Le 8 mai, le Vendée Herbiers Football est le cinquième club de l’histoire de la Coupe de France d’un niveau inférieur à la Ligue 2 à atteindre la finale. Après Nîmes (National) en 1996, Calais (CFA, aujourd’hui National 2) en 2000, Amiens (National) en 2001 et Quevilly (CFA) en 2012, les représentants du National gagnent le droit de défier l’ogre parisien au Stade de France. Si les hommes de Stéphane Massala en sont arrivés là, c’est un peu aussi grâce à un coup de pouce du destin. Sur leur route, les Vendéens ne croisent aucune équipe de Ligue 1 (contrairement à leurs quatre prédécesseurs), mais éliminent quand même Auxerre et Lens, deux « historiques » du football français. En demi-finale, alors que les quatre qualifiés sont Les Herbiers, Chambly (autre pensionnaire de National pas au mieux en championnat), Caen et le PSG, le sort décide de laisser les clubs de Ligue 1 s’expliquer entre eux. De leur côté, les Vendéens viennent à bout de Chambly. Ils ont gagné avant même de jouer la finale. En face des footballeurs anonymes qui se battent pour sauver leur peau en National, ce sont Cavani, Di Maria, Mbappé et autres Thiago Silva... Des joueurs qu’ils regardent d’habitude à la télévision. Tout le monde pense que les amateurs vont prendre une « valise », mais il n’en est rien. Grâce à un plan tactique parfaitement appliqué par Flochon et ses coéquipiers, le « petit poucet » ne s’incline que 2-0 et gagne le respect de son adversaire. Au moment de recevoir le trophée, Thiago Silva demande au capitaine vendéen de le soulever avec lui.
Malheureusement, quelques semaines plus tard, le VHF sera relégué en National 2.