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    La fabuleuse histoire du Stade de Reims

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    HISTOIRE DU FOOT

    La fabuleuse histoire du Stade de Reims

    20 févr. 2019

    Les grands clubs ne meurent jamais

    Gros plan sur le plus grand club français des années cinquante, période durant laquelle il jouera deux finales de coupes d'Europe, sous l'impulsion de Raymond Kopa (photo) et Just Fontaine.

    L’histoire du Stade de Reims a commencé par un incroyable concours de circonstances. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, le club champenois n’a pas sa place sportivement en Première Division. Mais, comme s’il était écrit que le Stade de Reims devait marquer l’histoire du foot français, une multitude d’évènements vont conduire à sa promotion administrative. A commencer par la fusion de plusieurs clubs et surtout, le passage de la première division de 16 à 18 clubs. Le Stade de Reims ne laisse pas passer sa chance et devient vite un des principaux animateurs du championnat de France de l’après guerre, échouant de justesse dans la conquête du titre en 1947.

    Entre 1949 (date de son premier titre) et 1962, le club de l’Est de la France écrit les plus belles pages de son histoire dans le stade vélodrome, rebaptisé Stade Auguste Delaune, sportif communiste mort sous la torture en 1943. 6 titres de champion, 3 fois vice-champions et deux fois finalistes de la Coupe des clubs champions européens (ancêtre de la Ligue des Champions), le club gagne aussi deux fois la Coupe de France.

    Au début des années cinquante, le club va être marqué à jamais par l’émergence d’un jeune attaquant repéré à Angers. Raymond Kopa a 20 ans quand il arrive en Champagne et grandit avec le Stade de Reims. Avec lui, le club dirigé par Albert Batteux atteint la finale de la première édition de la Coupe des clubs champions européens (1956). Les Rémois écartent d’abord les Danois de l’AGF Arhus, puis les Hongrois de Budapesti Voros Lobogo et les Ecossais d’Hibernian, avant de s’incliner en finale devant le Real Madrid de Di Stefano. Le match se joue au Parc des Princes. Le Stade de Reims mène d’abord 2-0, puis 3-2 à l’heure de jeu après le but d’Hidalgo, avant de s’incliner 4-3. Pour le club français, la désillusion est terrible. Surtout que dans la foulée, son meilleur joueur est transféré au club espagnol contre 52 millions de francs. L’équivalent de 8 millions d’euros aujourd’hui. Un transfert stratosphérique à l’époque qui va rapidement être compensé par l’arrivée d’un autre très grand joueur venu de l’OGC Nice : Just Fontaine. Véritable machine à marquer des buts, « Justo » permet au Stade de Reims de rester au sommet du football français. Lors de la saison 57/58, Fontaine marque 34 buts en 34 matchs et permet à Reims de reconquérir le titre de champion, avant de partir en Suède jouer la Coupe du Monde (dont il est toujours le meilleur buteur avec 13 réalisations en un seul tournoi).

    En 59, le Reims de Jonquet (toujours là) Fontaine, Vincent, Colonna et Piantoni, retrouve la finale de la Coupe d’Europe. Cette fois Kopa est en face, avec le Real Madrid, triple tenant du titre, qui s’impose de nouveau. Le score (2-0) et le scénario du match qui s’est déroulé devant 80 000 spectateurs au Neckarstadion de Stuttgart laisse cette fois moins de regrets aux Rémois.

    En 1962, le départ de Fontaine à la retraite, suivi la saison suivant par la non reconduction du contrat d’Albert Batteux (officiellement pour des raisons budgétaires) va marquer la fin de la domination du Stade de Reims. Revenu à Reims en 59, Raymond Kopa (longtemps suspendu pour des propos sur le sélectionneur national de l’époque) ne peut rien faire pour endiguer la chute des Rouge et blanc qui tombent en Deuxième division en 1964. Raymond Kopa reste, mais Jean Vincent, Raymond Laelbel, Rodzik ou Piantoni sont forcés de quitter le club, faute de moyens pour les garder.

    Onnis et Bianchi font encore briller le club

    A partir de la fin des années soixante, le club champenois, qui a fait son retour parmi l’élite en 66, est remplacé au sommet du foot français par les Verts de Saint-Etienne. Ses buteurs argentins, d’abord Delio Onnis puis Carlos Bianchi, lui permettent de continuer de jouer les troube-fête dans le haut de tableau et de réussir quelques bonnes campagnes en Coupe de France, mais la fin des années soixante-dix sont très difficiles. Le club est en proie à de gros problèmes financiers et ne doit sa survie qu’à une immense campagne de solidarité et l’aide de la municipalité. Malheureusement, cela ne suffit pas à éviter la déroute sportive. Les meilleurs joueurs ont été vendus (notamment Bianchi, parti en 77) et le Stade de Reims tombe en D2 en 1979. Dès lors, le club ira de désillusion en désillusion (en dehors de ses exploits en Coupe de France, où il atteindra les demi-finales en 1987 et en 1988), les techniciens se succédant sur le banc, pour voir le Tribunal de Grande Instance prononcer la liquidation judiciaire en octobre 1991. Dans la foulée, une tentative de résurrection a lieu sous le nom de « Stade de Reims Champagne FC ». Mais une nouvelle liquidation judiciaire est prononcée avant même la fin de la saison.

    En juillet 1992, le club change encore de nom. Il s’appelle désormais « Stade de Reims Champagne » et redémarre tout en bas de l’échelle, en division d’honneur (équivalent du R1 aujourd’hui, 7ème division nationale).

    En juillet 1999, un nouveau concours de circonstances va changer le destin du club de Reims. Troisième du classement mais deuxième équipe amateur, le Stade est invité à disputer un barrage de montée face aux seconds des autres poules, à la suite de la liquidation du FC Mulhouse, club de National. Devancé par la GSI Pontivy, face à laquelle il concède un match nul (3-3), Reims bénéficie de l'interdiction de montée imposée par la DNCG aux Bretons. Le 23 juillet, le conseil fédéral de la FFF vote en faveur de la montée du Stade de Reims par 8 voix contre 7.

    De nouveau baptisé « Stade de Reims », le club champenois va connaître 15 années mouvementées. Montée en Ligue 2, retour en National, de nouveau montée en Ligue 2, puis montée en Ligue 1, puis descente en Ligue 2… et enfin retour en Ligue 1 après une énorme saison 2017/2018. Aujourd’hui dans la première partie de tableau en Ligue 1, le Stade de Reims semble être revenu du bout du monde, donnant raison au fameux dicton qui dit que « les grands clubs ne meurent jamais ».


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