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    Nabil et Yassin Fékir, le face à face

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    Ligue 1

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    Nabil et Yassin Fékir, le face à face

    11 juil. 2019

    MAGAZINE

    La saison passée, Nabil et Yassin Fekir sont devenus les cinquièmes frères de l’histoire de l’Olympique Lyonnais à évoluer ensemble en professionnel. Entretien croisé pour un flash back...

    Etes-vous conscient que votre cas est une rareté ?

    Nabil Fekir : Bien sûr, c’est un privilège. On savoure ces moments et on essaie de réaliser la chance que l’on a.

    Yassin Fekir : Je sais que cela faisait longtemps qu’il n’y en avait pas eu à l’OL. Cela fait plaisir de jouer en pro avec son grand frère.

    Savez-vous combien de frères ont évolué ensemble à l’OL en professionnel ?

    N.F. : Dix, je crois ?

    Y.F. : Cinq ou six ?

    En fait, en pro, il n’y en a eu que quatre avant vous à l’OL. Les autres n’ont pas été professionnels tous les deux ou n’ont pas évolué au même moment en pro...

    N.F. : C’est bien, on est entrés dans l’histoire de Lyon.

    Y.F. : Quand même, hein (sourire).

    Nabil, vous n’étiez pas sur la pelouse lors des deux premières apparitions de Yassin en Coupe de la Ligue et en Coupe de France. Par contre, vous étiez sur le terrain lors de ses débuts en championnat contre Toulouse (5-1), qu’avez-vous ressenti en le voyant entrer en jeu ?

    N.F. : De la fierté. Pour moi, son grand frère, c’était un bonheur et un plaisir. Je le vois bosser à l’entraînement, il est sérieux, c’était mérité.

    Y.F. : Le fait que Nabil soit sur le terrain m’a mis en confiance direct, c’est plus facile.

    Ce jour-là, Yassin réalise en plus une bonne prestation.

    Y.F. : Ça va, je me suis bien débrouillé.

    N.F. : Oui, franchement, il n’a pas eu peur. Il a pris des risques, il a essayé de dribbler, de frapper, c’est ce qu’il faut faire. C’était un peu court à mon goût (12 minutes, Ndlr), mais c’est comme ça.

    Yassin, Nabil vous avait mis dans de bonnes conditions en vous cherchant à plusieurs reprises.

    Y.F. : Oui (sourire). On s’est un peu fait chambrer à la fin du match par les partenaires.

    N.F. : C’est normal, il fallait le mettre à l’aise. Je suis passé par là, je sais ce que cela représente d’effectuer ses premiers pas en L1, ce n’est jamais facile.

    Nabil : « Je me fous de ce que les autres peuvent penser. Yassin l’a mérité »

    Nabil, en tant que capitaine, avez-vous dû faire attention à ne pas être trop proche de votre frère dans le vestiaire ?

    N.F. : C’est mon frère, je suis proche de lui, c’est comme ça. Capitaine, pas capitaine, c’est comme ça

    Peu importe ce que les autres peuvent penser ?

    N.F. : Je m’en fous ! Cela ne veut pas dire qu’il a le droit de tout faire, mais c’est mon frère et on est ensemble, c’est normal.

    Y.F. : Bah oui, c’est comme ça.

    Nabil, votre rôle a-t-il été de le couver dans le vestiaire ?

    N.F. : Il est assez grand aussi ! C’est mon petit frère, mais il a 22 ans, il sait ce qu’il fait. Mais c’est normal que ce soit avec lui que j’ai le plus d’affinités. Dans le vestiaire, il est à l’aise, il s’entend bien avec tout le monde, comme n’importe quel autre joueur.

    Y.F. : Nous ne sommes pas à côté dans le vestiaire, mais ce n’est pas spécialement une volonté : les casiers étaient déjà attribués quand je suis monté chez les pros.

    Certains disent ou sous-entendent que Yassin est devenu pro à l’OL car il est le petit frère de Nabil...

    Y.F. : C’est sûr, la plupart des gens pensent que je suis là par rapport à mon frère. On ne me le dit pas, mais on me le répète.

    N.F. : Je n’ai pas entendu ça. Comme je l’ai dit, je m’en fous. S’il est là, c’est qu’il l’a mérité. Sans un minimum de qualités, il ne serait pas là. Je crois en lui, je pense qu’il va s’imposer au plus haut niveau. Si ce n’est pas à l’OL, ce sera ailleurs. Il faut juste qu’il ait confiance et qu’il croit en lui. Il est souvent comparé à moi. Alors qu’il est Yassin Fekir, il est à part.

    Yassin : “J’habite chez mes parents, Nabil vient nous voir tous les soirs”

    Le fait de vous côtoyer à l’OL a-t-il renforcé votre relation ?

    N.F. : Un petit peu, c’est normal. On se voit tous les jours. C’est la personne avec qui je m’entends le mieux à l’OL, c’est logique que cela ait renforcé notre relation.

    Y.F. : Dans le bus, on est tout le temps à côté. On parle de foot et d’un peu de tout. On se voit aussi après l’entraînement : je vis encore chez mes parents, mais Nabil habite à 500 mètres et vient nous voir tous les soirs !

    Parfois, il y a des tensions entre frères ?

    N.F. : Pas nous. Je suis plus grand que lui, il a du respect quand même ! (rires) Mais quand on a quelque chose à se dire, on se le dit.

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