4-1 contre Excelsior en 2017, Ndlr). C'est toujours sympa de marquer un premier but en professionnel, mais je retiens davantage mon premier but en Ligue 1 à Montpellier (3-0 le 29 avril 2017, Ndlr).

    « Je suis en train de passer un cap »

    Quel regard portez-vous sur votre première saison à l'OL jusqu'à présent ?

    Super bien. J'ai été très bien intégré même si j'aspire à avoir de plus en plus de temps de jeu. Je pense être efficace quand le coach fait appel à moi. J'espère m'imposer ici.

    Vous avez brillé en préparation, cela vous a-t-il aidé ?

    Pour un attaquant, marquer des buts dès le début met en confiance. Cela modifie aussi le regard des coéquipiers qui voient que tu scores. C'est bien.

    Bruno Genesio a régulièrement expliqué que vous devez prendre conscience de vos qualités...

    Je ne dirais pas que c'est un manque de con-fiance. Cela concerne le caractère. J'ai un profil discret, je ne suis pas quelqu'un qui va se mettre en avant. Ce n'est pas que j'ai tendance à m'écraser, mais je me mets un peu trop dans le coin. Il faudrait que je me montre un peu plus, c'est un cap que je suis en train de passer. Au niveau mental, je dois me mettre dans le rouge tout le temps.

    Comment avez-vous vécu la double confrontation face à Barcelone ? Titulaire à l'aller (0-0) et auteur d'une frappe sur la transversale, en tribune au retour (5-1), vous êtes passé par toutes les émotions...

    Oui, c'est particulier, mais c'est également une expérience. Je dois m'en servir. Je suis un jeune joueur, je découvre le monde des grands clubs et la Ligue des Champions. Forcément, il y avait beaucoup de déception quand j'ai appris que j'allais être en tribune à Barcelone, mais c'est comme ça, c'est le coach qui décide...

    Avez-vous eu une explication avec lui ?

    Non pas spécialement. Le coach le dit souvent, ce sont des choix et il l'assume.

    Après le match aller, vous avez dû longtemps pensé à ce tir dévié sur la barre par Ter Stegen...

    Aujourd'hui encore, je regarde le ralenti ! C'est l'un des meilleurs gardiens du monde… Sans manquer de respect à qui que ce soit, avec n'importe quel autre gardien, je pense que ça fait ficelle (sic). C'est un arrêt extraordinaire.

    On sent encore de la frustration...

    Oui. Car le match change si je marque.

    On doit presque plus vous parler de cette frappe que de vos buts, non ?

    Oui, pendant quinze jours ou trois semaines, on ne m'a parlé que de ça : « Dommage pour ta frappe », « cela aurait été un beau but »… C'est comme ça.

    Il faudra rejouer le Barça la saison prochaine…

    Je l'espère. On a les capacités pour se qualifier pour la prochaine Ligue des Champions, et même pour finir deuxième. J'espère qu'on va le faire.

    Vous venez seulement d'avoir 22 ans, quelle est votre marge de progression ?

    J'ai passé un cap cette année, notamment au niveau mental. Il me manque quelques détails pour m'imposer dans le onze titulaire, mais c'est en bonne voie.

    Quel est votre plus grand rêve dans le foot ?

    Finir meilleur buteur de Ligue 1 dans un futur assez proche. Collectivement, gagner la Ligue des Champions doit être quelque chose d'exceptionnel.

    Plus qu'un rêve, terminer meilleur buteur de L1 est-il une ambition ?

    Oui, je pense que j'ai les capacités pour marquer beaucoup de buts. On verra, mais cela passe par beaucoup de travail.

    On ne sait toujours pas quel est votre meilleure poste, votre polyvalence est-elle une force ?

    Oui j'ai un profil polyvalent. Le coach peut s'appuyer sur moi pour plusieurs systèmes, je peux m'adapter facilement à n'importe quel poste.

    L'OL a utilisé beaucoup de systèmes de jeu cette saison, dans lequel êtes-vous le plus à l'aise ?

    J'aime bien le 4-4-2 avec le milieu en losange. Car mon poste de prédilection est tout de même derrière l'attaquant. Du coup, je me sens à l'aise quand il y a un autre attaquant à côté de moi.

    Et s'il faut jouer dans un couloir, le gauche plutôt que le droit ?

    Je n'ai pas de préférence particulière. Mais comme j'ai un bon pied droit, c'est plus simple pour moi d'évoluer à gauche pour rentrer sur mon pied droit et enchaîner avec une frappe ou un centre.

    On vante souvent la qualité de vos déplacements, par exemple lors de votre but à Rennes (1-0) en championnat…

    C'est également beaucoup de travail. Ce sont des courses qu'on répète énormément à l'entraînement donc ce n'est pas anodin non plus. Et j'ai cette obsession de vouloir être le premier sur le ballon.

    Que diriez-vous de votre pied gauche ?

    Il n'est pas extraordinaire, mais je suis également à l'aise avec le pied gauche. J'ai mis quelques beaux buts pied gauche, comme à Guingamp.

    Savez-vous que les supporteurs de l'OL vous apprécient énormément ?

    Euh, non, mais je suis heureux de l'apprendre ! (Sourire) Cela fait plaisir d'avoir de la reconnaissance. Le soutien des supporteurs est important pour la confiance.

    « A Lyon, il y a plus de pression, mais je pense que je la gère bien »

    Comment vivez-vous la pression à l'OL ?

    A l'OL, les objectifs sont évidemment différents de ceux de mes anciens clubs (Lille et Strasbourg, Ndlr). Je le ressens. Il y a plus de pression, mais je pense que je la gère bien.

    Dans la vie, il paraît que vous êtes une crème...

    C'est ma personnalité (sourire). Je suis quelqu'un de très ouvert et, je pense, d'attachant.

    Quel regard portez-vous sur la ville de Lyon ?

    C'est une très belle ville. On ne m'en avait dit que du bien. J'ai eu la chance d'évoluer avec les Espoirs avec certains joueurs de l'OL et ils avaient pu me décrire la ville.

    Qui sont vos proches dans le vestiaire ?

    Lucas Tousart. C'est d'ailleurs mon voisin dans le vestiaire. Je m'entends aussi bien avec Houssem (Aouar). Mais globalement je suis quelqu'un qui m'entend bien avec tout le monde.

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