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    Toulouse peut-il encore s'en sortir ?

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    Toulouse peut-il encore s'en sortir ?

    15 déc. 2019

    Kombouaré de plus en plus menacé

    Depuis que Kombouaré est sur le banc, le TFC tourne à 0,33 point par match et file tout droit vers la Ligue 2. Hier soir, la colère des supporters a ajouté encore plus de pression sur un club en pleine crise. Le successeur de Casanova pourrait bien ne pas passer les fêtes...

    Depuis hier soir après la 18ème journée, Antoine Kombouaré a dirigé le TFC exactement le même nombre de matchs que son prédécesseur, Alain Casanova. Alors que celui qui avait démarré la saison au mois d’août avait pris 9 points (soit un point par match en moyenne) avant de perdre son poste, son successeur n’a pris que 3 points (oit 0,33 point par match en moyennes). Un bilan très largement insuffisant qui entraine Toulouse directement en Ligue 2 et qui a déclenché la colère des supporters hier soir. En fin de match, certains supporters se sont attaqués à la tribune présidentielle pour demander des comptes au président Sardan. Il s’est en suivi des échauffourées qui auraient fait des blessés légers. Un incident regrettable (et inquiétant pour le football français, après celui de Lyon mardi dernier ou Bordeaux il y a quinze jours) qui symbolise toutefois ce qui est pour l’instant l’un des plus gros ratés de l’histoire de la Ligue 1 en terme de gestion d’un club au cours d’une saison. Au centre du débat bien sûr : la capacité de Kombouaré à sortir le TFC d’une ornière qui est en train de se creuser de plus en plus. 3 points en 9 matchs pour des débuts sur le banc : le bilan est à la hauteur des plus grandes catastrophes enregistrées au 21ème siècle. C’est par exemple le bilan du FC Metz 2017/2018 qui avait terminé bon dernier (avec 26 points) au terme de la saison. D’ailleurs, ce début de saison cauchemardesque coutera sa place à Philippe Hinschberger, écarté après… 10 journées (et une défaite à domicile contre Dijon). Lors de la saison 2012/2013, le Nancy de Jean Fernandez avait pris deux points de plus au cours de ses 9 premiers matchs, avant d’arriver à 11 à la trêve. Un de moins que le TFC aujourd’hui (avec encore un match à jouer). Un bilan qui aura pour conséquence le départ de l’entraîneur à la trêve. Et surtout, la descente du club lorrain en fin de saison.

    Deux exemples (on pourrait en trouver d’autres) qui montrent comment la situation du TFC est compliquée à travers deux points précis : 1. Un entraîneur survit très rarement (pour ne pas dire jamais) à un bilan aussi catastrophique ; 2. Le club non plus n’y survit quasiment jamais. Sans l’excuser, ça explique aussi l’attitude des supporters toulousains.

    Kombouaré : « les réponses, on va les donner dans les semaines à venir »

    Antoine Kombouaré de son côté n’envisage pas de baisser les bras. Et c’est comme s’il avait la certitude d’être toujours à la tête du club en janvier que l’ancien coach de Dijon (où il avait réussi l’opération maintien de justesse après des débuts également très difficiles) a réagi à son huitième revers de suite. « Je comprends la déception et la colère des supporters. Après, il faut faire attention à comment on agit, a expliqué l’entraîneur du TFC. Pour moi, ça ne se fait pas. Maintenant, ils sont libres de faire ce qu'ils veulent. Moi j'ai surtout à me concentrer sur mon travail. Je n'ai pas à commenter. Mon travail, c'est de trouver des solutions pour qu'on gagne les matchs. Ou du moins pour qu'on n'en perde plus. »

    Un discours qui se répète inlassablement depuis plusieurs semaines sans effet. De quoi mettre une grosse pression sur les épaules du successeur de Casanova si le club enchaine par une neuvième défaite de suite à Nice avant la trêve. « L’ultimatum, c'est de faire de notre mieux et d'essayer de ramener un point en championnat. C'est le déplacement à Nice. L'ultimatum est là. Je me le mets à moi, je n'attends pas que le président me mette la pression ».

    Est-il envisageable de voir le TFC prendre des points à Nice ? Et de le voir retrouver des couleurs en janvier grâce notamment au mercato ? Kombouaré veut y croire. « Les réponses, on va les donner dans les semaines à venir mais pour l'instant, c'est très compliqué. Quand vous enchaînez huit défaites consécutives... il y a toujours un petit concours de circonstances avec une expulsion, un cadeau. Mais au final, ça fait défaite, constate le technicien. On est en droit de se poser des questions. On va travailler pour aider les joueurs, pour trouver des solutions. Vous parliez de recrutement, c'est dans les clous. Nous, on ne va surtout pas rester les bras croisés. » 

    Moins bonne défense de Ligue 1 avec une moyenne de deux buts encaissés par match, le TFC cherche déjà un renfort de poids dans ce secteur de jeu. Mais l’attaque (la 15ème du championnat) n’est pas flamboyante non plus malgré les bonnes impressions montrées par Koulouris (4 buts, 1 passe décisive en 13 titularisations). C’est tout l’équilibre qui doit être revue. Avec cette question : des joueurs comme Koulouris justement, Gradel, Saïd, Dossevi, Makengo ou encore Leya Iseka sont-ils « Kombouaré compatible ? ».


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